Le drapeau européen venait à peine d’être arraché des frontons de nos mairies que Marion Maréchal, déjà, volait au secours du symbole bleu aux douze étoiles.

Dans une tribune publiée sur X le 30 mars 2026, la députée européenne a affirmé :
« Ceux qui retirent le drapeau européen de leur bâtiment public le font en signe d’une protestation symbolique (et légitime) contre l’étouffement bureaucratique, progressiste et, bien souvent, anti-national de Bruxelles.
Mais il ne faut pas se tromper de levier de contestation : le drapeau européen est l’une des rares références à notre civilisation au sein de l’institution européenne. Créé par le Français Arsène Heitz – fervent catholique -, ce drapeau s’inspire de la médaille miraculeuse et des 12 étoiles de la couronne de la Vierge Marie. Il renvoie à ce que devrait être, avant tout, l’Union européenne : le cadre politique d’une civilisation.
Mélenchon lui-même ne s’y était pas trompé, lorsqu’en 2017, apercevant un drapeau européen à l’Assemblée nationale, il s’était esclaffé : « On est obligé de supporter ça ? (…) C’est la République française ici, c’est pas… la Vierge Marie. »
Notre tâche doit être de redonner une dimension identitaire au projet européen : le drapeau européen n’est donc pas un symbole à supprimer, mais à revendiquer face à l’absence d’âme de l’UE technocratique. »
Ce syncrétisme théologico-politique est symptomatique de la dérive profonde d’une certaine droite nationale qui, à force de vouloir christianiser les barreaux de sa prison, finit par accepter la cage mondialiste elle-même. Cette posture trahit une incapacité absolue à transmettre l’essence de la tradition française, réduite à un bricolage symbolique où la Nation s’efface devant une Europe fantasmée.
L’argument de Marion Maréchal est affligeant de naïveté. Qu’Arsène Heitz, créateur du drapeau, ait eu des dévotions mariales personnelles est une anecdote sans portée. La vérité institutionnelle est inscrite noir sur blanc sur le site du Conseil de l’Europe :
« Sur le fond bleu du ciel, les étoiles forment un cercle en signe d’union. Elles sont au nombre invariable de douze, symbole de la perfection et de la plénitude, qui évoque aussi bien les apôtres que les fils de Jacob, les travaux d’Hercule, les mois de l’année. »
Le drapeau de l’Union européenne est le symbole d’un universalisme appliqué en politique. Il met sur le même plan les apôtres du Christ, les fils de Jacob, les mythes païens et le calendrier laïc. Cette énumération hétéroclite n’honore pas le Christ. C’est au contraire le symbole parfait d’une Europe qui ne veut ni âme, ni racines, ni frontières, mais un marché ouvert à tous les vents, à tous les flux, à tous les métissages.
Prétendre que ce drapeau incarne « notre civilisation » est une faute politique majeure qui confine à une posture d’impuissance : une tentative sans cesse châtrée de réformer le système de l’intérieur.
[…]
Lire la suite sur Les Caryatides



























Jeune Nation TV









Vous avez raison mais il n’empêche que le drapeau est bleu et que les étoiles sont restées au nombre de 12