1° Les sanctions américaines contre l’Iran datent de 1979.
Chronologie très claire
– 1979 début des sanctions. Après la révolution islamique. Gel des avoirs iraniens aux États-Unis et premières sanctions économiques majeures.
– Années 1980 : Renforcement progressif (guerre Iran-Irak, les USA soutenant l’Irak). Restrictions commerciales et financières accrues.
– 1995–1996. Interdiction quasi totale du commerce entre les États-Unis et l’Iran. Premières sanctions extraterritoriales (contre des entreprises non américaines).
– 2006–2015. Sanctions liées au programme nucléaire, avec participation de l’ONU, de l’UE et des États-Unis.
– 2015. Accord nucléaire (JCPOA) : allègement partiel des sanctions.
– 2018. Retrait des États-Unis de l’accord sous Trump. Lancement de la stratégie de « pression maximale » : sanctions massives rétablies et élargies.
– Depuis 2018 : Les sanctions restent largement en place, malgré quelques exemptions humanitaires et ajustements ponctuels.
En résumé, depuis 1979, soit plus de 45 ans de sanctions, avec des périodes d’intensité variable, mais une continuité historique quasi ininterrompue.
2° Sanctions primaires et secondaires
– Sanctions primaires : interdisent aux entités américaines de faire affaire avec l’Iran.
– Sanctions secondaires : menacent d’interdire l’accès au système financier ou au marché américain à des tiers (entreprises, banques, pays) s’ils commerceraient avec l’Iran.
3° Cibles fréquentes des sanctions
– Le secteur pétrolier iranien (principale source de revenus du pays)
– Banques et institutions financières
– Entreprises impliquées dans l’exportation du pétrole iranien
– Personnes physiques et entités accusées d’aider l’économie iranienne ou le soutien à des milices régionales.
4° Conséquences économiques principales
– Baisse des revenus pétroliers. Les sanctions réduisent fortement la capacité de l’Iran à exporter son pétrole, ce qui diminue les revenus publics et les réserves de change, aggravant les déficits budgétaires.
– Chute de l’économie et de la monnaie. Le Produit intérieur brut (PIB) iranien est considérablement plus faible qu’il ne le serait sans sanctions. La monnaie iranienne, le rial, s’est effondrée, entraînant une forte inflation et une perte de pouvoir d’achat.
– Inflation et augmentation du coût de la vie. La dévaluation du rial conduit à une hausse importante des prix des biens de consommation, y compris des denrées alimentaires et du carburant, ce qui pèse sur les revenus des ménages.
– Réduction des échanges internationaux. Les sanctions rendent les transactions financières avec l’Iran difficiles : les banques internationales évitent d’opérer avec l’Iran par peur de sanctions secondaires. Cela étouffe le commerce, les investissements étrangers et l’accès au crédit.
5° Effets sociaux et humanitaires
– Accès aux médicaments et soins. Même si des exemptions existent pour l’aide humanitaire, les sanctions disloquent les canaux financiers et commerciaux. Cela a rendu difficile l’importation de médicaments, équipements médicaux et traitements essentiels. Les banques et entreprises évitent souvent tout contact par crainte d’être sanctionnées.
– Difficultés économiques des citoyens. La population vit dans un contexte de chômage accru, baisse du pouvoir d’achat, hausse des prix et incertitude économique, ce qui alimente souvent des mécontentements sociaux.
6° Conséquences politiques et stratégiques
– Pression sur le gouvernement iranien. L’objectif déclaré de Washington est de faire pression sur le régime iranien pour qu’il modifie certaines politiques (nucléaire, soutien à des groupes armés comme le Hezbollah). Cela passe par une stratégie dite de « maximum pressure » visant à affaiblir économiquement le pays.
– Effets imprévus. Les sanctions peuvent renforcer le sentiment nationaliste en Iran et rapprocher certains segments de la population de leurs dirigeants face à ce qu’ils perçoivent (avec raison) comme une pression étrangère. Elles peuvent aussi pousser l’Iran à diversifier ses relations économiques avec la Chine, la Russie ou d’autres partenaires pour contourner les restrictions.
