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Trump et ses coups de boutoir

Par André Gandillon

par André Gandillon
30 janvier 2026
dans Actualité internationale, Actualité nationaliste, Economie
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Trump et ses coups de boutoir
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Le début de l’an 2026 a commencé de façon tonitruante – certains diront de « manière tonitruande » – avec la politique de cow-boy du Far West menée par Trump concernant l’enlèvement du président Maduro au Venezuela et la volonté de s’emparer du Groenland « parce que tel est mon bon plaisir » et tout simplement « parce que je suis le plus fort ». Rarement, depuis longtemps, l’adage « la force prime le droit » n’a été aussi bien illustré.

Que nous nous en scandalisions est une réaction normale. Non pas parce que Trump renoue, en définitive avec une politique que l’on pensait appartenir au passé dans un monde que l’on présente comme civilisé, régi par le droit international dont les promoteurs ont été la France et la Russie tsariste voici plus d’un siècle ; mais parce que ces actes impérialistes sont commis par un Etat qui se présente, comme tout l‘Occident judéo-protestant, comme le modèle de la morale la plus pure qui soit, de l’action droite, honnête, se voulant irréprochable aux yeux du monde et de l’Eternel. Or de tels actes détruisent par eux-mêmes, s’il en était besoin, le magistère moral que l’Occident prétend s’arroger et imposer à l’ensemble des peuples de la planète. Nous sommes loin des critères de guerre juste que les scolastiques, dont Thomas d’Aquin, ont élaboré voici quelque sept siècles.

 

Une pratique états-unienne constante 

En fait, ces pratiques de gangster  n’étonneront que ceux qui croient en la démocratie, en les droits de l’homme et autres poncifs qui ne sont que l’expression d’un monde occidental dénaturé par rapport à ses origines gréco-romaines et chrétiennes. Voire même un monde converti au satanisme, lorsque l’on constate la promotion de principes qui vont à l’encontre de l’ordre naturel, avec, entre autres, la promotion de l’avortement, de l’assassinat des anciens sous l’euphémisme d’euthanasie et de la perversion de l’institution du mariage.

Quant aux Etats-Unis, leur comportement actuel est dans la continuation de leur façon d’agir traditionnelle, et cela d’autant plus que le pouvoir fédéral est devenu l’agent d’exécution de la finance apatride judéo-protestante dont le cœur névralgique se situe à Wall Street, en liaison avec son alma mater, la City de Londres.

Que de mieux, pour montrer la continuité dans l’action des gouvernements de Washington, que de citer Romain Rolland qui notait dans son « Journal des années de guerre », le 17 septembre 1917 :

« Les Etats-Unis appliquent à la politique étrangère, les procédés de Tammany Hall ­[une organisation politique créée au sein du Parti démocrate à New York en 1789 et ayant sévi jusque vers 1960 et connue pour être une organisation mafieuse et criminelle visant à contrôler la politique de New York et plus largement des Etats-Unis par la corruption]. Ils forgent des complots (pacifistes et neutralistes). Ils brutalisent les neutres. Ils foulent aux pieds toutes les libertés  – au nom de la liberté (la leur, celle de Tammany). Ils viennent de décréter sans autre explication que tous les neutres habitant en Amérique depuis un an seraient incorporés : on leur laisse seulement 40 jours pour filer. Tant plis pour les femmes, les enfants, jetés sur l’Atlantique, exposés aux sous-marins…  Jamais l’Allemagne (impériale) n’a osé encore outrager aussi effrontément les droits de la liberté. Car ici Wilson ne peut même pas invoquer le ‘’not kennt kein Gebot’’ [nul ne connaît de commandement]. Ce n’est pas tout : les Etats-Unis décrètent l’interdiction de toute exportation pour la Suisse, la Suède, la Norvège, le Danemark, la Hollande etc. C’est l’affamement organisé pour les neutres. Ou se battre pour les politiciens de l’Entente ou crever de faim ! Mais vous êtes libres ! »

Rien de neuf sous le soleil ! Et sachons que, plus l’Occident à magistère d’inspiration talmudique ira mal, plus la défense de la « liberté », de la « démocratie », se fera en restreignant la liberté de parole, voire en la criminalisant. Les nationalistes, les personnes attachées à une tradition européenne plurimillénaire en savent quelque chose. Bien que très changeante au fil des jours, emplie d’imprévus comme rarement dans l’histoire, l’actualité de ces dernières semaines appelle quelques observations générales.

