La France est un des pays champion de la censure des contenus en ligne dans le monde avec environ 97 demandes de suppression de contenu pour 100000 internautes ce qui la place au 3e rang mondial. Une illustration avec ce message d’Andrew Torba, PDG de Gab, qui répond publiquement à une de ces requêtes du gouvernement français.
Le gouvernement français exige que nous bannissions les utilisateurs de Gab – Notre réponse : Non
Ce matin, alors que Gab se préparait à défendre une nouvelle journée de liberté d’expression en ligne, nous avons reçu une mise en demeure du gouvernement français. C’est le genre de chose qui ferait plier la plupart des PDG des géants de la tech comme un château de cartes, mais pas ici. Pas sur Gab.
La lettre, émanant directement d’une autorité administrative française de Nanterre, est rédigée en français et en anglais. Elle exige que Gab retire certains contenus et bannisse certains utilisateurs sous 24 heures. Faute de quoi, l’accès à Gab sera bloqué sur l’ensemble du territoire français. La justification invoquée ? De vagues références à la loi française pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) et au règlement européen sur les contenus terroristes en ligne (TCO ou TERREG), qui confère aux gouvernements le pouvoir de contrôler la pensée numérique.
Vous trouverez ci-dessous le texte intégral de la notification, par souci de transparence. Tout y est : les menaces de « mesures immédiates » en cas de non-censure, et les formules habituelles concernant la protection de « l’ordre public » et la lutte contre le « terrorisme ». Mais soyons réalistes : il ne s’agit pas de terrorisme. Il s’agit de contrôle. Il s’agit de faire taire les voix qui déplaisent à un gouvernement étranger.
L’un des comptes que le gouvernement français exige que nous bannissions n’a même pas publié un seul message sur Gab : pas un mot, pas une publication, rien. C’est un compte fantôme, inactif et inoffensif. Pourtant, ces bureaucrates étrangers, perchés dans leur tour d’ivoire, pensent pouvoir débarquer et dicter leur loi à une entreprise américaine comme si nous étions leur colonie. Il ne s’agit pas d’appliquer une véritable loi ; il s’agit d’un pur abus de pouvoir, d’une tentative de nous forcer à supprimer des utilisateurs choisis au hasard qui n’ont enfreint aucune de nos règles ni la loi américaine, le tout sous couvert de leur ridicule discours sur la « confiance dans l’économie numérique ».
C’est de la folie, c’est de la tyrannie, et ça n’arrivera pas, pas tant que nous serons là. Gab défend la souveraineté américaine et la liberté d’expression, et refuse de se soumettre aux caprices d’élites étrangères qui haïssent la liberté. S’ils veulent jouer avec des profils vides, qu’ils courent après des chimères ; nous, nous continuerons à construire un internet sans censure pour ceux qui l’utilisent vraiment.
Gab a été créé précisément pour ces moments-là. En 2016, lorsque la censure de Twitter et Facebook a commencé à bannir les conservateurs, les nationalistes et tous ceux qui osaient remettre en question le régime, nous avons dit stop. Nous avons été exclus des plateformes de paiement, des boutiques d’applications et même de nos propres hébergeurs, simplement parce que nous refusons de contrôler la parole en fonction de ce qui déplaît aux puissants. On nous a traités de tous les noms, de « refuge pour extrémistes » à « menace pour la démocratie ». Et devinez quoi ? Nous sommes toujours là. Plus forts que jamais.
La décision française n’est que le dernier épisode d’une longue série de croisades européennes contre la censure. Vous souvenez-vous du règlement TCO de l’UE ? Ce bijou de 2021 qui permet à toute « autorité compétente » de l’Union européenne d’ordonner aux plateformes de supprimer du contenu en une heure chrono, sans juge, sans procès, par simple obéissance aveugle. Ce règlement a été contesté devant les tribunaux par des organisations comme La Quadrature du Net et ARTICLE 19, qui le qualifient à juste titre de « censure policière techno-solutionniste dangereuse » qui étouffe la liberté d’expression. Les petites plateformes comme la nôtre sont les plus durement touchées, car nous n’avons ni les ressources ni la volonté de construire les systèmes de surveillance utilisés par les géants du numérique pour supprimer préventivement toute voix dissidente.
Gab respecte la loi. Nous interdisons les menaces de violence illégales. Exploitation d’enfants ? Éliminée. Appels directs au meurtre ? Interdits. Mais « contenu terroriste » ? C’est une notion floue que les Français (et leurs maîtres européens) appliquent pour inclure les discours politiques, les mèmes, et même les discussions historiques qui heurtent leur sensibilité exacerbée. Bannir des utilisateurs pour des opinions dissidentes ?
Nous ne nous soumettrons pas. Gab est une plateforme conçue pour la liberté d’expression, créée par des chrétiens pour tous ceux qui chérissent la liberté sous la protection de Dieu. Comme l’écrivait l’apôtre Paul dans Galates 5:1 : « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Tenez donc ferme, et ne vous laissez pas remettre sous le joug de l’esclavage. » Ces gouvernements veulent nous asservir à leurs goulags numériques, mais nous tiendrons bon. Si la France interdit Gab, qu’il en soit ainsi. Nos utilisateurs sont du monde entier. Notre mission est éternelle. Et, à vrai dire, perdre un pays déjà englué dans la censure pourrait bien être une bénédiction déguisée.
Au gouvernement français : vos menaces ne nous font pas peur. À nos utilisateurs : continuez à publier. Continuez à créer. L’avenir de la liberté d’expression ne se plie pas aux bureaucrates.
Soutenez les plateformes qui se battent pour vous.
Christ est roi
Andrew Torba, PDG de Gab

































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