Source : Paul-Éric Blanrue
Finalement, les protestations qui secouent actuellement l’Iran, au départ contre la vie chère fruit des sanctions qui étranglent l’économie et le développement du pays depuis presque un demi-siècle, devraient en réalité être dirigées contre les États-Unis, Israël, la communauté internationale. Plutôt que contre le régime.
Et ceux qui ont imposé ces « sanctions » unilatérales et partiales, se proposent maintenant de résoudre les problèmes des Iraniens en bombardant l’Iran, pour faire tomber le régime qui a refusé de transiger avec le droit imprescriptible du pays à accéder et développer les technologies modernes de production d’énergie c’est-à-dire le nucléaire civil, et de sacralisation du territoire c’est-à-dire le nucléaire militaire.
Bizarrement, personne ne refuse cela à un autre petit État de la région, qui pourtant a fait maintes fois la preuve de son bellicisme, aujourd’hui particulièrement débridé…





























Jeune Nation TV





I comme Icare
1 – on rend un gouvernement impopulaire (sanctions économiques, en fait, blocus)
2 – on organise des émeutes violentes : utilisation d’armes à feu par les « émeutiers » – non seulement contre les forces de l’ordre, mais contre les civils, de toute façon, toutes les victimes seront mises sur le compte de la répression par nos médias.
3 – on fait appel à une puissance étrangère, le duo USA – Israël.
–> Mais attention, il ne s’agit pas de chouiner, de faire le Calimero (c’est vraiment trop injuste), mais d’être suffisamment fort et dissuasif pour casser le parti de l’étranger en Iran et pour faire peur aux USA et à Israël à l’extérieur : c’est ce que je souhaite à l’Iran en espérant également que la Russie et la Chine ont bien conscience du danger pour elles aussi.
L’Iran a calmé une autre série d’émeutes parrainées par les États-Unis et Israël
Publié le janvier 12, 2026 par Wayan
Par Moon of Alabama – Le 10 janvier 2026
Tous les deux ans environ, la CIA et le Mossad déclenchent des émeutes pour tenter de changer le régime iranien. Ces tentatives échouent inévitablement.
Actuellement, quelques milliers de jeunes hommes brûlent la nuit des voitures, des mosquées, des magasins et des bureaux de police dans diverses villes d’Iran. Des agents armés tirent sur des policiers et les tuent. Toutes ces cellules sont coordonnées via des connexions Internet.
Il faut généralement une semaine ou deux avant que les forces gouvernementales iraniennes trouvent les connexions, retracent les chefs de réseau et les arrêtent. Ce processus peut prendre un peu plus de temps cette fois-ci car certaines des cellules terroristes ont été équipées de terminaux Starlink.
Comme l’écrit le porte-parole officieux de la CIA, David Ignatius, dans le Washington Post :
Une question plus difficile pour Washington est de savoir s’il faut faire entrer clandestinement des terminaux Starlink pour contourner l’arrêt d’Internet imposé vendredi par Téhéran. L’administration Biden avait envisagé cette stratégie lors des manifestations “Femme, vie, liberté” en 2022 et 2023, mais a décidé de s’y opposer – craignant que cela ne mette en danger des itinéraires de contrebande cruciaux utilisés par la CIA et les services de renseignement israéliens. Peut-être que cette fois, l’avantage l’emportera sur le coût.
Cela confirme à peu près que ces terminaux sont déjà là-bas.
Pendant ce temps, la Russie a développé des équipements qui permettent de détecter les terminaux Starlink actifs depuis les airs. L’Iran en a déjà reçu des copies et en produira bientôt suffisamment pour couvrir ses villes.