L’affaire vénézuélienne

Ainsi, qu’en est-il du Venezuela ? Oh, belle opération militaire, mais sans gloire car « à vaincre sans mérite, on triomphe sans gloire » pour citer Corneille. En effet, le Venezuela n’est pas la Russie, n’est pas l’Iran qui a montré en juin 2025 à l’Israël qu’il n’était pas un tigre de papier. C’est un pays qui a souffert de l’embargo états-unien depuis l’époque de Chavez, qui a souffert de la politique socialiste des gouvernements bolivariens successifs. En outre, nous savons maintenant que les Américains avaient « acheté » plusieurs caciques du régime, dont vraisemblablement l’actuelle présidente par intérim, ce qui a grandement facilité l’opération d’enlèvement de Nicolas Maduro accusé par ailleurs faussement d’être un chef de gang de la drogue (chef d’accusation qui a été abandonné lors de la première audience qui lui est intenté à New York).

Que va-t-il se passer maintenant, à la suite de cette opération de banditisme international ? L’intervention trumpienne a été motivée pour plusieurs raisons, toutes liées à la perte d’influence des Etats-Unis, à leur déclin. Elle n’est pas une manifestation de puissance mais de faiblesse de la part d’un Etat qui s’effraie de voir perdre la suprématie planétaire qui a été la sienne au XXe siècle et surtout depuis 1991.

Le Venezuela a irrité passablement Washington parce que Caracas abandonnait le dollar comme devise de vente au profit de monnaies comme le yuan, la roupie, « crime » impardonnable, qui a déjà coûté la vie à Saddam Hussein, à Kadhafi et à Milosevic. Mais le mécontentement provient aussi de ce que le régime bolivarien a conclu des accords avec les Brics, la Russie mais surtout la Chine, accords ouvrant des perspectives de développement économique nouveau pour le Venezuela ayant ainsi desserré le nœud coulant américain, tandis que la Chine est en train de développer des réseaux d’influence conséquents dans toute l’Amérique latine, dont le symbole est le port de Chancay au Pérou développé par Cosco Shipping Ports Chancay Perú S.A., une société composée de la société publique chinoise de transport et de logistique COSCO Shipping en association avec la société péruvienne Volcan et inauguré par Xi Jinping en personne le 14 novembre 2024. Ce port constitue une porte d’entrée majeure de la Chine en Amérique latine dont le commerce extérieur se fait déjà à 60 % avec l’Empire du Milieu. Et quoi qu’ils fassent, les Etats-Unis ne parviendront pas à en chasser les Chinois alors que nous sommes entrés dans une phase de recomposition de l’équilibre des forces dominant la planète. 

Il y a, nous dit-on, le pétrole vénézuélien. Actuellement, à cause de l’embargo, des « sanctions », le pétrole vénézuélien est fort peu et mal exploité. La Chine avait conclu avant l’enlèvement de Maduro des accords de 60 milliards $ pour en développer l’exploitation. Il nous a été dit que ce pétrole était important pour Pékin. Certes ; mais il sert surtout à soutenir le régime de Caracas car, dans les besoins chinois, il ne représente que 4 % de ses approvisionnement qui peuvent être compensés par d’autres pays, à commencer par la Russie. Ce pétrole est toutefois important pour les Etats-Unis car il s’agit de pétrole lourd qui fait défaut à l’Oncle Sam. Cependant, l’affaire n’est pas aussi simple. On nous dit que le Venezuela possède les deuxièmes réserves de pétrole du monde. En fait, aucun document d’expertise sérieux n’a été produit sur ce sujet. En outre, il est très difficile à exploiter et une telle entreprise prendra au minimum une dizaine d’années, dans le meilleur des cas. 

