Écoutez le communiqué des Nationalistes :
Les Nationalistes Français condamnent la « dissuasion avancée » annoncée par Macron comme une perte de souveraineté, au profit de l’Europe et de l’OTAN. Cette stratégie ouvre la voie à une mutualisation de l’arsenal nucléaire au profit de partenaires étrangers, au détriment de l’indépendance stratégique de la France. Nous affirmons vouloir sortir de l’OTAN, rejeter toute intégration militaire européenne et rétablir une dissuasion nucléaire entièrement maîtrisée par la France.
Les Nationalistes réaffirment leur attachement absolu à la force de frappe nucléaire comme ultime garante de l’indépendance de la Nation. L’annonce d’un renforcement du stock de têtes nucléaires et la mise en chantier du SNLE L’Invincible sont des mesures nécessaires dans un monde où les menaces prolifèrent.
Mais le cœur du discours d’Emmanuel Macron à l’Île Longue est une capitulation déguisée en audace stratégique. En officialisant cette fameuse « dissuasion avancée », il ouvre la porte à une dispersion géographique de nos moyens nucléaires sur le sol de huit pays européens, Allemagne en tête, à des exercices conjoints, à des déploiements « de circonstance » d’avions ou de missiles français chez nos « partenaires ». Même si Macron jure la main sur le cœur que « la décision ultime reste française », c’est une mascarade.
Car une fois les habitudes prises, les alliés habitués à « bénéficier » de notre parapluie, une fois les Rafale français posés sur des bases étrangères avec des ASMP-A (missiles nucléaires aéroportés) à bord, comment refuser demain une « mutualisation » plus avancée ? Comment empêcher que Bruxelles ne s’arroge un droit de regard sur notre arsenal ? Comment empêcher que l’OTAN, via ses membres européens, ne devienne le vrai décideur indirect ?
C’est exactement le projet que nous combattons depuis toujours : transformer la dissuasion nationale en outil d’intégration européenne, en instrument de l’Union européenne et de l’OTAN. Macron abandonne notre indépendance stratégique aux Allemands pour qu’ils payent moins cher leur sécurité, aux Polonais pour qu’ils se sentent protégés, aux Britanniques pour qu’ils restent dans le jeu malgré le Brexit. Et la France ? Elle paie le prix fort, dilue sa souveraineté, et se retrouve pieds et poings liés dans une Europe supranationale.
La dissuasion nucléaire n’est pas négociable. Elle n’est pas « avancée ». Elle est française, point final.
Les Nationalistes le disent clairement : nous mettrons fin à cette Union soviétique européenne qui étouffe les nations, impose ses diktats technocratiques, censure les voix dissidentes et rêve d’une armée européenne sous tutelle atlantiste. Nous sortirons de l’OTAN, nous refuserons toute mutualisation nucléaire et nous reprendrons le contrôle total de notre force de frappe, sans partage, sans dispersion, sans contrepartie illusoire.
La France souveraine n’a pas besoin d’un « parapluie partagé » pour exister. Elle a besoin d’une volonté inflexible et d’un peuple qui refuse de se soumettre.
🇫🇷 ⚜️ Les Nationalistes ⚜️ 🇫🇷
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Statement by the Nationalists about the « forward deterrence » announced by Macron.
French Nationalists condemn the « forward deterrence » announced by Macron as a loss of sovereignty in favor of Europe and NATO. This strategy paves the way for the pooling of the nuclear arsenal for the benefit of foreign partners, to the detriment of France’s strategic independence. We affirm our intention to withdraw from NATO, reject any European military integration, and restore a nuclear deterrent fully controlled by France.
The Nationalists reaffirm their absolute commitment to the nuclear strike force as the ultimate guarantor of the Nation’s independence. The announcement of an increase in the stockpile of nuclear warheads and the launch of the SNLE L’Invincible are necessary measures in a world where threats are proliferating.
However, the core of Emmanuel Macron’s speech at Île Longue is a surrender disguised as strategic boldness. By formalizing this so-called « forward deterrence, » he opens the door to the geographical dispersion of our nuclear capabilities across eight European countries, with Germany at the forefront, to joint exercises, and to « circumstantial » deployments of French aircraft or missiles on the soil of our « partners. » Even if Macron swears with his hand on his heart that « the ultimate decision remains French, » it is nothing but a charade.
