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Arthur Schopenhauer – Morceaux Choisis : Aphorismes sur la sagesse dans la vie, Correspondance

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Description

Qui ne connait pas Arthur Schopenhauer (1788-1860) ? Mais qui, parmi les nouvelles générations, l’a réellement lu ? Intégrés à son ouvrage « grand public » Parerga et Paralipomena publié en 1851, ses Aphorismes sur la sagesse dans la vie méritent d’être longuement médités. Digérés et mis en pratique, ils sont une aide essentielle dans ce que l’on pourrait appeler « la quête du bonheur ».

Arthur Sapaudia vous invite, par ce troisième opus de sa série Morceaux Choisis, à suivre ainsi scrupuleusement les bons conseils du philosophe prussien. Ceux-ci sont accompagnés de quelques extraits de sa correspondance nous aidant à mieux considérer le personnage.

« L’homme le plus heureux est donc celui qui parcourt sa vie sans douleurs trop grandes, soit au moral soit au physique, et non pas celui qui a eu pour sa part les joies les plus vives ou les jouissances les plus fortes. Vouloir mesurer sur celles-ci le bonheur d’une existence, c’est recourir à une fausse échelle. Car les plaisirs sont et restent négatifs ; croire qu’ils rendent heureux est une illusion que l’envie entretient et par laquelle elle se punit elle-même.
Les douleurs au contraire sont senties positivement, c’est leur absence qui est l’échelle du bonheur de la vie. Si, à un état libre de douleur vient s’ajouter encore l’absence de l’ennui, alors on atteint le bonheur sur terre dans ce qu’il a d’essentiel, car le reste n’est plus que chimère.
Il suit de là qu’il ne faut jamais acheter de plaisirs au prix de douleurs, ni même de leur menace seule, vu que ce serait payer du négatif et du chimérique avec du positif et du réel. En revanche, il y a bénéfice à sacrifier des plaisirs pour éviter des douleurs.
Il n’y a vraiment pas de folie plus grande que de vouloir transformer ce théâtre de misères en un lieu de plaisance, et de poursuivre des jouissances et des joies au lieu de chercher à éviter la plus grande somme possible de douleurs. Que de gens cependant tombent dans cette folie !
L’erreur est infiniment moindre chez celui qui, d’un œil trop sombre, considère ce monde comme une espèce d’enfer et n’est occupé qu’à s’y procurer un logis à l’épreuve des flammes. Le fou court après les plaisirs de la vie et trouve la déception ; le sage évite les maux. Si malgré ces efforts il n’y parvient pas, la faute en est alors au destin et non à sa folie. Mais pour peu qu’il y réussisse, il ne sera pas déçu, car les maux qu’il aura écartés sont des plus réels. »

Aphorismes sur la sagesse dans la vie