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Valls, le marchand de sable, a cessé d’enfumer, par Yvan Benedetti

Valls, le marchand de sable, a cessé d’enfumer

« Arx tarpeia Capitoli proxima »
(Il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne)

Chutzpah ! Avec un score de 41% au deuxième tour de « la belle alliance populaire », l’ambition présidentielle de Manuel Valls est enterrée. Sale coup pour l’ancien maire d’Évry, ancien ministre de l’Intérieur, ancien Premier ministre, redevenu automatiquement député de la 1ere circonscription de l’Essonne depuis le 7 janvier 2017 suite à sa démission de Matignon. Leur « ripouxblique » est bien généreuse avec les siens… Cette défaite cinglante, mais annoncée, est un peu la conséquence de l’effondrement du château de cartes que Valls a patiemment construit depuis quelques décennies, reniant au passage ce qu’il est réellement.

Familialement d’abord, celui qui se présente comme fils d’immigré, naturalisé en 1982, voulant se donner des origines populaires, est en réalité issu d’une des grandes familles de la très haute bourgeoisie catholique catalane. Il est le descendant d’une lignée de banquier (la banque « Mangin Valls » plus tard rebaptisée « Ponsa y Valls ») et de propriétaire de presse (le journal « El Mati », « Le Matin »). Un quotidien catholique conservateur interdit par les Rouges le 19 juillet 1936 et dont les locaux furent saisis et attribués au Parti communiste… Sans doute pas vraiment des thuriféraires de la « pasionaria », Dolores Ubarruri, la sanguinaire affidée de Staline, ni même des admirateurs de la socialisante République espagnole. Manuel Valls n’est donc pas vraiment le descendant d’une famille réfugiée en France parce que fuyant « l’Espagne noire » du franquisme comme il n’a pas hésité à la présenter ! Il n’a pas grand chose à voir avec le fils de réfugié et d’immigré classique qui serait monté à la force du poignet.

Mais politiquement également, Valls aura sacrifié de ses nombreux idéaux d’origine pour faciliter son ascension et satisfaire son ambition en passant sous les fourches caudines du judaïsme politique. De pro-palestinien combattif pendant de longues années, à compter de 2009 il opère un virage à 180° et devient un soutien acharné du « foyer spirituel pour les juifs du monde entier », c’est-à-dire de l’État sioniste qui occupe la Palestine et bien évidemment de la « communauté juive française ».

Évanoui le maire d’Évry qui signait en 1999 un jumelage de sa ville avec le camp de réfugiés palestiniens de Khan Younès dans la bande de Gaza. Disparu le seul orateur socialiste des réunions publiques d’Europalestine ou le signataire d’un tract dénonçant la situation faîte à « tout un peuple sous occupation militaire (…) réduit au désespoir » (on n’était pas loin alors d’une certaine approbation, ou au moins complaisance, pour les actes de résistance y compris violents des Palestiniens, qui pouvaient découler de ce désespoir). Fini le témoin, en Palestine même, de « cette situation qui est révoltante (…) la répression terrible, la destruction des villes, des villages, des maisons, la poursuite de la colonisation qui viole le droit international » et qui détruit « les infrastructures, la mémoire, le futur de ce peuple » !

En effet, depuis 2009 puis son remariage en 2010 avec Anne Gravoin, violoniste et affairiste juive d’ascendance moldave, Manuel Valls est désormais « lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël, quand même… ! ». Et le voilà donc entouré « d’hommes qui porte la kippa, venus de Manhattan ou de Londres » comme le raconte son ami Marek Halter. Désormais « Manu le terrible » ne reculera devant rien pour complaire à ses nouveaux amis ! En 2011 il fait interdire à Évry une réunion de l’association Évry Palestine dont il a été si longtemps le compagnon de route. Il signe l’ultra-sioniste « Charte des amis d’Israël » le 3 avril 2012. Il s’oppose à la reconnaissance de la Palestine par l’ONU pour « ne pas braquer Israël ».

