En juin 2025, l’Entité sioniste avait agressé la République islamique d’Iran, rejointe par les États-Unis de Trump pour un bouquet qu’il décrétait final, à coup de bombes perceuses de blockhaus censées mettre un terme au projet militaire atomique supposé du pouvoir à Téhéran.
En juin 2025 la riposte iranienne aux premiers bombardements s’était faite attendre presque 48 heures, en raison de la désorganisation provoquée par la double opération israélienne de sabotage des communications et de la chaine de commandement, par cyber-attaque et par l’action de commandos du Mossad ou à sa solde en Iran même.
Le 3 mars dernier, la toute première frappe israélienne ayant décapité le sommet du pouvoir atteignant le Guide suprême et quelques dizaines de ses compagnons n’a pas entraîné quelque paralysie ou panique de l’état-major de l’armée et du Corps des Gardiens de la révolution. La réplique iranienne a été immédiate et les projectiles iraniens ont massivement volé vers Israël, les intérêts américains au Proche Orient et leurs alliés du golfe Persique.
En juin 2025 la défense anti-aérienne israélienne, renforcée par celle de ses alliés américains et occidentaux positionnés dans la région et des pays du golfe, avait très largement intercepté l’essentiel des projectiles iraniens.
Depuis le 3 mars dernier, nombre de missiles et drones passent au travers de la défense anti-missiles (« Dôme de Fer », « Fronde de David », « Arrow ») et frappent des cibles au sol, aussi bien dans l’Entité sioniste que sur les bases américaines et occidentales dans la région et les pays du golf qui les accueillent.
Cette fois-ci, le contraste avec la « guerre des Douze Jours » est frappant : depuis le 3 mars, les mollahs et les Gardiens de la Révolution engrangent de petits mais jolis succès tactiques, dont l’accumulation pourrait les conduire vers un succès stratégique.
Petite visite du « salon du Bourget » iranien.
JN
Si l’Iran avait un stand au Salon du Bourget, comme Israël, elle aurait de quoi vendre : Ghadr, Sejjil, Imad, Kheibar Shekan, Shahed Haj Qassem, Shahed-136, Khorramchahr-4, Fatah I, Qassem Bassir.
Le paramètre de la portée est résolu depuis le début, il s’agit d’atteindre Israël, il n’y a plus de progrès intéressant à attendre sur ce point.
La charge n’est pas non plus un paramètre qui évolue beaucoup, 750 kg, 850 kg ou 500 kg, au fond, c’est toujours un peu la même depuis le V2 allemand (800 kg), l’Iskander russe fait entre 450 et 700 kg, il n’y a pas tellement de surprise à attendre sur ce paramètre.
Les paramètres intéressants sont la rapidité de mise en œuvre (passage du combustible liquide au combustible solide), l’ogive (unique ou multiple) la précision finale (ailette sur l’ogive), la manœuvrabilité (pour échapper à la défense antimissile), la vitesse.
0 – Pour l’histoire: Shahab-3 1998
Basé sur un missile Nord-Coréen Nordong 1/A
Erreur circulaire probable 2500 mètres (navigation inertielle)
Ogive unique 1200 kg ou multiple (5 X 280 Kg)
Portée 1300 à 1500 km
Combustible liquide
Lents à mettre en œuvre et peu précis, ils ont été utilisés au début de la riposte iranienne, ce qui explique peut-être qu’il ait fallu attendre 18 heures l’étape 1 de la riposte, l’objectif étant d’ouvrir le ciel israélien en forçant la défense antimissile adverse à décoller : l’Iran continue de « déstocker » ses missiles à combustible liquide pour rendre la guerre très coûteuse pour Israël.
I – Ghadr – 2005 – précision accrue

Évolution du Shabab 3
Combustible liquide pour le premier étage et solide pour le second
Portée 1350 à 2000 km selon les versions.
Erreur circulaire probable 100 à 300 mètres
II – Sejjil – 2008 – 2009 Lourd – Tel Aviv en moins de 7mn
manœuvrable à l’intérieur et à l’extérieur de l’atmosphère
Sa vitesse lui permet d’atteindre Tel-Aviv en moins de sept minutes.
Combustible solide, ce qui lui confère un avantage en termes de rapidité de lancement par rapport aux missiles fonctionnant au combustible liquide
Portée 2000 km
Ogive 700 kg
Le 18 juin 2025, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé que ce missile lourd à longue portée avait été employé pour la première fois dans le cadre de l’opération Al-Waad Al-Sadiq 3 contre Israël.

III – Imad – 2015 Guidage final de l’ogive par ailette

l’Emad est une évolution du Gahdr
Guidage finale de l’ogive par ailettes.
Erreur circulaire probable 50 mètres
Combustible solide
Portée 1700 km
Charge 750 kg
IV – Shahed Haj Qassem – 2020 – Mach 12 dans l’exosphère
Selon The Economic Times , les médias d’État iraniens ont indiqué que le pays avait utilisé le missile balistique guidé Haj Qassem, du nom du général Qassem Soleimani, lors d’une série d’attaques visant Israël.
Le missile Haj Qassem utilise du combustible solide, a une portée annoncée d’environ 1 200 km et emporte une ogive de 500 kg, atteignant une vitesse maximale de Mach 12, soit 12 fois la vitesse du son. Il intègre une ogive manœuvrable lors de sa rentrée dans l’atmosphère (MaRV – Maneuverable Reentry Vehicle) et un système de guidage moderne, lui permettant de pénétrer les défenses aériennes denses.
Combustible solide
Portée 1400 km
Charge 500 kg