For once habits are formed, once allies grow accustomed to « benefiting » from our nuclear umbrella, once French Rafale jets are stationed on foreign bases with ASMP-A (air-launched nuclear missiles) on board, how can we refuse a more advanced form of « pooling » tomorrow? How can we prevent Brussels from claiming oversight of our arsenal? How can we stop NATO, through its European members, from becoming the true indirect decision-maker?
This is precisely the project we have always opposed: transforming national deterrence into a tool for European integration, an instrument of the European Union and NATO. Macron is surrendering our strategic independence to the Germans so they can pay less for their security, to the Poles so they feel protected, and to the British so they remain in the game despite Brexit. And France? It pays the highest price, dilutes its sovereignty, and finds itself bound hand and foot in a supranational Europe.
Nuclear deterrence is not negotiable. It is not « forward. » It is French, full stop.
The Nationalists state it clearly: we will put an end to this European Soviet Union that stifles nations, imposes its technocratic diktats, silences dissenting voices, and dreams of a European army under Atlanticist tutelage. We will leave NATO, reject any nuclear sharing, and regain full control of our strike force—without compromise, without dispersion, and without illusory trade-offs.
Sovereign France does not need a « shared umbrella » to exist. It needs an unyielding will and a people who refuse to submit.
Les Nationalistes




































JN TV







MAIS QUE FAIT MELONI?
L’horizon de la guerre
Par Manlio Dinucci
Mondialisation.ca, 07 mars 2026
byoblu.com
Région : L’Europe, Moyen-Orient et Afrique du Nord
Thème: Guerre USA OTAN
Analyses: L’IRAN
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Contrairement à ce que dit le Gouvernement, les États-Unis n’ont besoin d’aucune autorisation de la part du Gouvernement et du Parlement italiens concernant l’utilisation de leurs bases en Italie, mais ont pleine liberté de les utiliser quand et comme ils veulent. En utilisant Sigonella comme centre de renseignement pour la guerre contre l’Iran les États-Unis se mettent à l’abri, mais de fait entraînent l’Italie dans la guerre en l’exposant au risque d’être touchée.
Nous renvoyons le lecteur à la vision de cet épisode de Grandangolo, en concentrant les notes qui suivent sur la question nodale qui est face à nous en Italie. Le ministre même de la Défense Guido Crosetto, dans sa réponse à la Chambre, a ainsi défini la guerre qui a explosé au Moyen-Orient : “Bien sûr qu’elle a été hors du droit international. C’est une guerre qui est partie à l’insu du monde et qui maintenant nous trouve à la gérer. Notre problème est de gérer les conséquences d’une crise qui a explosé et que nous n’avons pas voulue”. La présidente du Conseil Giorgia Meloni, dans une émission de radio, a admis que la guerre comporte un “risque d’escalade qui peut avoir des conséquences imprévisibles”.
La narration de Meloni sur les bases USA en Italie
Concernant l’utilisation des bases étasuniennes en Italie, Giorgia Meloni a assuré : “elles s’en tiennent aux accords bilatéraux de 1954”. Elle a ensuite précisé : “En Italie nous avons trois bases militaires concédées aux Américains en vertu des accords de 1954 qui ont toujours été mis à jour”. Nous demandons alors à la Présidente du Conseil qu’elle montre au Parlement et sur les médias les textes des accords bilatéraux de 1954 entre Italie et États-Unis et leurs ajournements successifs. Chose non facile : ces accords sont en effet couverts par le secret militaire dans toutes leurs parties substantielles. Concernant l’information de Meloni sur “en Italie nous avons trois bases militaires concédées aux Américains”, qu’elle explique au Parlement et sur les médias les faits suivants.
Selon le rapport officiel du Pentagone Base Structure Report, les Forces armées étasuniennes possèdent en Italie plus de 1.500 édifices, avec une superficie totale de plus d’1 million de mètres carrés, et ont en location ou concession 800 autres édifices, avec une superficie d’environ 900.000 mètres carrés. Il s’agit, au total, de plus de 2.300 édifices avec une superficie d’environ 2 millions de mètres carrés, sur une cinquantaine de sites. Mais il ne s’agit là que d’une partie de la présence militaire étasunienne en Italie.
Aux bases militaires USA s’ajoutent celles de l’OTAN sous commandement USA et celles italiennes à disposition des forces USA/OTAN. On estime que, au total, elles sont plus de cent.