D’ailleurs, le projet ne semble pas aussi alléchant qu’il y paraît car le patron d’Exxon Mobil a décliné l’offre qui lui a été faite de s’emparer de ces gisements, au grand dam de Trump, qui s’est fâché, tout en maintenant l’assertion que le pétrole vénézuélien appartenait aux Etats-Unis selon l’adage « tout ce qui est à vous est à moi et ce qui est à moi ne vous appartient pas ». Il faudrait environ 184 Mds $ pour lancer l’exploitation et peu de monde y est intéressé, au moins pour le court terme et même le moyen terme. La mise en exploitation de ces gisements nécessite un plan à long terme dans lequel les Etats planifient et créent les conditions économiques et financières d’une politique économique à long terme, en collaboration avec des entreprises privées soumises à cette politique. Aux Etats-Unis, nous n’en sommes pas là : trop souvent, comme c’est le cas dans le domaine militaire, ce sont les sociétés industrielles qui imposent leurs choix, plus souvent dictés par la recherche de bénéfices financiers rapides que par les besoins de l’armée même s’ils ne sont pas adaptés à ces besoins ; une pratique dommageable que savent éviter les Russes et les Chinois.

Signalons enfin une autre cause éclairant l’enlèvement de Nicolas Maduro et qui expliquerait les manifestations de joie qu’il a suscitées en Israël. Sous la présidence Maduro, le Venezuela a tissé des liens suivis avec le monde chiite par l’intermédiaire de circuits financiers iraniens qui finançaient grassement le Hezbollah. Maduro avait accordé des licences au sein d’un organisme de contrôle des changes vénézuélien à des intermédiaires chiites installés au Venezuela qui leur ont permis de créer des circuits de financement bénéficiant à aux mêmes et au Hezbollah par l’intermédiaire de l’aumône religieuse légale, la zakat. Maduro a laissé faire : est-ce son « crime » ? Ces circuits étaient connus depuis la présidence Obama mais il a fallu attendre le second mandat de Trump pour entreprendre d’y mettre fin. 

Cela précisé, notons que l’armada qui fait le blocus du Venezuela n’a pas pour autant permis aux GI de prendre pied sur son sol. Cela se comprend : le régime de Caracas, même conciliant avec Trump – jusqu’à quel point ? l’avenir va nous le montrer – , doit compter avec une population qui n’apprécie pas particulièrement le grand voisin du Nord et une guérilla pourrait très vite se mettre en place, la jungle tropicale qui couvre le pays offrant des conditions de lutte très favorables. En outre Russie et Chine, qui prennent leur temps pour réagir et le font calmement, sans gesticulation inutile, n’ont pas dit leur dernier mot. Déjà, entre autres faits troublants, notons la vente accélérée de bons du trésor américain détenus par Pékin, une « opimisation » des routes maritimes de la China Ocean Shipping Company (COSC) qui contrôle 40 % de la capacité de transport maritime mondiale a pour effet de priver des ports états-uniens comme Long Beach, Los Angeles, Nex York, Miami de 35 % de leur trafic de conteneurs.

L’affaire du Venezuela risque de se terminer comme toutes les entreprises états-uniennes menées à l’étranger par Washington, à savoir une opération initiale brillante, victorieuse, suivie d’un enlisement et de déconvenues précédant un rembarquement peu glorieux, laissant derrière lui une situation délétère ; mais c’est peut-être le but recherché par certains stratèges : comme on est incapable de dominer, on divise, on détruit, on sème le chaos. 

Trump a mis sur sa liste Cuba. Cela fait 70 ans que l’île leur échappe. Cuba, qui a survécu à un blocus total et qui a fait plus que survivre est sur le point de sortir de sa situation économique difficile avec l’aide des circuits mis en place par les BRICS ; Cela ne peut que mettre en rage Washington ! Echapper à l’emprise yankee définitivement lui est intolérable ! Que va-t-il se passer ?  

