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31/01/10 - COPENHAGUE, TAXE CARBONE : LES MONDIALISTES NE LACHERONT RIEN

 

 

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On aurait tort de se réjouir trop vite du fiasco apparent de la conférence de Copenhague suivi, quelques semaines après, par la décision du Conseil Constitutionnel d’annuler la taxe carbone, au motif principal de l’inégalité devant les charges publiques qu’elle crée, notamment entre les particuliers et les entreprises.
Certes, s’il s’agit de deux bonnes nouvelles pour le porte-monnaie des Français déjà plus que largement étrillé par une fiscalité confiscatoire, il convient néanmoins de les relativiser tant leurs inspirateurs promettent de revenir à la charge, avec un retour de manivelle qui pourrait être aussi rapide que douloureux.
De quoi s’agit-il exactement et quel rapport établir entre un sommet international raté et un nouvel impôt déclaré non conforme à la Constitution ?
Le très mondialiste Nicolas Sarkozy, qui, à défaut de prix Nobel de la Paix, se verrait bien introniser comme LE sauveur de la planète, fait naturellement le lien entre les deux sujets à l’occasion de ses vœux aux Français pour 2010 :
«Une nouvelle organisation mondiale se dessine à travers le G20 (…) le sommet de Copenhague a ouvert une porte sur l’avenir en parvenant à faire prendre par tous les États des engagements chiffrés de lutte contre le réchauffement climatique et en posant le principe d’un financement pour les pays pauvres qui sera assuré par la taxation de la spéculation financière(…)»
Avant d’ajouter plus loin :
«Je ne suis pas un homme qui renonce à la première difficulté et la fiscalité écologique qui permet de taxer la pollution et d’exonérer le travail est un enjeu majeur. Dès le 20 janvier, le gouvernement présentera un nouveau dispositif»
Le volontarisme du discours présidentiel, même s’il apparait en décalage avec ce qui fut unanimement repris par les médias sur «l’échec de Copenhague», est toutefois clair et sans ambiguïté. Il doit nous éclairer définitivement sur ce qui se dissimule et s’accélère derrière le prétexte de l’urgence climatique ; à savoir la mise en place d’un gouvernement mondial «économique et écologique» afin de «fonder le nouvel ordre mondial du 21ème siècle sur cette idée forte que les biens communs de l’Humanité doivent être placés sous la responsabilité de l’Humanité toute entière » (extrait du discours de Nicolas Sarkozy devant l’ONU – 2009)
Lequel, sur un ton presque menaçant, avait déjà prévenu « qu’on irait ensemble vers ce nouvel ordre mondial et que personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer » (extrait des vœux 2009 du président de la République aux Ambassadeurs)
D’une année à l’autre et sur ce sujet essentiel dont on voudrait nous distraire, on note une parfaite continuité de parole du président français pour qui la fin justifie les moyens, d’autant plus impérativement que le pouvoir effectif de décision lui échappe et que sa «feuille de route» politique est depuis longtemps écrite par ceux qui sont les vrais décideurs.
Il est bien évident qu’aux yeux de cette super-élite transnationale, aussi active que discrète* et aussi influente que fortunée, le sommet de Copenhague n’est qu’une étape dans le processus d’intégration mondiale dont la finalité n’est nullement remise en cause, bien au contraire.
En dépit de son bilan d’apparence modeste, Copenhague a tracé le cadre et fixé les grands axes du futur système d’hégémonie écolo-mondialiste.
D’ailleurs, rendez-vous est pris dans un an à Mexico, où c’est promis-juré, on passera aux choses sérieuses, c'est-à-dire à la signature d’un traité international ayant l’autorité juridique et le pouvoir d’imposer des mesures contraignantes aux États alors vidés de toute souveraineté.
D’ici là et pour vaincre la résistance de certains récalcitrants (et non des moindres comme les États-Unis, l’Inde ou la Chine), qui pour des raisons de politique intérieure, restent encore attachés à leur puissance économique et industrielle, au niveau de vie de leur population ou à leur droit légitime au développement, il y a fort à parier que les mondialistes vont jouer les opinions publiques contre les gouvernements.
