La Ville de Paris a fait modifier deux plaques de marbre honorant des conseillers municipaux. Les deux plaques, au mur du couloir menant à l’Hémicycle, ont été réécrites en écriture « inclusive » ! La première plaque célèbre les présidents du Conseil de Paris tandis que la seconde honore les conseillers ayant exercé plus de 25 ans : « Conseiller.e.s » et « président.e.s », est-il ainsi inscrit en lettres d’or sur ces plaques…
Au terme de procédures administratives intentées par une association de défense de la langue française et de la francophonie, le Conseil d’État a rejeté le 31 décembre dernier son pourvoi, jugeant que les plaques ainsi gravées ne méconnaissent ni l’article 2 de la Constitution et ni les articles 1er et 3 de la loi du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française.
L’association soutenait que les points médians ne relevaient pas de la langue française et constituaient une prise de position politique contraire au principe de neutralité du service public. Mais le Conseil d’État, instance suprême dans l’ordre juridictionnel administratif français, a validé le véritable charabia imprononçable de la formulation en écriture « inclusive » des plaques commémoratives :
- estimant fielleusement qu’il s’agit « du simple usage de points de ponctuation » qui signifient le caractère féminin de certains noms et qui font partie de la langue française,
- et affirmant éhontément que l’usage de ce type d’écriture « pour désigner un titre ou une fonction ne saurait, à lui seul, être regardé comme une prise de position politique ou idéologique ».
« Une telle présentation, destinée à faire apparaître, au moyen d’un simple point, la forme d’un mot au masculin comme au féminin, en évitant la répétition de ce mot, ne saurait être regardée comme relevant de l’usage d’une autre langue que le français et ne suffit pas à lui donner systématiquement le caractère d’une prise de position politique »
Faisant preuve d’une hypocrisie et d’une partialité crasse, le Conseil d’État fait semblant d’ignorer la symbolique forte de l’engagement politique et idéologique qui se cache derrière ces formulations en écriture « inclusive » : le « wokisme » et la « cancel culture » très anti-français !
Une volonté anti-française assumée puisque ces plaques n’étaient pas nouvelles (l’une d’elles remonte à 1977) et n’ont pas été écrites originellement dans ce charabia : le Conseil de Paris a voté pour que ces plaques déjà apposées soient bel et bien retirées et passées au burin pour être réécrites !
« Ces plaques sont le fruit d’une délibération votée à l’unanimité en 2017 », « la maquette, avec l’écriture inclusive, étant dans la délibération qui proposait de les actualiser, pour un montant de 18 609 euros », selon l’entourage d’Anne Hidalgo.
Dernière voix de résistance et de défense de la langue française, l’Académie française qui, en 2017, s’était prononcée à l’unanimité contre l’écriture « inclusive » aboutissant « à une langue désunie, créant une confusion qui confine à l’illisibilité », à l’issue de sa séance du jeudi 8 janvier 2026, a encore publié le communiqué suivant :
Par une décision du 31 décembre 2025, le Conseil d’État statuant au contentieux a validé l’utilisation de l’écriture dite « inclusive » sur des plaques commémoratives installées au sein de l’Hôtel de Ville de Paris.
L’article 1er de la loi du 4 août 1994 dispose pourtant que la langue française est un élément fondamental du patrimoine de la France. Dans la mesure où l’écriture « inclusive » institue arbitrairement des marqueurs orthographiques — dits « points médians » — contraires à la lisibilité et à l’esprit de notre langue, elle porte une atteinte grave à cette dimension patrimoniale, qui mérite pourtant d’être protégée au même titre que nos monuments et nos paysages.
Ayant déjà eu l’occasion de faire valoir que cette façon d’écrire nuit à l’apprentissage de notre langue et à son usage national autant qu’international, l’Académie française élève une protestation solennelle contre l’option retenue par cette décision.
Académie Française
On constate le peu de cas que cette institution, le Conseil d’État censé être un « pilier de l’État de droit », fait de sa mission prétendue de défense de la loi et du droit. Démontrant superbement aux yeux de tous l’agenda très politique qu’il sert, le Conseil d’État confirme donc qu’il n’a rien à faire dans l’ordre juridictionnel français, comme son alter égo le Conseil constitutionnel.
Finalement, leur mépris des lois de leur République, on s’en cogne. Mais la trahison de la langue française, un des éléments constitutifs de la nation, on ne pardonne pas. On n’oubliera pas.


































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