Le Groenland

Venons-en au Groenland. Là encore, Trump a fait savoir qu’il voulait s’approprier cette île recouverte d’un inlandsis de 2000 à 3000 mètres d’épaisseur (lequel en s’étendant a chassé les Vikings qui s’étaient installés là comme paysans avant l’an 1200, comme quoi, il faisait plus chaud à cette époque qu’actuellement, n’en déplaise aux réchauffistes forcenés).

Il avance que c’est indispensable pour la sécurité des Etats-Unis, que les Russes et les Chinois en infestent les côtes, etc.

Du point de vue des Etats-Unis, concédons que la position du Groenland est utile pour leur permettre de renforcer leurs moyens dans l’Arctique alors que cette région du monde prend de l’importance avec l’ouverture d’une route maritime arctique dont les principaux bénéficiaires sont les Russes, qui l’administrent et les Chinois pour leurs transports de marchandises vers l’Europe.

Mais l’objectif semble être de surveiller, sinon bloquer les sous-marins russes basés dans l’Arctique, à Mourmansk, et surtout de militariser l’Arctique et achever l’encerclement de la Russie déjà engagé par le sud, voire même d’envisager expulser un jour la Russie de l’Arctique : n’oublions jamais les plans de démembrement de la Russie qui ne sont en rien rangés dans les archives mais qui sont seulement, momentanément, parce que la conjoncture n’est pas favorable, mis de côté. La question ukrainienne, mal engagée pour les cercles mondialistes anglo-saxons, en est la cause. Pour sa part, Trump a parlé du Groenland comme indispensable, à la mise en place de son « dôme d’or », une version américaine du dôme d’or israélien. Or compte tenu de l’état de destruction dans lequel se trouve l’économie des Etats-Unis, où le niveau d’instruction ne cesse de baisser, où  les étudiants préfèrent se tourner vers des métiers « d’ingénieurs ( !) » de la finance plutôt que vers les métiers d’ingénieurs d’industrie et ceux de la recherche, compte tenu des échecs répétés dans la mise au point de matériels militaires de pointe, il est à penser que ce projet de « Golden Dome » connaîtra bien des déconvenues : en outre, un tel dôme est fait pour être percé, ou être contourné, comme toutes les fortifications : les Israéliens en savent quelque chose depuis l’été 2025, comme les Français l’on appris en 1940 avec la ligne Maginot. Mais nous n’abordons pas ici ce sujet plus avant.

Signalons encore un autre motif d’accaparement du Groenland : dans la guerre que se livrent Etats-Unis et Chine en matière d’IA, installer des centres de Data dans un pays glacé présente l’intérêt d’en faciliter le refroidissement.

Toutefois, sachant que les décisions qui modifient l’ordre du monde sont décidées dans des cercles discrets et restreints, il est intéressant de lire le livre de Peter Baker et Susan Glasser « The Divider » paru en septembre 2022 dans lequel on apprend que c’est Ronald Lauder, le président du Congrès juif mondial, qui a chuchoté à l’oreille de Trump l’idée de s’emparer du Groenland. Dans ce cas, il est clair qu’il y a une vision stratégique planétaire qui va bien au-delà des seuls intérêts nationaux états-uniens, alors que la Russie et la Chine (moindrement, car les Occidentaux ont en quelque sorte un pied à terre dans la province du Hubei) s’opposent fermement aux visées dominatrices de la finance mondialiste et des forces qui les sous-tendent.

Dans cette affaire, nous avons pu observer une fois de plus la « méthode Trump » en action, celle d’un homme qui a fait sa fortune dans ce monde à la limite des pratiques mafieuses qu’est celui de l’immobilier new-yorkais : bluff, menaces, lancement de propositions dans tous les sens, sachant que parmi celles-ci il s’en trouvera qui réussiront. 