Ignatius affirme également que les émeutes sont différentes cette fois parce qu’elles visent à installer une marionnette parrainée par les États-Unis et Israël :
La révolte de cette année est davantage motivée par la colère suscitée par les échecs économiques de l’Iran que par les règles islamiques répressives du mollah. Le taux d’inflation annuel de l’Iran a atteint 42% en décembre et sa monnaie a perdu plus de la moitié de sa valeur l’année dernière. Une autre différence cette année est que de nombreux manifestants soutiennent Reza Pahlavi, le fils du shah d’Iran renversé lors de la révolution de 1979. Cela donne à cette rébellion un ton nationaliste persan plus conservateur — et, peut-être, une perspective de retour en arrière. C’est peut-être le moment “MIGA” de l’Iran.
Reza Pahlavi est aussi hors de propos pour l’Iran qu’une personne peut l’être. Sa campagne actuelle pour obtenir un soutien plus actif, c’est-à-dire violent, au changement de régime qu’espère l’administration Trump est parrainée par Israël.
Comme Haaretz l’a indiqué (archivé) en octobre 2025 :
Début 2023, Reza Pahlavi a effectué sa première visite officielle en Israël. Il est le fils du dernier shah d’Iran, renversé lors de la Révolution islamique de 1979 et remplacé par le régime des ayatollahs.
…
Interrogé sur les réponses qu’il recevait de sa visite en Israël, l’ennemi juré de l’Iran, il a déclaré que les réactions avaient été largement positives. Il a également référé les journalistes à ses comptes de médias sociaux.
“Ne me croyez pas sur parole, cherchez sur les réseaux sociaux Twitter, Instagram, n’importe quelle plateforme”, a-t-il déclaré. « Si vous faites la recherche vous-même, vous n’avez pas besoin de me poser la question. La réponse sera juste devant vos yeux.”
La réponse de Pahlavi est particulièrement remarquable à la lumière des conclusions de Haaretz et TheMarker, le journal économique de Haaretz. Il s’avère qu’une campagne d’influence numérique à grande échelle en persan est en cours, exploitée à partir d’Israël et financée par une entité privée qui reçoit le soutien du gouvernement.
La campagne promeut l’image publique de Pahlavi et amplifie les appels à la restauration de la monarchie. La campagne s’appuie sur des « avatars« , de faux personnages en ligne se faisant passer pour des citoyens iraniens sur les réseaux sociaux. Ils ont d’abord été découverts par des chercheurs en médias sociaux en Israël et à l’étranger.
Cette campagne utilise les outils désormais typiques de l’ingénierie sociale :
Selon les sources qui ont parlé à TheMarker et Haaretz, depuis le déclenchement de la guerre à Gaza et après la visite de Pahlavi, une opération en ligne a commencé à fonctionner dans le cadre d’une campagne israélienne encore plus large pour influencer le discours des médias sociaux, qui comprend également des campagnes en anglais et en allemand.
Selon cinq sources ayant une connaissance directe du projet, des locuteurs natifs persans ont été recrutés pour l’opération. Trois des sources ont confirmé le lien entre le projet et cette campagne spécifique, et ont déclaré avoir vu le réseau faire progresser la messagerie pro-Pahlavi.
Selon les sources, la campagne comprenait de faux comptes sur des plateformes telles que X et Instagram et utilisait des outils d’intelligence artificielle pour aider à diffuser des récits clés, élaborer ses messages et générer du contenu.
L’IA est également utilisée pour créer des images et des vidéos d’émeutes dans des endroits en Iran où aucune ne s’est produite.
L’Iran compte plus de 90 millions d’habitants. Beaucoup d’entre eux soutiennent son système gouvernemental. Quelques milliers d’émeutiers adolescents ne l’abattront pas.
Moon of Alabama
Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.
Tasnim, l’agence d’info Iranienne, n’est plus accessible, Mehr non plus, reste Al Manar
https://french.almanar.com.lb/article/3512/
Le ministère iranien des Renseignements a annoncé, ce mardi 13 janvier, l’arrestation des cellules terroristes soutenues par l’entité sioniste à Zahedan, dans la province du Sistan-balouchistan.