Tout le réseau de bases militaires en Italie est, directement ou indirectement, aux ordres du Pentagone. Il entre dans l’ »aire de responsabilité » du Commandement Européen des États-Unis, avec à sa tête un général étasunien qui a en même temps la charge de Commandant Suprême Allié en Europe.
En d’autres termes : les États-Unis n’ont besoin d’aucune autorisation de la part du Gouvernement et du Parlement italiens concernant l’utilisation de ce réseau de bases, mais ont la pleine liberté de l’utiliser quand et comme ils veulent.
Avec la base USA de Sigonella l’Italie est entraînée dans la guerre contre l’Iran
C’est ce que confirme l’utilisation que les États-Unis font de la base de Sigonella en Sicile. La Naval Air Station (Nas) Sigonella, avec un personnel d’environ 7.000 militaires et civils, constitue la plus grande base navale et aérienne USA et OTAN de la région méditerranéenne. En plus de fournir de l’appui logistique à la Sixième Flotte étasunienne, elle constitue la base de lancement d’opérations militaires secrètes principalement, mais non uniquement, au Moyen-Orient et en Afrique.
La Nas – lit-on dans la présentation officielle- “héberge des avions USA et OTAN de tous types”. Parmi eux, des drones-espions, en capacité de voler sans approvisionnement pendant plus de 16.000 kilomètres, qui depuis Sigonella effectuent des missions au Moyen-Orient, en Afrique, Ukraine orientale, Mer Noire et autres zones.
Pour des attaques ciblées (toujours secrètes) décollent aussi de Sigonella des drones armés de missiles et bombes à guidage satellitaire. La Naval Air Station Sigonella est intégrée par la base italienne d’Augusta, qui fournit du combustible et des munitions aux unités navales USA et OTAN, et par le port de Catane qui peut accueillir jusqu’à neufs navires de guerre.
La base de Sigonella est reliée à la station Muos de Niscemi (Caltanisetta) : un système de communications satellitaires militaires à très haute fréquence, composé de quatre satellites et quatre stations terrestres : deux en territoire étasunien, en Virginie et à Hawaï, une en Australie et une en Sicile, chacune dotée de trois grandes antennes paraboliques de 18 mètres de diamètre.
Ce système permet au Pentagone de relier à un unique réseau de commandement et communications des sous-marins et navires de guerre, chasseurs-bombardiers et drones, véhicules militaires et services terrestres, pendant qu’ils sont en mouvement dans n’importe quelle région du monde où ils se trouvent.
Italmilradar, site web spécialisé dans le traçage des vols militaires, documente sur la base des tracés radars :
“Ces derniers jours ont été repérés divers drones de surveillance MQ-4C Triton de la Marine des États-Unis en vol depuis et vers la base aéronautique de Sigonella, opérant sur la Méditerranée orientale et dirigés vers des aires plus proches du Golfe Persique. Normalement quand les Tritons sont engagés dans la surveillance de la région du Golfe, ils sont déployés en première ligne dans les bases des Émirats Arabes Unis, en particulier à Abu Dhabi. De là les drones peuvent accomplir des missions ISR (Intelligence, Surveillance and Reconnaissance) sur le Détroit d’Ormuz, sur le Golfe d’Oman et sur la Mer Arabique septentrionale.
L’utilisation des Tritons depuis Sigonella augmente la distance des zones opérationnelles, mais elle offre une base de lancement plus sûre et politiquement plus stable. En maintenant les drones en Sicile, la Marine des États-Unis peut réduire le risque pour ses infrastructures ISR. Sigonella est depuis longtemps un hub central pour les opérations de renseignement des États-Unis et de l’OTAN en Méditerranée. Dans l’actuelle crise Sigonella semble jouer un rôle encore plus important, en servant de plate-forme ISR d’arrière-garde mais de haute capacité, en support des opérations qui s’étendent de la Méditerranée orientale au Golfe”.
La signification est claire : en utilisant Sigonella comme centre de renseignement pour la guerre contre l’Iran les États-Unis se mettent à l’abri, mais entraînent de fait l’Italie dans la guerre en l’exposant au risque d’être frappée.
Manlio Dinucci
Bref résumé de la revue de presse internationale Grandangolo de vendredi 6 mars 2026 sur la chaîne TV italienne Byoblu
https://www.byoblu.com/2026/03/06/lorizzonte-della-guerra-pangea-grandangolo/
Traduit par Marie-Ange Patrizio
RESISYANCE / Christophe a été « suicidé par assassinat » à l’âge de 56 ans, paix à son âme!
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