Il déstabilise ainsi ses interlocuteurs, une pratique qui fonctionne assez bien avec les roquets européens qui ne savent pas comment réagir, affichant leurs divisions : on a vu ainsi un Macron bomber le torse tandis que Meloni et Merz adoptaient une attitude plus conciliante, voire flagorneuse, Meloni proposant Trump pour le prix Nobel de la paix, hochet auquel le président américain semble particulièrement attaché.

Mais il est aussi possible d’y voir des signes de démence de quelqu’un infecté de narcissisme et qui est le jouet de différents réseaux d’influence, notamment israéliens ; nous y reviendrons. Quoi qu’il en soit le personnage est assez erratique et ajoute à l’imprévisibilité des Occidentaux, notamment des dirigeants des Etats de l’Europe carolingienne, dont l’irrationalité est des plus inquiétantes.

Finalement, du moins pour le moment, l’affaire de l’annexion – ou de l’achat (car, comme le disait de Funès dans une réplique, tout est à vendre, c’est une question de prix) – du Groenland a trouvé une solution (temporaire ?) qui aurait dû être celle envisagée d’emblée : réactiver les bases américaines installées au Groenland durant la Guerre froide, à l’issue de la guerre 39-45 et sanctionnées par un accord datant de 1951, puis abandonnées, sauf celle de Nunavik, après 1991. L’accord signé entre l’Otan et Trump fin janvier 2026 prévoit l’extraterritorialité des dites bases, au bénéfice des Etats-Unis.

Et après un Anschluss du Groenland ?

Trump (ou ses successeurs ?) sauront-ils s’arrêter là ou bien finiront-ils par faire du Groenland, sans demander leur avis aux 55 000 habitants des lieux (que l’on pourra charitablement déporter dans des réserves si la perspective de devenir citoyen états-uniens ne leur plait pas !), un territoire des Etats-Unis ? En tout cas, avec Trump, un tel scénario est possible, d’autant plus que des bruits circulent que son équipe aurait aussi des visées sur l’Islande qui n’a -il est vrai – que … 350 000 habitants ! Et pourquoi pas les îles Feroe ! Pour le moment, Ubu réactive son idée de faire du Canada un « 51eme Etat des Etats-Unis » en s’appuyant entre autre sur le mouvement souverainiste de l’Alberta. Après tout, le Canada dispose de milliers de kilomètres de côtes sur l’océan arctique ! Là encore, nous devons nous demander s’il s’agit d’un signe de démence ou d’un coup de bluff pour obtenir une sorte de vassalisation du Canada. Il est vrai que le Premier ministre canadien, Mike Carney, pourtant membre du sérail mondialiste, par pragmatisme sans doute, s’éloigne des Etats-Unis en concluant des accords commerciaux avec la Chine, ce qui déplait fortement à Trump qui l’a menacé de sanctions pour cela… 

Il est loisible de spéculer sur un éclatement de l’Otan, comme beaucoup le font. Que les événements présents créent des fractures qui se refermeront mal et ouvrent des potentialités en ce sens, c’est certain. Toutefois, les Etats d’Europe se trouvent dans une telle dépendance vis à vis de Washington qu’il est difficile d’imaginer que cela se produise rapidement. L’attitude de Trump lors du Forum de Davos 2026 à l’égard des dirigeants européistes, humiliant pour eux mais réaliste tant ils sont médiocres et méprisables, est significative de l’état des choses. Bien sûr que les Etats d’Europe doivent couper le cordon ombilical d’avec les Etats-Unis et plus encore d’avec l’oligarchie mondialiste qui domine cet Occident d’esprit talmudique ! Mais il faut d’abord s’en donner les moyens. Sauf chaos imprévu et apocalyptique dont le dernier exemple en date est celui des années 1917-1918, une séparation, sans préparation, d’avec les Etats-Unis provoquerait bien des catastrophes que les dirigeants européens, tout déficients qu’ils soient, s’effraient de voir venir. Les Etats de l’U.E. dépendent des Etats-Unis et de leurs sociétés comme les GAFAM et Washington aurait beau jeu de couper l’accès au Cloud dont dépend la moitié des sociétés en Europe, couper SWIFT, voire bloquer les avions de chasse à partir d’un « petit clic » effectué au Pentagone… 