Et avec son arrivée Place Beauveau puis à Matignon, les représentants du lobby du judaïsme politique auront table ouverte auprès de « Manu la matraque » qui n’a rien à leur refuser. C’est le défilé à ses côtés, pour des événements publics ou privés, des dirigeants français, européens et mondiaux de tous les pseudopodes de la pieuvre du judaïsme politique : Licra, Crif bien sûr, mais aussi Centre Simon Wiesenthal, émanation de la Ligue Anti-Defamation du B’naï B’rith, American Jewish Committee (équivalent américain du Crif), Congrès juif européen et mondial (dont il décore le président Ronald Lauder de la Légion d’Honneur en 2013)…

Le résultat ne se fait pas attendre, on le connait : il organise harcèlement et traque de tous ceux qui ne sont pas soumis au lobby et alignés sur ses positions, foulant aux pieds tous les grands principes dont sa république est pourtant censée être la protectrice : poursuites iniques contre le mouvement BDS (Boycott Désinvestissement Sanction), annulations liberticides des spectacles de l’humoriste Dieudonné…

Reniant ses origines et ses idéaux, Manuel Valls n’avait pourtant pas fini de nuire. Sous couvert d’attachement à sa république, revendiqué jusqu’à l’écœurement, il s’est fait également le bon petit soldat de toutes les officines mondialistes, laïcardes, libertaires, complices ou collaboratrices du lobby précédemment cité. Membre du club Le Siècle, initié au Grand Orient de France en 1989 et fréquentant les loges « Ni Maîtres, Ni Dieux » et « L’Infini Maçonnique », il est sélectionné par les élites oligarchiques en 2008 pour rejoindre le groupe de Bilderberg… Il a, là aussi, fidèlement servi ses maîtres et leur projet antifrançais. Son action au pouvoir en témoigne.

Sous couvert de discours sévère sur les sujets de l’immigration ou de l’insécurité, son passage au ministère de l’Intérieur se solde par une explosion des naturalisations et des régularisations d’envahisseurs dits « sans-papiers », par l’augmentation significative des individus mis en cause dans des procédures policières mais relâchés par la justice ou encore par la chute spectaculaire des taux d’élucidations des crimes et délits…

En revanche il saura traduire en actes ses mâles accents, en 2013, quand il s’agira de réprimer ceux qui s’opposent et manifestent contre le lobby des dégénérés et son projet de mariage sodomite, conduisant aux abominations de l’adoption par les pervers ou du trafic de petits êtres humains par PMA-GPA. Par une kyrielle de manœuvres policières, « Manuel gaz » fera du maintien de l’ordre et de la garde à vue des armes pour criminaliser le familial mouvement de « La Manif pour Tous » et tenter de créer un climat de terreur propre à décourager les manifestants de redescendre dans la rue.

Et se sentant pousser des ailes, au prétexte d’un fait divers qui ne la concernait pas, il fera prononcer l’interdiction scélérate de l’Œuvre Française, « matrice de l’extrême-droite de ces trente dernières années » puis plus tard, sans motif, des camps-écoles de Jeune Nation…

Comme nous l’écrivions il a quelques mois, on ne provoque pas l’humiliation et la colère des uns parce qu’on se sent « éternellement lié, quand même » à d’autres, sans que cela ait des conséquences. Et aujourd’hui ce sont les siens, les socialistes, remontés contre ce qu’il représente et contre sa pratique du pouvoir, qui ont éliminé Manuel Valls de la course à la présidentielle, ce pitoyable théâtre d’ombres urnatoire, mais qui était son ambition ultime. Il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne…

Pour la France, bon débarras ! Nous, nous n’oublions pas.

Yvan Benedetti

 

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Redaction

Commentaires (2)

  1. Léon dit :

    Yvan est terrible !!

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