La Maison Blanche avait précisé qu’en vertu Le plan de la Maison Blanche pour mettre fin à la guerre à Gaza comprend la création d’un « Conseil de paix » présidé par Donald Trump. Le Conseil de paix est censé se pencher sur des questions telles que « le renforcement des capacités de gouvernance, les relations régionales, la reconstruction, l’attraction des investissements, le financement à grande échelle et la mobilisation des capitaux » pour la reconstruction de la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre à caractère génocidaire menée par Tsahal en réponse à l’assaut du Hamas du 7 octobre 2023. En plus de cet organe, deux autres entités liées à ce conseil ont été créées : un « Comité palestinien de gouvernance » destiné à administrer provisoirement la bande de Gaza et un « Executive board » qui semble destiné à jouer un rôle davantage consultatif.
Le « Comité palestinien de gouvernance », organe technocratique opérant sous la supervision du premier conseil, aurait pour mission de « superviser le rétablissement des services publics essentiels, la reconstruction des institutions civiles et la stabilisation de la vie quotidienne à Gaza », a expliqué la Maison Blanche. Composé de 15 personnalités palestiniennes, il est présidé par Ali Shaath, un ancien vice-ministre palestinien.
Enfin, « l’Executive board », la troisième entité, doit pour sa part « contribuer à soutenir une gouvernance efficace et la fourniture de services de pointe qui favorisent la paix, la stabilité et la prospérité pour la population de Gaza », selon Washington.
Mais sous les dehors consensuels ou œcuméniques du casting des membres annoncés, nombre de personnalités qui apparaissent comme des acteurs clés de ce nouveau « Conseil de la paix » pour Gaza, étaient au cœur de la « Gaza Humanitarian Foundation » (GHF) de Washington, le programme d’aide meurtrier sous la supervision duquel plus de 2 600 Gazaouis ont été tués.
Coup de projecteur.
Selon le Financial Times, plusieurs des personnalités qui apparaissent comme des acteurs clés de la nouvelle administration soutenue par les États-Unis pour Gaza étaient au cœur de la Gaza Humanitarian Foundation de Washington. Le GHF était un programme d’aide américano-israélien meurtrier, introduit en mai, qui a été responsable de la mort de centaines de Palestiniens affamés qui sollicitaient cette aide.
Selon le Financial Times, le comité exécutif de Gaza, qui devrait être annoncé prochainement et qui opérera directement sous l’égide d’un « Conseil de la paix » dirigé par Trump, est en train d’être « façonné » par plusieurs personnes proches d’Israël.
Cela inclut le principal conseiller militaire du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Roman Gofman, et l’investisseur américano-israélien Michael Eisenberg, qui conseille le Premier ministre israélien depuis le début du cessez-le-feu.
Parmi les autres personnes impliquées figurent le responsable politique américano-israélien Aryeh Lightstone et l’entrepreneur israélien en cybersécurité Liran Tancman, qui est lié au Mossad.
Ces quatre hommes ont tous participé à la création de GHF. Ce programme d’aide meurtrier a entraîné la mort d’environ 2 000 Palestiniens en six mois. Sous prétexte d’assistance humanitaire, des Palestiniens ont été entassés dans des espaces exigus et ont reçu des quantités limitées d’aide pendant des mois, tandis que les troupes israéliennes et les contractuels américains ouvraient régulièrement le feu sur des demandeurs d’aide non armés.
L’annonce de la création du « Conseil de la paix » de Trump, initialement prévue la semaine dernière, a été reportée. Selon certaines sources, le comité exécutif qui opérera sous son autorité pourrait être annoncé cette semainei. « Dix-huit responsables palestiniens ont reçu des invitations pour rejoindre le comité qui remplacera le Hamas », ont indiqué des sources au New Arab.
Ali Shaath, ancien ministre adjoint de la planification de l’Autorité palestinienne (AP), a été désigné pour diriger le comité, tandis que Mohammed Nisman, ancien responsable du renseignement, devrait prendre en charge la sécurité.
Le « Conseil de la paix » devrait comprendre 15 dirigeants mondiaux issus de pays tels que le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Arabie saoudite, le Qatar et l’Égypte.
Le Hamas a juré à plusieurs reprises être prêt à céder le pouvoir à un organe indépendant de Palestiniens technocrates, comme prévu dans la trêve. Mais il rejette le désarmement tant qu’un État palestinien indépendant n’aura pas été formé, tout en se montrant ouvert à une initiative visant à « geler » ses armes pendant un certain temps.
Le groupe a souligné que la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu ne pourra pas commencer tant qu’Israël n’aura pas mis fin à toutes les violations. Depuis l’entrée en vigueur du « cessez-le-feu » négocié par les États-Unis en octobre dernier, Israël a tué au moins 442 Palestiniens, selon le ministère de la Santé de Gaza. Plus de 1 200 personnes ont été blessées.
Tel-Aviv continue ainsi de cibler indistinctement les civils, justifiant ces attaques par de prétendues « menaces à la sécurité », tout en persistant dans la répression violente des chefs de la résistance, sans égard pour les termes de l’accord de cessez-le-feu. Le blocus de Gaza demeure, aggravant encore la crise humanitaire.
Et des sources ont indiqué au Times of Israel, dans un article publié le 11 janvier, que l’armée israélienne avait élaboré des plans pour une nouvelle offensive dans la bande de Gaza, visant à étendre les zones sous le contrôle de Tel Aviv en violation du cessez-le-feu.
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Jeune Nation TV









