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Quotas d’immigration : une escroquerie de plus !

Le 6 novembre, le Premier ministre Edouard Philippe a présenté à la presse 20 mesures sur l’immigration. Il ne s’agit nullement d’arrêter, et encore moins d’inverser, les flux migratoires, bien au contraire. La principale mesure consiste en effet à mettre en place des quotas d’immigration, c’est-à-dire à augmenter encore le nombre d’entrées d’étrangers sur notre territoire. Le gouvernement prévoit en effet la relance d’une politique d’immigration économique. Muriel Pénicaud, ministre du Travail, a ainsi annoncé le 5 novembre que le gouvernement allait mettre en place d’ici à l’été 2020 des quotas d’immigration professionnelle. « Il faut que ça corresponde aux besoins qu’on n’arrive pas à pourvoir », a osé déclarer le ministre dans un pays qui compte au moins six millions de chômeurs réels. La liste des métiers en tension ouverts aux étrangers non ressortissants d’un Etat membre de l’Union européenne devrait donc être réformée. Celle-ci a été fixée par un arrêté de 2008 qui permet à un employeur de recruter un étranger sans avoir besoin de prouver qu’il n’arrive pas à embaucher en France, ce qui est un comble. On y trouve des métiers comme informaticien expert, dessinateur du BTP ou opérateur de formage du verre. « Cette liste a dix ans, a fait valoir Mme Pénicaud. On va la revoir et on en parlera au Parlement chaque année. » Une concertation avec Pôle Emploi et les partenaires sociaux devrait débuter « dans quelques semaines » et permettre d’identifier les secteurs les plus demandeurs. « On fixera les besoins par métiers et par territoires, a indiqué Pénicaud. C’est les partenaires sociaux et les régions qui diront, par exemple, en Alsace, on manque de charpentiers. » Hallucinant ! Pourquoi et au nom de quoi la France ne serait-elle pas capable de former des charpentiers français, et de pourvoir tous les corps de métiers avec ses seuls ressortissants ? 

A entendre les media du Système et les politiciens, ce sont les immigrés qui doivent mettre au monde les enfants que les Français ne font plus, payer demain les retraites, et même exercer les métiers que nos compatriotes ne pourraient, ne sauraient ou ne voudraient faire. A quoi serviront encore les Français de France ? On les a déjà largement remplacés sur le petit et sur le grand écran, voilà qu’on les remplace aussi sur le lieu de travail et un peu partout ! « Un outil statistique sera créé et opérationnel dès l’été prochain. Il permettra d’avoir une lecture en temps réel des besoins économiques locaux des métiers qui justifient de pouvoir faire appel à des compétences extérieures », a par ailleurs précisé au Monde le vice-président du groupe LRM à l’Assemblée, Florent Boudié. « Nous devons oser parler de l’immigration économique, écrivaient déjà les chefs de file de LRM dans une tribune au quotidien vespéral le 4 octobre. Traiter ce sujet ne signifie pas être les naïfs de la mondialisation ou ouvrir grand nos frontières, mais imaginer une stratégie, fondée sur des besoins identifiés et des objectifs chiffrés, en associant tous les acteurs concernés, partenaires sociaux et acteurs locaux ».

Cette idée de quotas n’est ni nouvelle, ni innocente. En pleine crise des gilets jaunes, Emmanuel Macron l’avait évoqué dans le but de sauver sa peau et d’apaiser les esprits. Il en avait discrètement parlé dans la fameuse intervention télévisée où il était blême en décembre 2018, au plus fort du mécontentement populaire, puis il l’avait à nouveau évoquée dans sa lettre aux Français envoyée en préambule du grand débat national imaginé pour en finir avec le mouvement des gilets jaunes. Le chef de l’Etat interrogeait alors de cette manière ses concitoyens : « En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? » La question était vicieuse et ne laissait aucun véritable choix. Loin d’arrêter l’immigration, le président de la République ne laissait aux Français que la possibilité de poursuivre la politique d’asile et de fixer en plus chaque année des quotas d’immigrés supplémentaires. Cela en dit long sur l’arrogance de ces politiciens qui méprisent la volonté du peuple. Alors même qu’il était conspué et détesté, Macron n’a même pas été jusqu’à parler d’immigration zéro. La volonté farouche de ceux qui nous dirigent depuis des décennies est bien d’organiser, conformément aux vœux des cénacles mondialistes et onusiens, la submersion de notre pays et de notre continent. 

