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Fausses expertises contre le prisonnier politique Wolfgang Fröhlich

Après près de dix ans de prison, l’ingénieur chimiste Wolfgang Fröhlich, spécialiste des questions de désinfection, a été condamné cet été à trois années de détention supplémentaire. Malgré la violente répression de la dictature autrichienne, il n’a jamais abandonné le combat pour son pays, son peuple et la vérité. Au contraire, il a mis à profit ses années de détention pour diffuser les positions révisionnistes et réclamer un examen honnête et contradictoire des faits, ce qu’ont toujours refusé les ennemis de l’Europe depuis qu’ils ont .

Une autre victime de la dictature, Gerd Honsik, qui a passé près de cinq ans dans les geôles démocratiques, a diffusé un texte où il alerte sur la situation du prisonnier politique.

 

Il est possible – et souhaitable – de lui écrire pour lui témoigner du soutien des Européens libres à l’adresse suivante, en allemand (au besoin en utilisant un traducteur automatique comme Google, Reverso, etc.) :

Monsieur Wolfgang Fröhlich
JVA Stein, H. Nr. 46484
Steiner Landstr. 4
A-3504 Krems/Stein
(Autriche)

 

 

Voici ci-dessous un résumé commenté de ce texte, « Fausses expertises contre le prisonnier politique Wolfgang Fröhlich ».

De son lointain exil en Espagne le poète et révisionniste Gerd Honsik n’oublie pas son ami Wolfgang Fröhlich, véritable martyr de la cause révisionniste, emprisonné dans son pays pour ses idées depuis dix ans, et qui est aujourd’hui l’objet d’une nouvelle procédure accusatoire. C’est dans cette optique que Honsik nous fait part des derniers développements de cette affaire qu’il qualifie et qu’on peut qualifier de bestiale : Enfermer pendant dix ans un père de famille parce qu’il a exprimé publiquement des opinions interdites, et qui, à l’approche de sa prochaine libération voit s’ouvrir une nouvelle procédure pénale susceptible de lui coûter trois années de prison supplémentaires sur la base d’anciennes déclarations qu’on a ressorties à cette fin, est une infamie qui dépasse l’entendement et soulève le cœur.

Et c’est peut-être à cause du scandale que cette incroyable affaire risque de provoquer que la justice autrichienne s’oriente vers cette voie bien connue des régimes communistes ou similaires : le recours à la psychiatrie qui permet d’interner le prisonnier dans un asile, à vie si nécessaire, parce qu’il a été déclaré fou.

C’est bien, comme nous l’indique Honsik, ce qui semble se dessiner à l’heure actuelle pour Fröhlich.

L’expert assermenté qui a été nommé, un certain professeur Dr Juenger, a déposé un rapport qui en substance aboutit à la conclusion suivante :

L’irresponsabilité pénale d’une personne (il s’agit donc ici de Fröhlich) ne peut être invoquée et mise en cause que si les paroles et idées délirantes qui sont celles de la personne en cause (telles par exemple que celle consistant à nier obstinément la réalité du génocide des juifs pendant la dernière guerre) sont générales pour tout ce qui concerne l’intéressé et se rapporte sinon à tout, du moins à une grande partie de tout ce qu’il fait ou dit.

Pourquoi une pareille déclaration et que veut-elle dire ?

Tout simplement que l’accusation n’aura pas à craindre de revivre avec Fröhlich l’avatar qu’elle a connu avec deux autres “négateurs de l’Holocauste et des chambres à gaz” nommés Franz Scheidel et Emil Lachout qui sont finalement sortis libres du procès qui leur avait été intenté. Concernant ces deux révisionnistes, des experts différents avaient en effet déclaré pour chacun d’eux que leurs thèses sur l’Holocauste étaient à ce point délirantes qu’il fallait les déclarer irresponsables, si bien qu’en définitive les deux accusés étaient sortis libres sans avoir été l’objet de sanctions véritables.

Mais ces mêmes experts n’avaient pas manqué de préciser que pareille irresponsabilité ne pouvait se rapporter qu’à ce qu’il fallait considérer comme étant l’obsession maladive propre aux deux accusés, à savoir l’Holocauste, mais que pour tout autre sujet concernant les actes et la vie de Scheidel comme de Lachout, ceux-ci demeuraient juridiquement parfaitement responsables, leur folie ne portant que sur un objet qui leur était obsessionnel.

Rien de tel dans le cas Fröhlich qui a appris qu’il va être l’objet de nouveaux examens psychiatriques, mais qui ne risque pas de revivre ce qui a si bien réussi avec Scheidel et Lachout.

En effet, pour l’expert Juenger, en charge du cas Fröhlich, nul ne peut être déclaré juridiquement irresponsable si les idées aberrantes qu’il professe ne portent que sur un sujet (par exemple l’Holocauste) sans s’étendre pour autant à l’ensemble de la vie de la personne en cause. Il s’ensuit que dès lors que les examens psychiatriques auxquels Fröhlich va être soumis auront démontré ­ et ne doutons pas qu’il en sera ainsi ­ qu’en dehors de ses obsessions sur l’Holocauste Fröhlich est parfaitement sain d’esprit, il ne pourra pas être déclaré juridiquement et pénalement irresponsable.

Résumons en quelques lignes la position radicalement différente de cet expert Juenger, apparemment soucieux de veiller à ce que Fröhlich puisse demeurer incarcéré, d’avec celle de ses collègues :

Dans le cas Scheidl et Lachout ceux-ci avaient déclaré pour chacun de leurs patients : “Vous êtes certes considérés en général comme sains d’esprit, mais sur un thème qui pour vous est obsessionnel, à savoir l’Holocauste, vos déclarations et vos actes sont ceux d’un aliéné. En conséquence cela vous rend à ce sujet juridiquement et pénalement irresponsables”.

Dans le cas Fröhlich la déclaration de l’expert est tout autre :

“Sur un thème qui pour vous est obsessionnel, lui dit-on, à savoir l’Holocauste, vos déclarations et vos actes sont ceux d’un aliéné. Mais cela ne vous exonère en rien de votre responsabilité juridique et pénale en la matière, car d’une façon générale, et sur tout autre sujet, vous êtes considéré et avez été déclaré comme étant sain d’esprit”.

Que va-t-il advenir du martyr autrichien nommé Wolfgang Fröhlich, victime d’une persécution sans exemple exercée par un organisme d’État autrichien qui n’a plus de justice que le nom ? Seul l’avenir nous le dira. »

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Marie Mansard

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