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Chronique de l’échec du « vivre-ensemble » du 28 octobre 2016

Chronique de l’échec du « vivre-ensemble » du 28 octobre 2016

 

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Deux ans de prison pour un « tripoteur » récidiviste

Dans la nuit de samedi à dimanche, une jeune femme est agressée sexuellement dans le Vieux-Lille.

Samedi, à 4 heures du matin, une jeune femme rentrant chez elle croise le chemin de Mustafa Rezai rue Boucher-de-Perthes. Il lui demande de l’embrasser, elle passe son chemin, il la suit, la plaque contre une façade et lui touche les seins. Le jeune homme était jugé lundi en comparution immédiate pour agression sexuelle. C’est la troisième fois en à peine un an. Le psychiatre qui l’a brièvement examiné en garde à vue estime néanmoins qu’il n’a pas de pathologie mentale.

Face aux magistrats, Mustafa Rezai dit sans conviction qu’il n’a rien fait. La procureure Laurence Le Gall rappelle qu’il n’a pas davantage donné d’explications en garde à vue où il a copieusement insulté les policiers.

Même à son avocat, Mustafa Rezai ne dira rien de sa vie. Qui est-il ? Vit-il seul ? A-t-il une adresse ? Me Florian Regley déplore de ne pas pouvoir donner de renseignements sur son client dont on sait seulement qu’il est de nationalité afghane, parle très peu le français et a 23 ans. L’avocat plaidera en faveur d’une contrainte pénale estimant que le jeune homme a besoin de soins psychologiques.

Mustafa Rezai a été condamné à deux ans d’emprisonnement conformément aux réquisitions du parquet.

 

 

Isakh Ammich et Kader Fellah Larbi brisent la mâchoire de Colin à coup de poing américain

 

Trois ans d’emprisonnement après avoir brisé la mâchoire d’un passant à coup de poing américain

Un mois après son agression, Colin B. ne peut toujours pas ouvrir la bouche, conséquence d’une double fracture de la mâchoire. Au tribunal, son amie racontera l’épisode très traumatisant que le jeune couple a vécu le 24 septembre, boulevard Victor-Hugo à Lille.

Ils rentraient de soirée vers trois heures. Isakh Ammich les a abordés le premier, tentant de faire les poches à Colin B. Puis Kader Fellah Larbi les a rejoints, particulièrement belliqueux…

 

 

Burkan Aksit et Mostefa Soualmi condamnés pour trafic de drogue

 

Burkan Aksit a pris deux ans ferme et 30 000 € d’amende. Pour Mostefa Soualmi, la note monte à quatre ans ferme et 15 000 € à payer au fisc.

La juridiction a prononcé ce lundi un total de 45 000€ d’amendes dans une seule et même affaire : les six mois d’un trafic de cocaïne et d’héroïne auquel Burkan Aksit, 21 ans, et Mostefa Soualmi, 28 ans, se sont livrés, à Metz, entre avril et octobre 2016.

Le premier devra régler 30 000 € au Trésor public en plus de purger quatre ans d’emprisonnement, dont deux ans avec sursis et mise à l’épreuve. Une peine supérieure aux demandes du parquet qui voulait vingt-quatre mois, dont six avec sursis, et 15 000 €.

Le second, Mostefa, est condamné au paiement de 15 000 € en plus de ses quatre ans de prison ferme. Il s’en sort un peu mieux qu’annoncé. Le ministère public réclamait six ans de détention et 30 000 € d’amende.

Des réquisitions lourdes pour ce prévenu plombé par les treize mentions de son casier judiciaire dont une peine de quatre ans ferme prononcée en 2012, dans un précédent trafic de stups.

Accompagnées d’interdictions de séjour à Metz, pour l’un, et en Moselle, pour l’autre.

 

 

Habib,  19 kg de cannabis cachés dans le réservoir de son auto

 

Narbonne : Les douaniers trouvent 19 kg de cannabis cachés dans le réservoir

Le prévenu comparaissait, mardi, pour trafic de stupéfiants après avoir demandé un délai pour préparer sa défense.

Il n’en fallait pas plus aux policiers pour intervenir au rond-point de Coursan à la sortie de Narbonne en voyant une estafette roulant à vive allure et mordant sur la ligne blanche. Aussitôt pris en chasse, Habib, 37 ans, est intercepté par les fonctionnaires de police qui le remettent aux douaniers, le 20 septembre dernier aux environs de 19 h 30.

Les fonctionnaires ont réalisé une belle prise puisque le chien des douaniers va marquer un temps d’arrêt. Très rapidement, il va être mis au jour 19,3 kg de résine de cannabis dissimulés dans le réservoir du véhicule, répartis dans 36 savonnettes thermosoudées.

Spontanément, le prévenu va déclarer aux douaniers : « Il y en a pour 18 kg ». Le camion transportait des ustensiles de cuisine, pour une valeur de 1 000 euros, réglés par le frère du prévenu.

Pour le tribunal, ce transport qui devait se rendre en Italie, ressemblerait beaucoup à une entreprise familiale. Ce trafic présumé graviterait autour de trois personnes : un oncle, peut-être le commanditaire, le frère du prévenu et Habib, hier à la barre. D’ailleurs, ce dernier n’est pas un inconnu des services de justice espagnols : il a été condamné à trois ans de détention, en 2013, pour trafic de stupéfiants. Il avait trois kilos dans sa voiture et… 20 kg à son domicile. Et son frère, également, est défavorablement connu pour trafic de cannabis et de cocaïne

Le parcours de ce camion jaune qui passe de main en main va intriguer le tribunal : le 12 septembre, le véhicule fait l’objet d’un contrat de vente entre l’oncle et un tiers. La fourgonnette est mise au nom du prévenu. Puis, celle-ci fait des siennes et tombe en panne le 17 septembre. Le 20 septembre, le camion est récupéré avec cette fois-ci, les stupéfiants dans le réservoir.

