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Saint Loup 19 mars 1908 – 16 décembre 1990

« Nous avons fait notre devoir de nationalistes, d’Européens et de révolutionnaires. »

Saint Loup

saint-loup-150x150Marc Augier est né le 19 mars 1908 à Bordeaux.

Après son bac, il suit des études de droit à l’université de Bordeaux. Parallèlement, il apprendre à piloter. Il effectuera ainsi une vingtaine de vols avant un atterrissage en catastrophe suite à une panne de carburant. Il se passionne également pour la moto, créant en 1928 le moto-club de Bordeaux. Il abandonne alors ses études pour se consacrer à sa passion : Dunkerque-Perpignan en moins de 24 heures, rallye de Monte-Carlo, raid Paris-Athènes, traversée de l’Atlas marocain, etc. Il découvre en parallèle l’alpinisme et la montagne.

Grand sportif, skieur et alpiniste, il s’illustre dans les années 1930 par des expéditions en montagne et en Laponie.  

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Il est l’un des co-fondateurs et responsables des Auberges de la jeunesse en France. Il entre en 1936 dans le cabinet de Léo Lagrange, sous-secrétaire d’État aux Sports dans le gouvernement du Front populaire.

C’est lors d’un voyage à New York, pour le Congrès mondial de la jeunesse de 1938, que s’amorce la transformation politique de Marc Augier. Il est Stupéfié par l’hostilité déclarée à l’égard de l’Allemagne et des accusations mensongères portées contre elle et ses alliés. A contrario, il est charmé par l’Allemagne lors d’un voyage effectué en 1939, ce sympathisant socialiste, journaliste à La Dépêche du Midi et à Sciences et voyages, passe au national-socialisme après la lecture du livre La Gerbe des forces, d’Alphonse de Châteaubriant, juste avant la guerre.

Le national-socialisme apparaît à Augier comme le retour des peuples européens et l’unité raciale. 

Voyageant en Grèce lorsque la guerre éclate, ce pacifiste pourrait se tenir à l’écart du conflit. Il choisit pourtant de rentrer en France

Durant l’Occupation, Marc Augier dirige le mouvement Jeunes pour l’Europe nouvelle, l’organe de jeunesse du Groupe Collaboration, et devient rédacteur en chef de l’hebdomadaire collaborateur La Gerbe, dont le directeur de publication est Alphonse de Châteaubriant.

A nouveau déçu par la politique et ses intrigues, il quitte Paris pour répondre à l’appel de la montagne, et rencontre les membres des Chantiers de jeunesse, dont il s’inspirera pour Face Nord : « Une minute de paix, c’est toujours bon à prendre… »

Intégrant le Bureau politique du Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot, il suit ensuite la LVF, en juillet 1942.

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Dans son ouvrage Les Partisans, le sergent Augier raconte en effet ses propres faits d’armes. Correspondant de guerre pour La Gerbe, il combat le bolchevisme en participant à des « commandos de chasse » contre les partisans russes. Après plusieurs opérations, c’est la blessure et le rapatriement ; pour lui, la guerre sur le front russe est terminée. Qu’à cela ne tienne, il servira autrement!

Rapidement, il prend en charge la conception du Combattant européen, organe de la LVF.

Il retourne en Allemagne en 1944 auprès de la Waffen-SS française sur le front de l’est, en tant que correspondant de presse attitré. À la fin de la guerre, il transite par le centre de formation de l’Allgemeine-SS allemande à Hildesheim ; il est également responsable de la publication Devenir, organe officiel de la Waffen SS française. Il est en avril 1945 en Italie.

Il est condamné à mort par contumace le 15 novembre 1948.

Clandestin après 1945, sans argent, sans papiers, sans logement, et sans épouse puisqu’il a divorcé, il est caché par des moines rue de la Source. Il publie un roman, Edité chez Arthaud, Face Nord sous le pseudonyme de M-A de Saint-Loup, afin de payer son voyage pour l’Argentine, via le Brésil.

Là-bas, il est professeur de ski pour Eva Perón et instructeur dans l’armée argentine, avec le grade de Colonel.

L’exilé rentre en en Italie en 1950, au Val d’Aoste  et profitant de l’amnistie de 1951, il revient en France le 15 mai 1953. Il publie un roman, La Nuit commence au Cap Horn, qui manque de lui valoir le prix Goncourt avant que l’identité de l’auteur ne soit révélée par Le Figaro Littéraire ; parmi les jurés, seule Colette ne rétractera pas son vote suite à la polémique.

Saint-Loup poursuit ensuite une carrière d’écrivain et de journaliste, publiant plusieurs livres consacrés à la LVF (Les Volontaires, 1963) et à la Waffen SS française (Les Hérétiques, Les Nostalgiques) ou belge (Les SS de la Toison d’or). Son œuvre est marquée par la recherche de l’aventure et du dépassement de soi ainsi que par l’hostilité à la philosophie ‘’judéo-chrétienne’’. Il se fait aussi le chantre des « patries charnelles » en publiant divers romans consacrés aux mouvements régionalistes et à la survie de l’homme en milieu sauvage.

La tentative de censure des Volontaires échoue, malgré près de 60 plaintes contre le livre. Le PC, la Lica (ancêtre de la Licra) etc…, ces différentes officines accuseront le livre d’apologie de la trahison et de crimes de guerre !