Le ministère a précisé, que « les membres de ces cellules terroristes, infiltrés via la frontière orientale, projetaient des assassinats et des sabotages dans les infrastructures du pays ».
« Des armes et des explosifs américains ont été saisis chez les membres de ces cellules qui se cachaient dans sept maisons », a-t-on ajouté de même source.
Chef d’état-major des forces armées iraniennes : Nous défendrons l’Iran par nos âmes
Entre-temps, le chef d’état-major des forces armées iraniennes, le général Abdel Rahim Mousavi a affirmé que « l’Iran ne cédera pas d’un iota sur son indépendance et ses intérêts nationaux ».
« Que nos ennemis sachent que ceux qui protègent la sécurité de l’Iran ne donneront aucune chance aux terroristes criminels de Daech et aux agents de l’arrogance mondiale (USA et ‘Israël’, ndlr) d’atteindre leurs objectifs », a renchéri le général Mousavi.
Et de souligner: « Nous défendrons l’Iran par nos âmes et ne permettrons pas au terrorisme de compromettre la sécurité iranienne ».
Peu auparavant, la porte-parole du gouvernement iranien, Fatima Mohajerani a commenté les manifestations de soutien au pouvoir qui ont eu lieu, le lundi 12 janvier, à travers l’Iran.
« Le peuple iranien a clairement exprimé sa condamnation du terrorisme et son rejet de la violence menés par les émeutiers », a-t-elle dit.
Et d’ajouter: « Les États-Unis et l’entité sioniste ont révélé leurs intentions malveillantes envers le peuple iranien en soutenant la guerre terroriste dans les rues iraniennes ».
Le chef de la police promet d’arrêter tous les terroristes
Dans ce contexte, le chef de la police iranienne a adressé un avertissement sévère à ceux qui sont derrière les récentes émeutes violentes, promettant que les forces de sécurité poursuivraient leurs opérations jusqu’à l’arrestation de « la toute dernière personne » impliquée dans des activités terroristes.
Lors d’un point de presse détaillé sur les émeutes, le général de brigade Ahmad-Reza Radan a assuré le public de la vigilance des forces de sécurité, affirmant que « de nombreux dirigeants clés et agents liés à l’étranger avaient déjà été arrêtés ».
Il a déclaré que « plusieurs des individus arrêtés lors des émeutes étaient directement liés à des services de renseignement étrangers, possédaient d’importantes sommes d’argent en dollars américains et étaient formés à la déstabilisation urbaine ».
« Nous avons arrêté des individus qui avaient été entraînés à mettre en scène des incidents », a-t-il expliqué. « On leur avait demandé de prétendre avoir été blessés par la police afin de manipuler l’opinion publique. »
Il a considéré la vigilance de la nation iranienne comme la raison de la défaite du complot ennemi avant de préciser : « Lorsque le peuple a pris conscience de la violence des émeutiers, il s’en est distancié. »
Le général Radan a indiqué que les émeutes avaient été marquées par une violence sans précédent visant les infrastructures civiles, notamment des attaques sur des mosquées, des habitations privées, et des biens publics, des tactiques qu’il a décrites comme visant à semer un chaos maximal.
En ce qui concerne le comportement des forces de sécurité, il a souligné que la police avait fait preuve d’une « retenue maximale » au début des émeutes afin de distinguer les manifestants pacifiques des émeutiers organisés.
« Notre seuil de tolérance était volontairement élevé », a-t-il déclaré, arguant que les émeutiers cherchaient à faire des victimes pour dépeindre le gouvernement comme meurtrier.
Il a également évoqué « une tactique selon laquelle des hommes armés, infiltrés dans la foule, tiraient sur des civils et des commissariats de police afin de fabriquer un récit de violence d’État ».
Il est à noter que des dizaines de membres des forces de sécurité ont été tués en martyr lors des émeutes de jeudi et vendredi.
Lundi, les funérailles de 30 membres des forces de sécurité ont eu lieu à Ispahan, dans le centre de l’Iran.