La vidéo ci-dessus montre les jeunes victimes de l’incendie du bar en Suisse à Cras Montana. Sur plusieurs séquences, on aperçoit ces individus danser et s’amuser sous les flammes pendant plusieurs minutes. Parmi le groupe de 9 personnes ayant partagé ces images avec leurs amis sur les réseaux sociaux, une seule a survécu ; les autres membres de la table sont portés disparus. Le bilan fait état de 120 blessés graves et plus de 40 morts, majoritairement des Suisses, des Français et des Italiens.
Avec le drame de l’incendie de Crans Montana, une question s’impose à nous :
La personne numérique que nous sommes devenus, n’efface-t-elle pas et ne se substitue-t-elle pas à ce que nous sommes réellement ?
Le danger mortel est de vivre à travers nos communications avec les autres plutôt qu’avec la réalité de ces rapports à l’autre. Ce risque est réel et nous touche tous. Plus nous sommes connectés aux réseaux, plus le risque d’être déconnectés du réel est grand. L’effet pervers de la sélection automatique des publications auxquelles nous sommes soumises par le biais d’algorithmes de plus en plus puissants nous enferment dans une camisole intellectuelle, psychique et comportementale.
Ce phénomène aliénant est accentué par l’usage irréversible de l’« Intelligence artificielle ». Notre intelligence qui nous permet d’interagir de manière active et positive avec notre environnement et les faits auxquels nous sommes confrontés sera peu à peu concurrencée par cette artificialité qui fait de nous un être subjectif soumis à notre environnement et aux faits dictés par cette « intelligence numérique ». Or pour fonctionner l’IA puise dans les milliards de données qui ont été générés par l’intelligence humaine. Et si cette intelligence humaine est connectée à notre environnement, la machine au contraire fonctionne en vas clos.
D’où le risque d’un appauvrissement généralisé de la pensée humaine, ce phénomène s’accélérant dans un mouvement comparable à un chien qui tente de se mordre la queue.





























Jeune Nation TV




Je crois que les jeunes ont un tout autre rapport au réel. Ca me fait penser à ce que je disais un jour Michel Drac qui lui parlait, au sujet des jeunes, de mutation anthropologique. Et c’est vrai! Qui aurait pu s’imaginer un jour que des gens, surtout les jeunes, passeraient la moitié de leur temps fixés sur leurs gsm?
Voir « Petite Poucette », un essai publié par le philosophe Michel Serres en 2012.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Petite_Poucette
Et pourquoi, devant un magnifique paysage de montagne, aller s’enfermer dans un sous-sol, à la lumière électrique ? Je ne comprendrai jamais les « boîtes de nuit »..
C’est devenu si evident et toujours plus pressant a repeter : la perte d’un sens commun, lequel devrait etre commun justement, vraiment elementaire ! Faudra-t-il bientot un pompier et quelque psychotherapleutre, afin que le « 20th century Schiozid Man » (Mensch) reapprenne que le feu brule et qu’un incendie est un feu incotrolable. On le fuit, defaut de pouvoir l’eteindre immediatement, ou on y laisse sa peau; et quand un corps est brule sur une grande partie de sa surface, avec des poumons crument atteints dans leur fonction vitale, on desirerait y etre reste franchement.
Ce passage brutal de l’insouciance propre a une Société de spectacle & diversion a la vie d’une momie articulee, bourree de medication et contraintes innommables devrait donner a reflechir. Et non !
A Crans-Montana, une station touristique d’hiver et d’ ete, plutot saine et bien familiale, a quelques kms du village ou je naquis et passais ma jeunesse, la chasse aux sorcier.e.s est desormais ouverte, et dans tout le Canton. Surtout ne rien voir, et en faire « de ces » phrases. Ou de la rassurance fictive, sous un regime d’imbecillite collective.
Merci, Yvan.
Cela me rappelle une scène du film Le nom de la Rose quand Salvatore souffle sur les flammes du bûcher sur lequel il est en train de périr.
Heureusement que ce n’est que de la fiction. Rien n’est vrai dans ce livre puisque, contrairement à ce qu’on nous fait croire, le moyen-âge n’a jamais une période crade. Même l’auteur (Umberto Eco) semble être de la fiction puisque le trame, l’idée de ce livre ne vient même pas de lui.
Les Français âgées dont je suis doivent se souvenir de l’incendie en pleine soirée de la discothèque le Cinq Sept qui fît 146 morts , des gens qui moururent brûlés vifs . Cette catastrophe est survenue à Saint-Laurent -Pont dans l’Isère en 1970 . L’établissement a été détruit par les flammes et par la suite par les autorités de la commune mais le tourniquet d’entrée a été conservé pour éviter l’oubli . Dans les journaux et à la télé , on voyait les nombreux cercueils exposés dans un gymnase et les familles déchirées par le chagrin . Je ne pourrai jamais oublier « La tragédie du Cinq Sept » comme on l’a appelée, j’avais 15 ans .