Dans cette perspective, il faut s’attendre à un regain de propagande sur la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique, à la culpabilisation systématique du monde développé, à une désinformation de masse, à un matraquage généralisé des esprits et des consciences.
En France, cette campagne d’intoxication devrait se traduire par un nouveau coup de pouce médiatique donné aux partis écolos, comme cela s’est déjà produit à la veille des élections européennes de 2009.
Utiliser les Verts pour achever de flinguer le PS cette fois-ci aux Régionales, n’est-ce pas là une tentation forte pour Sarkozy et les petits machiavels de l’UMP ?
Quant aux partisans, toutes tendances confondues, d’une immigration débridée et sans frontières (des activistes d’extrême-gauche au grand patronat en passant par certains milieux religieux), ils tiennent, avec le chantage aux réfugiés climatiques, un prétexte supplémentaire pour nous faire avaler quelques louches de plus. Sauvons la planète sinon ce sera le Camp des Saints pour tous !
Par ailleurs, l’écologisme et son concept de développement durable étant parfaitement compatibles avec le « nouveau capitalisme » version G20, il serait bien naïf de croire que c’est la finance internationale qui sera taxée pour aider à l’adaptation des pays les plus pauvres à l’économie dé-carbonée et au green business.
Sur ce point, comme sur bien d’autres, Sarkozy cache un vrai mensonge sous l’annonce d’une fausse vérité. C’est la principale raison pour laquelle, contre vents et marées, il ne renoncera pas à imposer une fiscalité supplémentaire dite « verte », dusse t-il pour cela contourner la censure du Conseil Constitutionnel.
Quitte à accabler les ménages français d’un énième prélèvement ou de pénaliser la compétitivité de nos entreprises, la taxe carbone (de son vrai nom, la Contribution Énergie Climat) verra bel et bien le jour, de gré ou de force et quel qu’en soit le coût.
Progressivement étendue à toutes les nations, il n’est donc pas question pour les mondialistes de renoncer à cette énorme manne financière, rapidement destinée à devenir le carburant et la ressource de la future bureaucratie mondiale.
L’impôt européen - s’il voit le jour - aura vraisemblablement pour base la taxation du carbone et sera le premier pas vers un impôt universel appliqué à l’échelle du monde entier.
C’est bien pourquoi les questions du climat et de la fiscalité verte étant intimement liées, elles doivent être abordées et traitées de front par les esprits lucides.
En conclusion, que faire et quelle riposte opposer à un tel dispositif d’essence totalitaire ?
Dans un premier temps, informer sans relâche, diffuser les bonnes analyses et les points de vue des scientifiques climato-sceptiques (de plus en plus nombreux mais toujours censurés**), démasquer les impostures, les fausses solutions et les vraies connivences, travailler encore et toujours au réveil de l’esprit critique de nos compatriotes.
Au-delà de ce premier travail indispensable et en fonction des circonstances qu’il nous appartiendra d’exploiter, œuvrer concrètement à un changement radical de régime, permettant seul la liquidation de la clique mondialiste actuellement aux affaires et son remplacement par un gouvernement de salut public, au service de la seule France et de l’intérêt supérieur de son peuple.
Si nous échouons dans l’accomplissement de cette tâche révolutionnaire alors, il nous faudra « apprendre le courage résigné d’être pauvres » (Jean Raspail – extrait de la préface définitive du Camp des Saints).

CINCINNATUS

* sur cet aspect particulier des choses, voir 3 ouvrages récents : « Rencontres au sommet : quand les hommes de pouvoir se réunissent » Michael GAMA (l’Altiplano – 2007) « La véritable histoire des Bilderbergers » Daniel ESTULIN (Éditions Nouvelle Terre – 2009) « La caste : les nouvelles élites et le monde qu’ils nous préparent » David ROTHKOPF (Robert Laffont – 2009).

** comme aux États-Unis le rapport CARLIN, interdit de publication ou l’affaire du ClimatGate en Grande-Bretagne.

http://www.journal-militant.fr/index.php?page=articles&id=95


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