L’agriculture nationale vit un basculement historique. Fleuron historique de l’économie française et pilier des excédents commerciaux (avec l’armement, les parfums et cosmétiques et la pharmacie), les produits agricoles et agroalimentaires seront probablement en déficit commercial en 2025, du jamais-vu depuis 1978, près d’un demi-siècle.
Déjà, l’excédent agro-alimentaire français avait été divisé par deux entre 2022 et 2024, passant de 10,2 à 4,9 milliards d’euros ; mais en 2025, le solde entre les importations et les exportations agroalimentaires devrait être tout juste à l’équilibre, voire déficitaire, selon les pouvoirs publics et les principales filières françaises.
Depuis 2015, la France était déjà en déficit avec ses voisins européens, conséquence directe des accords commerciaux inégaux (de type Mercosur). Mais aujourd’hui, c’est un effondrement ! La souveraineté alimentaire et l’autosuffisance agricole française sont mortes ! L’agriculture et l’élevage en France ne nourrissent plus les Français.
Au sein de notre agriculture, les trois piliers stratégiques français de notre excédent commercial agricole que sont les céréales, les vins et spiritueux et les produits laitiers, ont été particulièrement frappés ces dernières années :
- concernant les vins et spiritueux, la hausse des droits de douane décidée par Donald Trump, combinée à la fermeture partielle du marché chinois, a affaiblit un secteur autrefois moteur,
- les produits laitiers, eux aussi ont été victimes de barrières douanières, ont vu leurs exportations s’effondrer,
- victimes d’une très mauvaise récolte en 2024, et donc faute de volumes de qualité, les céréaliers ont manqué leur campagne de commercialisation en 2025.
Mais les raisons profondes sont nombreuses et plus anciennes. Elles tiennent largement à l’aveuglement et à l’entêtement du pouvoir en France à réformer et remodeler nos filières et productions selon les modèles imposés par Bruxelles et à les intégrer à marche forcée dans la mondialisation. Sans se préoccuper de la rentabilité et de la compétitivité de nos produits sur les marchés mondiaux marqués par l’ultra-concurrence dérégulée.
« Un solde commercial agricole dans le rouge, cela signifie un pays qui ne se nourrit plus lui-même. Ce n’est pas un accident mais la conséquence d’une perte de compétitivité structurelle », (Dominique Chargé, président du syndicat des coopératives agricoles).
La superposition des normes (néonicotinoïdes, glyphosate…), notamment écolo-climatiques, qui sont en France à la fois plus nombreuses et plus dures que dans les autres pays européens et les pays tiers, affaiblit la compétitivité. Exemple : l’interdiction de l’acétamipride en 2018, un insecticide pourtant autorisé partout dans l’Union européenne (UE) jusqu’en 2033…
Et depuis 2017, la stratégie d’Emmanuel Macron de la « montée en gamme » a presque constitué un coup de grâce ! Pensée pour vendre plus cher nos produits à l’étranger, cette stratégie s’est heurtée de plein fouet à la crise inflationniste de 2022-2023.
Avec cette stratégie présentée comme un « virage qualitatif », les filières agro-alimentaires françaises se sont tournées vers la production d’aliments labellisées, plus qualitatifs peut-être mais plus chers que les produits standards, et dans le contexte d’inflation les consommateurs se sont tournés vers des produits étrangers, moins chers, moins contrôlés et les étalages ont été largement ouverts aux importations à bas coût.
Résultat : 70 % des fruits, 30 % des légumes consommés aujourd’hui en France sont importés. Désormais, 50 % des poulets consommés en France sont importés (25 % au début des années 2000). Malgré une production de 15 milliards d’unités d’œufs par an, la France peine maintenant à répondre seule à la demande des particuliers et des industriels. Alors que la consommation de poulets et d’œufs en France s’envole.
Pourtant, et malgré les louvoiements de girouette d’Emmanuel Macron (la France a finalement voté contre), le Conseil de l’UE a adopté le traité Mercosur à la majorité qualifiée nécessaire (55% des États et 65% de la population européenne), formant entre l’UE et le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay et la Bolivie, une vaste zone de libre-échange… La hyène présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, devrait se rendre au Paraguay le 17 janvier pour parapher l’accord avec des représentants du Mercosur.
Macron a déclaré : « L’étape de la signature de l’accord ne constitue pas la fin de l’histoire ». Mais la fin des agriculteurs français et de la souveraineté alimentaire du pays, il n’en a cure…
Mobilisation cette nuit avec les agriculteurs de la Coordination rurale à la frontiere espagnole pour rétablir symboliquement notre souveraineté. C’est la seule voie pour sauver notre paysannerie.
Haut les fourches ! pic.twitter.com/fGB7dqqygN— YVAN BENEDETTI (@Yvan_Benedetti) January 8, 2026
































Jeune Nation TV










C est pas grave quand on restructurera la dette les fonds de pensions US reclameront des actifs tangibles…nos terres agricoles….
Puis avec les droits de succession même en ligne direct une fois le partage effectué ( le notaire voleur s étant servi juste avant) la prochaine génération verra l immobiliers de ses parents récupérés par les fonds vautours.
Nous deviendront dans dix ans locataire de notre ancien pays.
MERCI LES BOOMERS!