Pour effectuer intelligemment une telle rupture et les inévitables aléas qui s’en suivront, il faut préalablement que les Etats d’Europe créent leurs propres systèmes alternatifs, comme les Russes s’y étaient préparés dès 2014, ayant compris que l’oligarchie occidentale et ses domestiques étaient plus que jamais les ennemis des peuples de la planète. Vaste programme d’action que nous ne pouvons aborder présentement. Mais sachons que la solution passera par le recouvrement préalable de la souveraineté des Etats car, en la matière, les mutuelles, ça ne fonctionne pas !

En premier lieu la France doit – elle le peut toujours – se « débrancher de l’U.E. : il faut une volonté politique pour cela, sachant que la France dispose de formidables leviers, comme sa contribution excédentaire au budget de l’U.E. qui lui permet de la marchander, son armement atomique, une diplomatie permettant de nouer à nouveau des liens avec le Sud Global, avec la Russie et ainsi de desserrer l’étau mondialiste. Répétons-le : là où il y a une volonté, il y a un chemin, même si, pour le moment, la situation intérieure n’est pas encore mûre pour un tel changement politique, trop de nos concityoens n’étant pas disposés à entendre, voire à comprendre, un tel discours.

Présentement, bien des événements imprévus, incongrus, peuvent se produire avec un personnage tel que Trump et les pieds nickelés européistes. Evènements qui pourront provoquer bien des infléchissements dans le cours de l’histoire. Pour s’en convaincre, méditons seulement les conséquences de la répudiation d’Aliénor d’Aquitaine par le roi Louis VII en 1152 : un acte privé, domestique, lié à des motifs d’orgueil, de coup de tête, inaccessible à la saine rationalité politique, qui a déclenché une rivalité pérenne entre la France et l’Angleterre, marquée par les guerres de Philippe Auguste contre Richard Cœur de Lion, donné à l’Angleterre une puissance qu’elle n’avait pas, jusqu’à en faire une puissance impériale mondiale pendant deux siècles

Cela dit, sans brise-glaces, disposer, ou posséder, le Groenland n’aura pas grande utilité. Actuellement, les Etats-Unis disposent au mieux de deux brise-glaces, alors que les Russes en possèdent une quarantaine, dont dix à propulsion nucléaire, d’autres étant à venir. Compte tenu de la décrépitude des chantiers navals états-uniens et d’une dégradation de la qualité de la main d’œuvre déjà signalée, il paraît difficile que Washington puisse rivaliser avec Moscou dans un avenir prévisible. Par ailleurs, des informations circulent selon lesquelles le Groenland est riche de minerais, de terres rares et autres matières premières. C’est fort possible, sauf que, là encore, les études sérieuses font défaut et celles qui ont été faites ne concernent que les quelques terres visibles autour des côtes. 

A l’évidence, tout cela n’est pas sérieusement construit mais constitue la marque d’un pays qui va mal et qui, se sentant déchoir, s’affole et tente par tous les moyens de se sortir du marigot dans lequel il s’enfonce. Car Trump est la traduction politique de cette déchéance en cours qui se traduit par une volonté de réagir contre celle-ci ; il porte les espoirs d’un peuple qui vit de plus en plus mal – de ce point de vue, peuples blancs unissez vous ! – dont le tiers vit dans des conditions de pauvreté croissante, qui voit que les infrastructures routières, ferroviaires, sociales, se dégradent tandis que l’industrie, si puissante et réactive voici encore quarante ans, disparaît avec le savoir-faire qui l’accompagne tandis que la morale, les mœurs sont pervertis sciemment. 

