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Cesare Battisti : l’assassin et ses odieux idiots utiles

L’ancien terroriste italien d’extrême gauche Cesare Battisti, arrêté en Bolivie en janvier et extradé depuis en Italie, a avoué ses crimes.

Après sa condamnation et son évasion de prison en 1981 puis un passage par le Mexique, Battisti avait trouvé asile en France, de 1990 à 2004. Le grand pourrisseur François Mitterrand s’était engagé à n’extrader aucun militant d’extrême gauche ayant prétendument renoncé à la lutte armée. Pas de peine pour les assassins, pas de justice pour les victimes, si l’assassin renonce à recommencer ; le penchant bien connu de la gauche pour les criminels, souvent les plus lâches. En 2002, Jacques Chirac a mis fin à cette « jurisprudence » et a décidé d’extrader Battisti qui, placé sous contrôle judiciaire, s’est enfui en 2004 vers le Brésil.

Et après des décennies de dénégation, les odieuses campagnes disculpatoires et les attaques contre la présumée partialité de la justice italienne, tout est parti en fumée d’un seul coup.

Depuis son arrivée en Italie, les déclarations de Battisti ont fait voler en éclats la version précédente de son histoire, qui avait séduit tant de ces « zintellectuels » bien pensants pendant toutes ces années.

En effet, le chef des Pac, « Prolétaires Armés pour le Communisme », a reconnu avoir participé à deux assassinats :

– le 6 juin 1978, il abat à Udine un officier du corps des gardiens de prison, qui commande la maison d’arrêt de la ville, Antonio Santoro, 51 ans, accusé de mauvais traitements à l’égard de détenus,

– et le 19 avril 1979, il assassine à Milan Andrea Campagna, 24 ans, un chauffeur de la Digos, les services secrets italiens en charge de la lutte contre le terrorisme et l’extrême gauche. « Andrea était un chauffeur, pas un enquêteur. Ils sont arrivés de dos et lui ont tiré une balle dans la tête », raconte son frère Maurizio. Dans le communiqué publié alors par les PAC, Andrea Campagna est défini comme un « tortionnaire de prolétaires »

Et Battisti aurait également avoué devant les juges être le commanditaire de deux autres meurtres :

– le bijoutier Pier Luigi Torregiani, abattu devant la vitrine de sa bijouterie à Milan et sous les yeux de son fils, Alberto, 15 ans, lui-même gravement blessé et devenu tétraplégique. L’acte avait été décidé parce que le bijoutier s’était défendu lors d’une tentative de vol,

– et d’un boucher, Lino Sabbadin, 45 ans. Le 16 février 1979, Cesare Battisti couvre des complices qui attaquent sa boucherie à Mestre, près de Venise, pour des raisons identiques : le boucher avait mortellement blessé son agresseur lors d’un tentative de vol en décembre 1978…

À propos des soutiens dont il a fait l’objet pendant ses 37 années de cavale de la part d’intellectuels de gauche français, mexicains et brésiliens, Battisti a déclaré aux juges :

« Je n’ai jamais été victime d’une injustice, je me suis moqué de tous ceux qui m’ont aidé, je n’ai même pas eu besoin de mentir à certains d’entre eux. »

Battisti était devenu une personnalité parisienne, considéré comme « un combattant de la liberté »… Il était accueilli dans des émissions de radios publiques, avait pignon sur rue et une visibilité médiatique. Ces romans étaient salués par Le Monde et Libération en des termes particulièrement élogieux. Il vivait tout à fait ouvertement et participait à des festivals du livre.

Pendant son séjour à Paris il avait notamment reçu le soutien actif de Fred Vargas (qui avait aussi écrit un bouquin hagiographique : La vérité sur Cesare Battisti), Philippe Sollers, Guy Bedos, Jacques Higelin, Sapho, Pierre Vidal-Naquet, Dan Franck, Miou-Miou, Georges Moustaki, Danièle Mitterrand et – fidèle au poste, cela va de soi – Belzebuth-Henri Lévy qui le qualifiait de « réfugié politique accablé par un repenti ayant négocié l’absolution de ses crimes contre un témoignage ».

Entendra-t-on jamais de la bouche de ces prétendus « humanistes » la moindre repentance pour leur aveuglement et le mal supplémentaire qu’ils infligèrent aux victimes par leur complicité ricanante non dissimulée ?

Il faudra bien un jour leur faire rendre gorge.

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Redaction

Commentaires (2)

  1. Nicolas Zahar dit :

    L’une des différences majeures entre la plupart des militants de l’extrême ou ultra droite (« ensemble » très hétéroclite sur le plan idéologie, flanqué vers le bon extrême, grâce à Dieu, de l’échiquier par les journaleux, pour la principale raison que ses militants sont contre le marxisme, doctrine d’esclaves matérialistes, largement rependue, partagée et adorée par la gauche, les baveux, regimistes, républicains et autres craceux) et les racailles de gauche ou de ses extrêmes, donc, réside dans le courage, la droiture, le beau geste. La gauche et son extrême en sont largement dépourvues: ils affectionnent très généralement les rassemblements gregaires, les balles dans le dos, les procès et exécutions politiques (le procès n’étant à gauche qu’un prétexte pour exécuter, avec tous ses artifices, auto-critique, faux témoignages, chefs d accusation improbables …), le terrorisme (comme leurs alliés islamiques d ailleurs)
    Ce qui fera basculer, très souvent, un gars à gauche plutôt qu à droite, est généralement son manque de courage et de panache.

  2. MOMO dit :

    Je remarque, sans en être étonné, une majorité de « français plus français que les français » parmi ses soutiens.

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