Lorsqu’on y réfléchit, il y a de ce point de vue une grande cohérence dans les mesures prises par les différents gouvernements et présidents depuis les années soixante-dix : regroupement familial, régularisation récurrente de clandestins, carte de séjour de dix ans automatiquement renouvelable, discrimination positive, aide médicale d’Etat permettant aux clandestins de se soigner gratuitement, vote de lois liberticides interdisant aux nationaux de défendre leur pays et de s’opposer efficacement à son invasion (loi Pleven en 1972 suivie de législations encore plus scélérates, de Gayssot à Lellouche en passant par Perben), mise en place d’organismes d’Etat organisant la persécution des Français hostiles à la submersion de notre pays (la Halde : Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité ; la Dilcrah : Délégation interministérielle de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et… la haine anti-LGBT), larges subventions étatiques accordées à des associations ayant pour objectif de lutter contre les Français voulant rester maîtres chez eux (Sos-Racisme, LICRA, Ligue des droits de l’homme, etc.), diabolisation médiatique de tous ceux qui s’opposent au Grand Remplacement. 

A la verité, l’idée même de quotas n’a pas été inventée par Macron. Elle vient de plus loin. Nicolas Sarkozy, que beaucoup de naïfs ont pris pour un véritable homme de droite, en parlait déjà lors de la présidentielle de 2007. Il avait employé le terme d’immigration choisie qui s’ajoutait à l’immigration subie. En fait, si l’on écoute et qu’on lit attentivement les discours des différents politiciens, on sait en général à l’avance ce qu’ils vont faire, car ils le disent. Soit ouvertement, soit à demi-mots. Le problème, c’est que les masses ne sont pas attentives, et donc facilement manipulables. Si l’on écoutait attentivement ce que disait De Gaulle avant 1958, et malgré ses déclarations contradictoires, on pouvait devenir qu’il allait larguer l’Algérie, comme l’avait prédit dans ses colonnes Pierre-Antoine Cousteau avant même le retour au pouvoir du général de brigade à titre temporaire. 

De même, si on écoutait les déclarations de Giscard sur l’avortement pendant sa campagne présidentielle en 1974, on pouvait prévoir qu’il allait dépénaliser le meurtre des enfants à naître. Et les discours de Sarkozy en 2007, comme d’ailleurs sa pratique au ministère de l’Intérieur sous le second mandat de Chirac, interdisaient de croire que l’ex-maire de Neuilly allait en finir avec l’immigration débridée. Mais il est hélas si peu de Français qui lisent, qui réfléchissent. D’où l’importance d’une presse d’opinion comme RIVAROL qui informe véritablement, débusque les mensonges, démasque les imposteurs, démonte les trucages. C’est un travail de chaque instant qui est absolument nécessaire.

Toute la stratégie des gouvernements depuis un demi-siècle environ est d’imposer aux Français leur remplacement, leur effacement, leur sortie de l’histoire, et demain de leur territoire, en faisant croire qu’ils défendent leur peuple, qu’ils ont compris le message des Français, qu’ils veillent à leurs intérêts, à leurs préoccupations, à leur destin. Il s’agit d’une opération permanente de mensonge, de sidération et de manipulation qui malheureusement a été jusque-là couronnée de succès. Et plus la situation du pays est dramatique, plus l’invasion est forte, plus les partis dits de droite dont la mission historique était a priori de défendre la patrie, la terre et le peuple de France, participent eux aussi de la grande trahison. En renonçant comme le RPR et l’UDF en 1986-1987 à la modification du code de la nationalité selon le principe du droit du sang, à la préférence nationale. En supprimant de son programme, comme c’est le cas du néo-FN, devenu RN, la pourtant si nécessaire réémigration. 

Il y a une trentaine d’années, le Front national de Jean-Marie Le Pen, à une époque où ce mouvement avait encore une colonne vertébrale, avait plcardé sur les panneaux et murs de France deux magnifiques affiches : « Immigration : ouvrez les yeux » et « Quand nous arriverons, ils partiront ». Sur la première, on voyait le visage d’une jeune femme de France, les yeux grands ouverts devant le danger migratoire. Sur la seconde on voyait un avion qui s’envolait d’un aéroport. Le message était simple, clair et limpide. 

Bien que nous soyons aujourd’hui abandonnés et trahis de toutes parts, y compris par ceux qui devaient nous défendre, la délivrance totale de notre pays, occupé physiquement, mentalement, moralement, politiquement, intellectuellement, spirituellement, doit rester plus que jamais l’objectif impérieux de tout nationaliste conséquent, c’est un point non négociable car vital. Si l’on veut qu’un jour la France redevienne la France. Avant qu’il ne soit trop tard. 

Jérôme BOURBON.

[…] (lire la suite)

Editorial du numéro 3399 de RIVAROL daté du 13 novembre 2019.

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