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Le Grand Remplacement des Gilets jaunes

L’événement n’a jamais attendu personne. Le temps dévore ses enfants, la révolution aussi, l’actualité est une déferlante d’eau troublée qu’on n’a pas le temps de filtrer. Vingt semaines de Gilets jaunes ont scandé nos saisons, ils sont venus pour la fin de l’automne, malgré leur âge ils ont passé l’hiver, et les voici dans les forsythias, les genêts et les ajoncs du printemps. Si le pouvoir jusqu’ici s’en est accommodé, ils agacent les commerçants et divisent les natios. Les médias étaient à fond contre au début, maintenant ils attendent que ça passe. Les réseaux sociaux continuent à bruire. Extrême gauche et extrême droite s’envoient des pavés informatiques à la figure. On est toujours le troll et le nazi de quelqu’un. Où est le danger ? Quel est l’ennemi ? Qu’est-ce qui se passe ? Les Gilets jaunes n’étant ni sacrés ni à rejeter, qu’y a-t-il de légitime dans leurs cris ? Tâchons d’éclairer la chose.

1. De quoi s’agit-il ?

Les soldats politiques sont chauds sur Facebook. Ils entendent faire tomber le régime. Tout leur est bon pour ça. Lénine et Carl Schmitt. On verra après ce qu’on fera, une fois l’ennemi principal étendu à nos pieds. Il n’y a de bon Macron qu’un Macron mort. Certains rêvent d’une fusion à l’italienne entre Cinq Etoiles et Ligue et en voient l’embryon dans les Gilets jaunes. D’autres déplorent qu’extrême droite et extrême gauche gâchent une chance historique moins par égoïsme récupérateur que par leur incapacité congénitale à penser plus loin.

Ces considérations sont rafraîchissantes, intéressantes même parfois, mais elles bousculent l’emploi du temps. Prendre le pouvoir, c’est bien, mais l’expérience montre que cela n’est pas si facile. Avant de se poser la question de Lénine, que faire, il faut se poser celle de Foch : de quoi s’agit-il. Si ma description de la situation et mon diagnostic sont faux, je ne guérirai pas le malade avec ma potion. Et j’enverrai mes pioupious, politiques ou non, au casse-pipe.

2. Gilets jaunes et révolution arc-en-ciel

Beaucoup peignent les Gilets jaunes en hérauts et héros d’une révolution conçue pour défaire la France d’élites indignes. Toutes leurs constructions reposent sur ce postulat. Or il est faux. Radicalement faux. Une révolution est bien en cours, mais ce sont les élites qui la mènent. C’est une révolution mondiale qui ne vise pas à ce que le pouvoir change de mains, mais de fin. Une minorité cosmopolite puissante impose de nouvelles moeurs, de nouveaux symboles, de nouvelles croyances, de nouvelles peurs. Cette révolution entend détruire les nations et les religions qui existaient avant elle.

C’est une révolution par le haut, menée par les élites. Elle tente de faire le moins de casse apparente possible, non parce qu’elle serait ménagère du sang du peuple, mais parce qu’aujourd’hui paraître agressif dessert une cause. C’est une révolution de cols blancs contre les bleus de travail. Cette révolution a besoin d’argent, les multinationales sont LGBT friendly, favorables à l’immigration et créatives en matière de luttes (le pluriel pose son homme) contre le réchauffement, et elles en tirent d’appréciables profits. Mais elle n’est pas menée par l’argent : les ploutocrates en ont à suffisance, ils cherchent le pouvoir. Le libre échange est un moyen de révolution plus que d’enrichissement. A l’échelle mondiale, c’est le meilleur outil du socialisme redistributeur et de son éthique. La France est l’un des pays les plus socialistes du monde et Macron n’entend lâcher un peu de pression que pour éviter à l’économie de sauter, ce qui disposerait le peuple à la révolte. Cette révolution a aussi besoin de flics. Jadis SS, ils sont devenus les piliers de l’Etat républicain, c’est-à-dire de l’appareil socialiste et maçon.

3. Pourquoi les Gilets gênent

Les Gilets jaunes sont une réaction spontanée contre la révolution arc-en-ciel en marche. Ils ont fait irruption sur une scène jusqu’alors monopolisée par la révolution et ses comparses. Ils ont dit : Non. A tout. A la transition énergétique, ses pompes et ses taxes. Cela commence toujours comme ça, les révoltes, depuis les Bagaudes : tu me prends trop d’argent et ce que tu en fais n’est pas légitime. Non aux mensonges de la révolution. A sa pourriture. A ses projets, à la France, au monde qu’elle prépare. Cet avenir n’intéresse pas les Gilets jaunes, ils l’ont dit fort en novembre, quand ils étaient près d’un million et que les médias ont minoré leur nombre pour casser leur dynamique. Ils gênaient trop le Système. Ils prétendaient sortir de l’esclavage démocratique et arc-en-ciel, ses pratiques de mafieux, ses idéaux de pervers, sa pratique de mort. Ils se sont dressés contre l’anti-France. Contre le préfet des Gaules, le gauleiter de la Frankmark, qu’il s’appelle Macron, Hollande, Chirac ou Sarkozy, contre tous les franciarques au service de l’Empire mondialiste. Les Gilets jaunes de novembre gênaient parce qu’ils étaient un refus global du Système, physique, moral, global, éthique, politique, métapolitique et spirituel. Ils étaient la France refusant le destin que l’anti-France lui trace. Ils ne gênaient non par ce qu’ils disaient mais par ce qu’ils étaient : le peuple de France, de souche, la nation levée, sans fourches, avec ses merguez, ses vieux, ses jeunes, ses intellos et ses mains caleuses. Ils sonnaient l’alarme contre le malheur et la honte.

[…]

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Redaction

Commentaires (2)

  1. Le Ket dit :

    Analyse EXACTE : cette « révolution » attribuée aux Gilets Jaunes est effectivement orchestrée et imposée par le Nouvel Ordre Mondial dont les commanditaires sont les banksters de Wall Street et l’oligarchie cosmopolite.
    Le combat va être difficile et interminable, sauf si un nouveau krach économico-financier dévaste la planète, tel que l’annonce le FMI et confirmé par divers spécialistes comme Georges Ugeux, Nouriel Roubini ou Charles Sannat.
    Une opportunité à ne pas manquer et à utiliser par les mouvements nationalistes afin de mettre le Régime à bas !

  2. gael dit :

    bravo les gilets jaunes

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