Le problème iranien

Cependant, cette réaction apparemment nationaliste est entachée d’un élément exogène, à savoir l’influence du judaïsme politique dans la politique états-unienne, que nous avons vu par deux fois filtrer dans les affaires du Venezuela et du Groenland. Cette influence atteint un degré jamais connu avec la présidence de Trump au point que nombre d’analystes posent la question de discerner qui de Trump ou de Netanyahou domine l’autre. Car, si les Etats-Unis – c’est-à-dire les groupes de pression qui en contrôlent la direction – ont décidé qu’ils avaient des intérêts stratégiques propres, à savoir assurer sa domination dans son « pré carré » occidental et selon la doctrine de Monroe, contenir un éventuel compétiteur, comme la Chine, ils mènent leur politique internationale en tenant compte de manière primordiale des intérêts du sionisme.

Cela se manifeste particulièrement avec l’Iran. Ce pays est considéré par l’Israël comme l’ennemi principal. Dans la situation présente, le couple israélo-américain brûle de détruire le régime de la République islamique. Pour deux raisons au moins : mettre fin à la menace que représente pour les Israéliens un Iran antisioniste et semer le chaos dans ce vaste territoire situé sur le flanc sud de l’Asie centrale et par suite de la Russie. Déjà, en juin 2025, sous prétexte de détruire l’armement nucléaire iranien supposé, l’Iran a été agressé et bombardé par les Israéliens et les Américains. Maintenant, la tension monte de nouveau et nul ne peut prévoir ce qui va se passer.

Répétons-le, pour l’oligarchie occidentale, la destruction du régime de Téhéran, vise moins à substituer un régime par un autre, même s’il est habillé d’une restauration des Pahlavi pétris de sionisme dont veulent bien peu d’Iraniens, mais à créer une situation de désordre, de chaos politique qui, pour peu qu’elle soit entretenue, pourra gagner les Etats de l’Asie centrale anciennement soviétiques et déstabiliser d’une manière ou d’une autre la Russie, tout en perturbant les Routes de la soie chinoises qui constituent une alternative partielle mais non négligeable aux routes maritimes qui contournent l’Asie. A défaut de pouvoir être les maîtres, on détruit.

Cependant, la Russie comme la Chine ne peuvent accepter qu’un tel scénario se déroule et que l’actuel régime de Téhéran soit remplacé par un régime stipendié par les Occidentaux. Quant à l’Iran, ce n’est plus un pays sous développé, désarmé, incapable de se défendre. Si bien des choses ne vont pas, notamment à cause du blocus que lui font les Occidentaux depuis bientôt un demi-siècle, l’Iran « produit » chaque année plus de 300 000 ingénieurs de haut niveau, avec une population d’un haut niveau intellectuel, disposant d’armements de haute technologie, notamment les missiles hypersoniques que les Etats-Unis ne parviennent pas à mettre au point.

Déjà, en juin 2025, lors de la « guerre des douze jours », il est avéré que les Iraniens, à la grande surprise des Occidentaux interdits, a infligé de graves dommages à l’Israël, montrant les limites du fameux « dôme de fer » tant vanté dans nos media. Depuis lors, la défense iranienne s’est renforcée et cette fois-ci, le régime de Téhéran n’a pas commis l’erreur de décliner l’offre d’assistance de la Russie et de la Chine et une attaque israélo-américaine mettra certainement en danger l’existence de l’Israël tandis que la réplique désespérée et rageuse des Israélo-américains pourrait provoquer des réactions militaires en chaîne pouvant être des plus terribles.

Courant janvier, sur fond de crise sociale, le régime islamique a dû faire face à des révoltes populaires qui ont été instrumentalisées, développées par des agents étrangers, israéliens notamment et la réaction des Pasdarans a été à la hauteur du péril en réprimant sans ménagement ces mouvements qui se produit surtout dans les régions peuplées de non perses, comme les Kurdes et les Azéris et qui sont traduits par plusieurs milliers de morts. Réaction terrible dénoncée par les Occidentaux mais qui n’hésiteraient pas à réagir avec violence en cas de révolte populaire, comme la répression des Gilets jaunes nous l’a montré en France. Moins que d’autres, les Occidentaux n’ont de leçons à donner à personne.