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Grand amateur de moto, il s’intéresse également aux véhicules motorisés en publiant notamment des biographies des constructeurs automobiles Louis Renault et Marius Berliet et sur les Dix millions de Coccinelles.

Son dernier roman, La République du Mont-Blanc,  qui est une sorte de remise a jour  de son roman : La peau de l’aurochs (Plon, 1954), synthétise ses thèmes de prédilection en dépeignant la survie, en pleine montagne, d’une communauté de Savoyards fuyant le «métissage» et la «décadence».

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Saint-Loup passa les dernières années de son existence dans le village dauphinois de Vif. Sur les hauteurs du village ont été exhumés au tout début du siècle des vestiges, parmi lesquels la tombe connue sous le nom de Saint-Loup !!

Très affecté par la mort de sa fille quelque mois auparavant, il s’éteint le 16 décembre 1990 à Paris.

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Honneur et Fidélité, Dépassement de soi et goût de l’aventure, enracinement et identité constituent les grands enseignements de Saint-Loup.

Le 20 avril 1991 à la Maison des Mines à Paris, des milices juives  agressent les participants d’une conférence sur l’écrivain organisée par l’association Les Amis de Saint-Loup, agression dont Libération du 22 avril 1991 sous la signature d’Alain Léauthier se félicita. Une femme de 71 ans succombera à ses blessures après un coma et un court réveil.

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Jeff Davis

Commentaires (6)

  1. Blackreptile dit :

    Quel homme! quelle vie! Chapeau bas! Je vais rechercher ses livres…

  2. Waffen-SS dit :

    On n’oublie pas!

  3. Remy dit :

    A nouveau, merci pour ces fiches remarquables.

  4. Dominique FARAUT dit :

    Nous devons tous lire au moins un ouvrage de ce grand écrivain que demeure Saint-Loup ! C’était l’un des rares hommes de plume qui nous incitait au dépassement de soi !
    Sa formidable trilogie des forces françaises antibolchéviques :  » Les Volontaires  »
     » Les Hérétiques  » & enfin  » Les Nostalgiques  » constitue une somme remarquable !
    Saint-Loup ,écrivain indomptable et indompté ! Toujours présent !

  5. Philippe Giboury dit :

    Un excellent ecrivain, certes, mais un traître à son pays. Difficilement pardonnable.

  6. Anwen dit :

    « L’armée U.S., c’est l’armée allemande devenue très riche ! En 1945, elle a poignardé sa mère dans le dos. N’oublions pas !
    « Parbleu ! Ce sont des schleuhs ! Ils s’appellent tous Gunter, Eisenhower…! »
    (…)
    Ecoute, Chabrol. Je voudrais que tu comprennes bien ma position. Je suis entré de mon plein gré dans la SS, caste religieuse, politique et militaire qui pouvait me demander n’importe quoi… En échange de cette soumission « perinde ac cadaver » j’aurais reçu, en cas de victoire, un espace de commandement, c’est-à-dire le gouvernement d’une Occitanie racialement et territorialement indépendante, idéologiquement subjuguée, et subjuguée par moi bien entendu ! Crois-moi, j’y aurais fait régner la liberté suprême, celle de la race, et un socialisme tellement avancé qu’en moins de trois mois j’aurais rallié tous tes petits copains communistes !
    – Pas moi !
    – Tu n’en sais rien !
    – Et la Milice ?
    – Ce n’était que l’antichambre de la SS. Je suis un seigneur, pas un petit-bourgeois.
    L’ancien secrétaire des « jeunesses » de Narbonne se gratte la tête, réfléchit longuement et demande :
    – Et si je te demandais de renier l’idéologie SS ?
    Barbaïra éclate de rire.
    – Voyons ! Voyons ! C’est comme si tu demandais à un Cathare d’aller à Rome !
    Le chant du prisonnier reprend au loin et se prolonge comme le bruit de la pluie sur le toit de tuiles. Le château de Trencavel se dissimule à demi derrière les nuées grises qui s’épaississent au fur et à mesure que tombe la nuit.
    – Persévérer dans l’erreur est plus grave que de la commettre ! murmure Marius Chabrol. Les SS étaient des criminels. Qui reste SS reste criminel et l’ennemi du Parti. C’est très grave, Barbaïra !
    Il relève la tête, plonge un regard froid dans les yeux du détenu et ajoute :
    – Un ennemi… ça doit se supprimer ! Barbaïra se lève et reprend sa marche. Il dit avec force :
    – Mon pauvre Marius, je te retrouve encore une fois prisonnier de ta dialectique ! La dialectique, c’est votre péché, ce sera donc votre perte ! Vous prétendez au réalisme et raisonnez en religionnaires ! Que sais-tu exactement de la SS ? Rien en dehors de l’image qu’en a donnée une propagande hystérique. Un tas d’âneries !… Vois-tu, si Hitler n’avait pas commis l’erreur tragique de sauter sur la sainte Russie, à l’heure actuelle, au lieu de nous bouffer le nez, nous ferions route ensemble pour détruire à la fois la dictature de l’argent et la superstition chrétienne ! Et si je suis vaincu comme SS tu l’es également comme Coco. C’est le capitalisme sans patrie qui gagne !
    (Saint-Loup, Nouveaux cathares pour Montségur)
    Les Cathares : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/06/les-cathares.html
    Cordialement.

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