Les médias israéliens ont révélé une partie des pertes subies par l’État sioniste lors de la dernière guerre avec l’Iran et le Liban, qui a duré environ 40 jours avec le premier, et dont les effets ont touché directement les infrastructures et l’économie, en plus du coût militaire. Et alors que l’agression continue au Sud-Liban.
Selon les données du Magen David Adom, 23 personnes ont été tuées suite aux tirs de missiles et de roquettes depuis l’Iran et le Liban, tandis que le journal Yediot Aharonot rapporte que le nombre de blessés durant la guerre a dépassé les 7 183 Israéliens.
De son côté, l’armée d’agression a reconnu la mort de 11 soldats lors des opérations au Sud-Liban à début avril, sachant que ce bilan n’est pas définitif en raison du renforcement de la censure militaire sur le nombre de morts et de blessés. S’ajoute à cela l’incident de la mort d’un colon israélien près de la frontière libanaise par les tirs de l’armée d’occupation « par erreur » le 22 mars, selon ce qui a été annoncé.
Sur le plan économique, Yediot Aharonot a estimé le coût de la guerre à environ 65 milliards de shekels (environ 18 milliards d’euros), un chiffre préliminaire en début avril. Ce coût se répartit en plus de 50 milliards de shekels (14 milliards d’euros) de facture militaire directe, et environ 10 milliards de shekels (2.8 milliards d’euros) de facture civile directe, parallèlement à des milliards supplémentaires non comptabilisés liés aux pertes indirectes de croissance, d’investissement et de production.
Les détails des dépenses quotidiennes reflètent la nature et l’intensité de la guerre : les données du bureau du conseiller financier du chef d’état-major montrent que le coût moyen d’une journée de combat a atteint environ un milliard de shekels (289 millions d’euros). Durant les deux premières semaines, avec l’escalade des opérations, le coût est monté à environ 1,8 milliard de shekels (521 millions d’euros) par jour, avant de descendre à environ 800 millions de shekels (231 millions d’euros) peu avant l’opération terrestre au Liban, puis de remonter à environ un milliard de shekels (289 millions d’euros) ou plus par jour après l’extension des opérations.
Des coûts qui incluent la mobilisation de dizaines de milliers de soldats de réserve, la consommation intensive de munitions, l’usure de l’équipement militaire, le traitement des blessés, ainsi que des dépenses secrètes liées à l’utilisation d’armes avancées à coût élevé.
Selon les indicateurs économiques accompagnant la guerre, la croissance a reculé d’au moins 1,5 %, et la consommation a chuté de près de 40 %, parallèlement à une baisse notable des investissements, notamment dans les secteurs du tourisme et de la culture, et au report de grands projets d’infrastructure.
Concernant les dommages matériels, le tableau s’élargit avec les nouvelles données révélées par le journal Ma’ariv ; il a été fait état de la destruction ou de la dégradation de plus de 5 000 bâtiments en Israël depuis le 28 février dernier, reflétant l’ampleur des destructions ayant touché les infrastructures et les zones résidentielles. Pour expliquer l’ampleur de ces destructions, Yediot Aharonot a mentionné que l’Iran a lancé environ 670 missiles et 765 drones en direction d’Israël depuis le début de la guerre.
Sur le plan géographique, les dommages se sont répartis comme suit : Tel-Aviv avec environ 5 000 demandes d’indemnisation, suivie de Beer-Sheva avec 3 500 demandes, puis Arad avec 2 200, Dimona avec 1 450 demandes, en plus de plus de mille demandes pour chacune des villes de Beit Shemesh et Petah Tikva. Cette dernière se distingue comme l’une des zones les plus touchées ; elle est devenue depuis le début de la guerre une « cible » claire. Environ 150 incidents de chutes de missiles y ont été enregistrés, causant des dommages étendus touchant ses différents quartiers.
De même, les chiffres révèlent d’importantes pertes économiques locales à Petah Tikva, avec des dommages de millions de shekels enregistrés dans les bâtiments, et des estimations atteignant des dizaines de millions dans certaines zones. Dans la zone industrielle « Sgula », les dommages ont atteint un niveau supérieur, des installations ayant été totalement détruites, avec des pertes estimées à des centaines de millions de shekels, tandis que certains bâtiments sont devenus inutilisables, ce qui nécessite leur démolition complète.
Quant aux charges futures, les estimations indiquent que l’armée d’occupation demandera une augmentation du budget de la sécurité d’au moins 15 milliards de shekels (4.3 milliards d’euros), dont 7 milliards (2 milliards d’euros) pour combler le déficit de la section de réhabilitation. Il est également prévu que le versement des indemnisations se poursuive pendant une longue période, au vu de l’augmentation du nombre de blessés, de la persistance de dommages non traités et de la nécessité d’une reconstruction massive.
Loin des précédentes guerres et échanges de projectiles entre l’État sioniste d’un côté, et l’Iran et le Hezbollah de l’autre, aujourd’hui leur résistance a franchi un palier qualitatif et quantitatif dans l’efficacité des frappes de riposte qui font mouches jusqu’au portefeuille israélien.








































JN TV







