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Chronique du vivre-ensemble et de la diversité du 7 septembre 2016

Chronique du vivre-ensemble et de la diversité du 7 septembre 2016

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Un détenu Islamiste agresse et blesse deux surveillants

 

Un détenu en unité de prévention de radicalisation a blessé deux surveillants pénitentiaires dimanche après-midi, à la maison d’arrêt d’Osny. Le détenu a d’abord agressé à l’arme artisanale un premier surveillant, venu le chercher pour un départ en promenade. Un second surveillant, posté à l’entrée de la cour de promenade, a également été blessé alors qu’il tentait de venir en aide à son collègue.

Blessés, les deux agents sont tout de même parvenus à s’extraire de la coursive, avant d’être pris en charge par leurs collègues. Resté sur les lieux, l’agresseur a dû faire face aux unités d’intervention de l’Administration pénitentiaire (ERIS). Ce dernier a alors tenté de blesser également les agents, qui l’ont rapidement maîtrisé, sans arme létale, grâce à l’utilisation de «balles en caoutchouc», explique la direction. Cinq autres détenus se trouvaient également sur les lieux, mais n’ont pas pris part aux agressions.

Les deux surveillants, l’un touché au thorax et à la gorge, l’autre blessé au bras, ont été transportés à l’hôpital.

Le détenu a été transporté à l’hôpital avant d’être placé en garde à vue pour tentative d’homicide volontaire.

 

 

Procès de Mehdi, ancien militaire devenu djihadiste de Daech en Syrie

 

Un militaire français, qui avait passé cinq ans sous les drapeaux, sera jugé cette semaine pour terrorisme : il avait quitté l’armée pour rejoindre Daech.

D‘anciens militaires français ont bel et bien rejoint les rangs djihadistes en Syrie. C’est le cas de Mehdi, un ancien tankiste formé au maniement des lance-roquettes antichar, qui vient d’être renvoyé devant le tribunal correctionnel pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes de terrorisme. Le jeune homme de 32 ans y sera jugé en compagnie de deux complices présumés, issus de la même filière roubaisienne.

Habitué des opérations extérieures, notamment en Afrique, Mehdi a passé cinq ans sous les drapeaux avant de déserter en 2010 à la suite de sa radicalisation. Selon les services de renseignement, il apparaît alors en lien avec des membres de la mouvance salafiste lilloise. En avril 2012, il est placé une première fois en garde à vue. L’exploitation de son ordinateur saisi en perquisition permet de découvrir une documentation fournie liée à Al-Qaïda, ainsi que des références au groupuscule radical Forsane Alizza.

Se disant favorable à la charia et au djihad et prêt à mourir en martyr, il est malgré tout remis en liberté à l’issue de sa garde à vue.

Un an plus tard, en mai 2013, Mehdi gagne la Syrie où il reste dix mois avant de revenir en France en mars 2014. De nouveau interpellé en avril 2015 dans la région de Toulouse où il habite désormais, il est depuis placé en détention provisoire. Au cours de l’instruction, l’ancien militaire n’a eu de cesse d’invoquer le but humanitaire de ce séjour au cours duquel il a fait venir son épouse et ses trois enfants pendant un mois.

Mais selon l’un de ses coprévenus qui l’a croisé à plusieurs reprises sur place, Mehdi a intégré un groupe combattant où il était chargé de faire la circulation routière. Ce converti, blessé à plusieurs reprises lors de combats fratricides entre groupes rebelles, a aussi expliqué l’avoir aperçu portant une cagoule et un kalachnikov.

Mais c’est la découverte de photographies dans la carte mémoire d’un autre soldat français, mis en examen dans une procédure distincte, qui va se révéler la plus gênante pour Mehdi. Sur ces clichés, on l’aperçoit en tenue militaire en possession d’un fusil d’assaut et d’un porte-grenades. Sur l’une des photographies, il tient par l’épaule un combattant porteur d’un écusson de Daech.

Confronté à ces clichés, Mehdi finit par évoquer sa présence au sein de groupes armés : un bref passage au sein de l’organisation Etat islamique avant de rejoindre une katiba (une unité) proche du Jahbat al-Nosra (affilié à Al-Qaïda). Admettant avoir été envoyé au combat, il explique néanmoins que l’essentiel de ses journées était consacré à la pratique du sport et à l’aide apportée aux réfugiés. Mais pour le juge d’instruction qui a signifié son renvoi devant le tribunal le 22 juillet dernier, Mehdi est bel et bien soupçonné d’avoir rejoint la Syrie afin d’intégrer un groupe de combattants djihadistes.

 

 

Expédition punitive à la batte de baseball  Badr Kacemi et Salahaddin Kose condamnés

 

Vendredi dernier, face aux trois prévenus qui lui font face, le président Gastaldi évoque « un véritable massacre », la scène qui s’est déroulée le 24 juin 2015, sur la terrasse du McDo de la Sapinière, à Laxou.

Trois hommes se restaurent tranquillement quand l’un d’eux, qui vient de voir passer un scooter avec trois passagers sans casque, a soudain l’idée de faire une remontrance au conducteur de l’engin. Le ton monte rapidement. « T’es de la police ? », balance le pilote du deux-roues. Les insultes fusent puis le scooter décampe.

Dix minutes plus tard, les trois clients du fast-food voient débouler une Audi A3 et une Citroën C3. Une dizaine d’individus en descendent. Parmi eux, Badr Kacemi, le conducteur du scooter, et Salahaddin Kose, l’un de ses passagers.

