MILITANT 20 Janvier 2010. 43e année. N°615. Editorial.
Courant décembre, la quasi-totalité des Etats de la planète se sont retrouvés au Danemark pour discuter de l’avenir de la planète confronté à un réchauffement climatique officiellement proclamé.
Les Etats anciennement développés et ceux qui veulent le devenir ont affichés leur divergences de vue. Plus que l’entente planétaire, nous avons vu se manifester la discorde, fondée sur des rapports de forces, notamment celui existant entre les Etats-Unis et la Chine, sur les intérêts respectifs de chacun qui ne concordent pas nécessairement dans la mesure où, vouloir limiter les émissions de CO2, proclamé bouc émissaire de ce réchauffement, revient à entraver leur développement. L’objectif du gouvernement mondial qui est sous jacent à cette affaire semble plus difficile à atteindre que prévu.
En outre, les politiciens du monde occidental agissent en tartuffes dans la mesure où les délocalisations industrielles délocalisent la pollution et la nourrissent par les transports que suscite un commerce international toujours plus intense.
En fait, nous sommes très ignorants sur les évolutions du climat et la communauté scientifique est fortement partagée. Or les médias ne donnent la parole qu’aux chantres du réchauffement. Par ailleurs, le récent scandale qui a éclaboussé le GIEC, nous apprenant que des données sont manipulées pour conforter la thèse du réchauffement, montre avec éclat que le sujet est fortement instrumentalisé à grand renfort de trompettes médiatiques. Ne nous laissons pas duper !
Il faut surtout remarquer que le CO2 est prétexte à développer de juteuses affaires, dans la droite ligne des pratiques spéculatives actuelles. C’est le cas avec la création d’un marché mondial du carbone fondé sur l’émission de droit à polluer, lesquels sont l’objet de spéculations analogues à celles pratiquées sur les marchés financiers et qui produisent les désastreux effets que l’on sait, sauf pour ceux qui savent y trouver leur compte, tel Al Gore qui préside une société spécialisée sur ce marché. Pour sa part, la Chine sait tirer son épingle du jeu avec ces droits à polluer. En fait, il s'agit de polluer pour peu que cela procure des dividendes! Quant aux filières d’agro carburants, il est avéré qu’elles ont un bilan énergétique négatif ; mais elles permettent de développer nombre d’activités lucratives.
S’il importe de ne pas saccager la planète, il ne faut pas détourner des préoccupations légitimes à des fins affairistes et politiques, voire pseudo spirituelles comme avec l’idéologie du New Age qui est une sorte de panthéisme pervers. Ne nous laissons pas leurrer : la population mondiale devant croître encore dans les décennies à venir, il est évident que les émissions de CO2 ne vont pas diminuer mais augmenter. Et s’il faut protéger l’environnement, cela passe par la protection des terres arables menacées par la pollution chimique, par le redressement spirituel des peuples qui s’abîment dans le matérialisme et l'inversion des mœurs et de la morale naturelle. Là est le véritable enjeu écologiste.
Sachons mener le bon combat. Et le premier d’entre tous consiste à sauver notre Monde blanc de l’anéantissement qui le menace et de mener le combat pour que nos nations d’Europe, à commencer par la France, rejettent la domination mondialiste qui les asphyxie et puissent retrouver le chemin de leur grandeur en fidélité avec leur passé plurimillénaire. Tel est l’action à mener plus que jamais en cette année 2010 où bien des événements imprévus peuvent se produire.