V – Abu Mahdi – 2020 – missile de croisière

Il peut être lancé depuis la mer ou depuis les airs.
VI – Shahed-136 – 2020 coût 20 000 dollars
Comme pour les liberty ship américains de Seconde Guerre mondiale, inutile de rechercher une performance quelconque, le but est d’en produire plus que l’ennemi ne pourra en abattre.
Il emporte 40kg d’explosif, vol à 185 km/heure sur 2 500 km, est guidé par un système de navigation par satellite, relayé en cas de brouillage par un système inertiel (beaucoup moins précis).
VII – Khaybar Shekan – 2022 carburant solide

Ogive manœuvrable lors de sa rentrée dans l’atmosphère
Guidage finale de l’ogive par ailettes.
Erreur circulaire probable 50 mètres
Combustible solide
Portée 1450 km
Mach 16 dans l’exosphère.
Ogive manœuvrante capable de déjouer les systèmes antimissiles grâce à des changements de direction en phase terminale
Le nom « Khaybar Shekan » fait référence à la bataille de Khaybar, une ville antique située dans l’actuelle Arabie saoudite, où l’armée de Mahomet a vaincu les Juifs au 7ème siècle.
VIII – « Khorramchahr-4 » – 2023 frappe 80 cibles en même temps

L’armée d’occupation israélienne a suscité jeudi une vive controverse et spéculation sur la nature du missile utilisé par l’Iran lors de ses récentes frappes, affirmant qu’il « possède plusieurs ogives, ce qui représente un nouveau défi pour nos défenses ».
Deux sources de sécurité ont confié pour la radio de l’armée israélienne que « le missile iranien qui a visé Gush Dan était composé de plusieurs petites ogives. « Lorsque le missile iranien a explosé, il s’est dispersé dans plusieurs endroits dans la région de Gush Dan », ont-elles précisé.
Ces derniers jours, l’Iran a lancé de nouvelles vagues de missiles et de drones vers de vastes zones d’Israël, les plus importantes depuis le lancement de l’offensive israélienne sur son territoire, frappant des sites stratégiques dans la région de Tel-Aviv et de Haïfa.
Missile à ogives multiples
Selon l’expert militaire, le colonel Hatem Karim Al-Falahi, un missile à ogives multiples possède des capacités très importantes, difficiles à intercepter par les systèmes de défense.
Dans une interview accordée à Al Jazeera,il constate que l’Iran a utilisé un petit nombre de missiles ces deux derniers jours, mais avec un impact significatif.
Selon lui, leur pénétration du système de défense aérienne israélien et leur atteinte de cibles et d’installations stratégiques en Israël, provoquent des destructions massives.
« Le missile à ogives multiples pourrait être intercontinental, lancé dans l’espace à travers plusieurs continents, puis fragmenté, libérant plusieurs ogives, chacune se dirigeant vers sa cible selon sa programmation et capable de se fragmenter et de se désintégrer en de vastes zones lors de l’impact au sol lors de l’impact au sol », ajoute l’expert militaire. Et de constater que « la puissance explosive de ses ogives est élevée et causent des pertes importantes. »
L’expert militaire a fait remarquer que certains explosifs de bombes à fragmentation peuvent « exploser et ne pas exploser en même temps, continuant à agir comme des mines au contact ou à proximité ».

Khorramchar-4, 80 cibles
Des médias iraniens ont rapporté que des missiles sophistiqués de type Sejjil, Fateh et Khorramchahr ont été utilisés ces derniers jours.
Selon le journal israélien Maariv, l’armée israélienne enquête sur le missile Khorramchahr.
En mai 2023, le commandant de la Force aérospatiale du Corps des gardiens de la révolution le général martyr Amir Ali Hajizadeh avait parlé longuement d’une nouvelle version de ce missile, baptisé « Khorramchahr-4 ».
« Lorsqu’un missile Khorramshahr-4 est lancé, 80 cibles sont touchées. Si 100 missiles de ce type sont lancés vers le territoire ennemi, ces missiles se transforment en 8 000 projectiles et atteignent les cibles », avait-il affirmé.
Les médias iraniens indiquent que son ogive pourrait peser 1800 kg.
IX – Fatah I – 2023 Hypersonique – En 400 secondes à Tel Aviv

Vitesse Mach 12 pour le vol et Mach 5 pour la vitesse d’impact.
Portée 1450 km
Carburant solide – propulsion à un étage
Changements de direction en vol – Ogive manœuvrable.
X – Qassem Bassir 2025
Évolution du Haj Qassem
Portée 1200 km
Charge 500 kg
Combustible solide – deux étages
Contre-mesure électronique
Précision prétendue exacte.
Sources ouvertes, attention, l’article peut contenir des erreurs, les sources ouvertes se contredisent souvent, qui peut se targuer de connaître les vrais caractéristiques des missiles iraniens, nous verrons à l’usage ces prochains jours, c’est ça le plus important.






























Jeune Nation TV








Photo de tête:
Des Perséides visibles seulement depuis le ciel de Tel Aviv, en avance (d’habitude c’est fin juillet début août)
Dans Perséide, il y a Perse – c’est peut-être pour ça qu’elles sont beaucoup plus actives dans le ciel de Tel Aviv…
L’astrophysique politique serait-elle née?