Les clients n’ont pas le temps de réagir, ils sont immédiatement frappés.

Quatre individus s’en prennent notamment à l’homme qui a fait la réflexion sur le port du casque. Armé dune batte de base-ball, Badr Kacemi le roue de coups. Dans les jambes puis sur la tête et dans l’abdomen. La victime perd connaissance, aura 30 jours d’ITT…

Un témoin évoque une « meute en chasse », un autre « un acharnement » assure aussi que Badr Kacemi « était prêt à tuer ». « Mon client a vu la mort », souligne Me Desmet.

Kose écope, lui, au final, de 18 mois ferme. La note de Kacemi est en: 3 ans ferme et maintien en détention.

 

 

Fiché S., Mehdi Benadjaoub condamné pour non-respect de son assignation à résidence

 

Il n’aurait jamais dû venir à Douai, même pour voir son avocat. Le 22 juillet, vers 17 heures, Mehdi Benadjaoub, Sinois de papier, a été interpellé à l’issue d’un contrôle de police. Il était en possession de cannabis et ne devait venir à Douai que pour pointer au commissariat car le jeune homme est fiché « S » et assigné à résidence. Écroué dès le lendemain, Mehdi Benadjaoub a été jugé vendredi pour ne pas avoir respecté cette assignation à résidence. « Je ne suis pas un terroriste », a répété le prévenu, relayé par Me Lehingue. Il a quand même été condamné à six mois de prison ferme, plus quatre mois de révocation d’une peine précédente. Il reste donc en détention.

 

 

Devrim Rencber menaces et jets de pierre contre des policiers et des pompiers

 

Un jeune « Boroillot de papier » a comparu jeudi, à Montbéliard pour tentative de destruction d’un bien, participation avec arme à un attroupement armé, outrages, menaces contre les forces de l’ordre… Mais Devrim Rencber est absent. Incarcéré à la suite d’une condamnation, il a pourtant bénéficié d’une permission de sortie. « Mais il a préféré faire ses démarches professionnelles avant de venir au tribunal », l’excuse son avocat, qui sollicite un renvoi du dossier. Le tribunal s’y oppose. La présidente, rappelle que le prévenu a été régulièrement convoqué.

Elle relate les faits qui se sont déroulés en deux temps. Vers 18 h, ce jour de juin, les policiers essuient des insultes et sont agressés alors qu’ils sont en mission de sécurisation de la mosquée, dans le quartier. « Place Godard, une dizaine d’hommes les ont injuriés. Ils ont reconnu l’un d’entre eux (le prévenu) qui a jeté la première pierre contre leur véhicule », évoque la présidente. Quelques minutes plus tard, alors que les forces de l’ordre prêtent assistance aux pompiers qui interviennent pour un incendie dans un appartement, le même individu revient à la charge. « Il a dit à un des policiers : “Toi, tu fais le malin avec ton Flash-ball. Mais je t’ai déjà vu avec ta femme au Colruyt, avec tes béquilles, tu fais moins le malin’’», rapporte la présidente. Interpellé le lendemain, il  a reconnu qu’il se trouvait bien place Godard.

Les juges ont prononcé la relaxe pour les faits de participation à un attroupement. Devrim Rencber a été condamné à 12 mois de prison ferme avec maintien en détention (de plus, la peine d’un mois avec sursis a été révoquée).

 

 

Prison ferme pour Karim Bouderbane, auteur de 3 vols dans le centre de Jeumont

 

Déjà recherché par les services de police pour des faits similaires, Karim Bouderbane a été interpellé ce jeudi, à 2 h 45, alors qu’il s’était introduit par effraction dans le Kiosque à pizzas, situé rue de Lessines. À l’arrivée des forces de l’ordre, le « Jeumontois de papier », soucieux de ne pas laisser de trace, fouillait le commerce, les mains recouvertes de chaussettes.

Âgé de 34 ans, Karim Bouderbane a été placé en garde à vue puis jugé, en comparution immédiate, vendredi dernier au tribunal correctionnel d’Avesnes. Il a notamment dû répondre de vol sur personne vulnérable (commis le 31 juillet dans le centre de Jeumont pour un préjudice de 140 €) et du vol par effraction du magasin Atol, le 25 août. Plusieurs paires de lunettes et une télévision avaient alors été dérobées au commerce du centre-ville. Un butin qui a en partie été retrouvé suite à l’interpellation de l’individu, visiblement membre d’un groupe de voleurs qui sévissaient depuis plusieurs semaines dans le centre jeumontois.

Pour ces faits, il a été condamné à une peine de six mois de prison et à la révocation d’un sursis de six mois, ramenant sa peine à un an de détention, avec mandat de dépôt.

 

 

Des femmes voilées refoulées à l’entrée d’une école maternelle en Corse

 

Cinq femmes voilées ont été interdites d’entrer dans une école maternelle de Bonifacio en Corse, lundi 5 septembre, par des parents d’élèves.

Lundi 5 septembre, plusieurs parents d’élèves ont bloqué l’accès à une école maternelle de Bonifacio en Corse, à cinq femmes voilées « portant une djellaba et un voile sur les cheveux », selon l’un de ces parents d’élèves.

lCorse-Matin rapporte que a gendarmerie et la direction de l’école maternelle ont du intervenir, et qu’une réunion-débat est prévue en mairie. Les parents d’élèves réclament « une explication », selon le quotidien, car ils estiment que leurs « enfants sont réprimandés si l’on voit leur croix ».

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