Parmi les affaires du prévenu, il sera retrouvé un billet de train Gérone-Balzano (Italie) et un autre de ferry, Algésiras-Ceuta. « Vous reveniez du Maroc ? », a demandé la présidente du tribunal, sous-entendant que les stupéfiants aussi.

Le tribunal a émis des doutes sur le rôle du prévenu : simple mule ou trafiquant ? C’est également l’argumentation du ministère public. Le procureur de la République s’est interrogé dans ses réquisitions sur la fréquence des transports : « Est-ce une activité régulière ? Le prévenu a spontanément reconnu avoir été impliqué et a fait des aveux concernant le réservoir. C’est un petit trafic bien organisé ». Pour cela, le procureur a requis 5 ans de prison avec maintien en détention.

Le tribunal a décidé de le relaxer pour l’acquisition de la drogue mais l’a condamné pour le surplus à 30 mois de détention ferme avec mandat de dépôt. Il a aussi été fait droit à l’amende douanière de 30 600 euros. À sa sortie de prison, Habib ne pourra plus se représenter sur le territoire français pendant 10 ans.

 

 

Souhaib B. condamné après avoir menacé de faire un attentat dans le RER

 

C’était une blague, selon l’étudiant de 19 ans. Mais son tweet posté mercredi en huit, dans lequel il menace de faire un attentat dans le RER, a été pris très au sérieux par la SNCF et la police. Souhaib B., qui vit chez ses parents à Garges-lès-Gonesse, a été condamné ce lundi soir à 18 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans en comparution immédiate.

« Je vais faire un attentat dans le RER. » Le tweet est plutôt lapidaire. Le découvrant le lendemain, la SNCF a aussitôt alerté la plate-forme Pharos (plate-forme d’harmonisation, d’analyse, de recoupement et d’orientation des signalements) du ministère de l’Intérieur, qui permet de signaler en ligne les contenus illicites sur Internet, notamment liés au terrorisme. La direction centrale de la police judiciaire est saisie, les enquêteurs de la brigade criminelle de la DRPJ Versailles se lancent sur les traces de l’auteur du tweet. En quelques heures, la box des parents de Souhaib, à Garges, est repérée, l’étudiant placé en garde à vue. De son côté, la SNCF a mené aussitôt une grande opération de fouille des trains, mobilisant des agents en nombre, ce qui a occasionné jeudi dernier des difficultés de circulation sur le réseau francilien.

Devant le tribunal, Souhaib présente une personnalité intrigante liée à sa pratique religieuse. « Il n’est pas possible qu’il y a des lois contre l’Islam » explique-t-il. « Je pense que les musulmans qui ont la foi ne peuvent pas dire qu’ils sont modérés. C’est paradoxal » dit-il encore. Lorsque les policiers de la PJ évoquent les attentats de Charlie Hebdo, le Bataclan ou Nice, il répond : « C’est un peu barbare. » Maladresse d’un étudiant brillant en maths et en informatique qui vit dans sa bulle ou signe inquiétant de radicalisation ? « Je n’ai pas dit un peu, assure-t-il à l’audience. « Quand on est musulman on est respectueux. »

« Je ne vois pas du tout où est l’humour, ou est la blague » a souligné Me Buffo, l’avocat de la SNCF. « Ce n’est pas une blague, c’est une menace de mort proférée tout en sachant que cela allait être pris au sérieux », a souligné le procureur, qui a requis deux ans de prison dont 18 mois avec sursis et mise à l’épreuve. « Il faut qu’il y ait un suivi psychologique et que l’œil de la justice reste au-dessus de lui. »

 

 

 Ilyas s’enfuit après l’accident et fonce sur la police

 

« J’ai paniqué, j’ai trop paniqué »... Ilyas, 24 ans, n’a eu de cesse de répéter cette phrase à la barre du tribunal correctionnel d’Avignon en guise d’explications à son délit de fuite.

Vendredi soir, après avoir percuté une Mercedes sur Avignon, il a tenté de prendre la fuite à bord de son véhicule alors que la police était en train d’arriver sur les lieux. Ce jeune conducteur a refusé de répondre aux injonctions d’usage et a foncé sur les quatre policiers hors du véhicule de service. D’eux d’entre eux se sont jetés au sol sur le trottoir alors que les deux autres fonctionnaires se sont mis en sécurité derrière la voiture. Ilyas sera finalement interpellé plus tard, placé en garde à vue et jugé mercredi dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate.

Ilyas va expliquer à la présidente du tribunal que cette panique –qu’il dit ne pas avoir maîtrisée– était liée à la présence de son frère dans la voiture mais en situation irrégulière sur le territoire national et qui depuis a regagné le centre de rétention. Une motivation qui forcément n’a pas convaincu grand monde… A commencer par l’avocate des policiers qui a évoqué des « faits extrêmement graves, aux conséquences morale et psychologique lourdes sur des policiers qui ont risqué leur vie ».

« Que vaut aujourd’hui la vie d’un policier », interroge le procureur Dominique Sié qui réclame un an de prison assorti d’un mandat de dépôt à l’issue de l’audience.

Il écopé d’un an de prison (sans mandat de dépôt) et doit notamment indemiser les policiers à hauteur de 200€ chacun au titre du préjudice moral.

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