Cela dit, il et clair que le régime de Téhéran ne pourra plus gouverner un peuple au niveau d‘instruction élevé, développé, comme cela a été le cas depuis 1979. C’est en quelque sorte la rançon des succès de ce régime en dépit d’une adversité sans pareille depuis, bientôt 50 ans. De sa capacité à s’adapter à cette réalité dépendra l’avenir du régime, sachant que se met en place l’alternative des BRICS, une nouveauté qui change bien des choses, et qui est la cause de l’affolement rabique des Occidentaux, voire de leur volonté belliciste car, par exemple, la perte définitive de la position dominante internationale du dollar (en cours avec un mécanisme monétaire alternatif en cours de mise en place) serait une défaite plus grave que d’échouer dans l’invasion d’un pays ; la finance internationale vacillera. Pour l’instant, le régime de Téhéran semble faire preuve de pragmatisme comme le montre la suppression de l’obligation du port du voile, de moins en moins accepté par les femmes iraniennes et servant de prétexte à des roubles sociaux. 

Pour ne pas conclure

Mais, d’une manière générale, les Etats-Unis sont tentés par le funeste « piège de Thucydide » qui consiste à vouloir écraser des concurrents dont la puissance augmente, avant qu’ils n’en aient trop acquise, afin d’espérer demeurer toujours en position dominante, comportement qui est source de tous les dangers. De ce point de vue, la Chine est évidemment l’ennemi désigné. Sauf que les Etats-Unis et l’Occident en général n’ont plus les moyens d’une telle politique. Irons-nous à un affrontement planétaire, ne serait-ce que par intermédiaires ? Y aura-t-il pragmatiquement un nouveau partage du monde en zones d’influences – russe, chinoise, états-unienne – pour quelques décennies ? Beaucoup d’options restent ouvertes.

L’initiative du « Board of Peace » lancée par Trump au prétexte de régler la crise de Gaza, autrement dit entériner le massacre des Palestiniens par les Israéliens au sein d’un Club au ticket d’entrée de 1 milliard (Trump reste un homme d’affaires) et aux membres discrétionnairement choisis, paraît plus relever du narcissisme trumpien que d’une véritable initiative politique alternative à l’impuissance d’une ONU que par ailleurs Washington ne maîtrise plus et qui, par surcroît trouve ses meilleurs défenseurs chez les Russes et les Chinois. Ne soyons pas étonnés si demain Trump décide de chasser l’ONU de Manhattan !

Nous devrons aborder dans un autre article quels sont les rapports de force en présence et quels sont les éléments qui sont susceptibles d’en déterminer l’évolution. 

Disons d’ores et déjà, mais ce n’est pas une surprise, qu’ils ne sont pas favorables aux Occidentaux à l’horizon de deux générations. Crise spirituelle et par suite crise de l’intelligence, crise démographique, invasion migratoire subie et voulue en partie, destruction de la cellule familiale, base de toute société, perte de savoir-faire, mise en coupe réglée de peuples blancs occidentaux par une oligarchie prédatrice ennemie qui les domine, autant d’éléments qui laissent mal augurer d’un avenir à moyen terme au moins.

Mais les pays du « Sud global », qui ont le vent en poupe, ne sont pas exempts de faiblesses. Démographique pour la Russie en dépit d’une politique nataliste qui limite le désastre, démographique aussi pour la Chine dont le taux de fécondité tombé à 1,2 enfant par femme n’augure rien de bon pour les décennies à venir, une Chine qui est dans une passe ascendante mais dont l’avenir nous dira si elle parviendra à éviter la malédiction des cycles historiques chinois, à savoir un blocage progressif de la société chinoise après un siècle, un siècle et demi après l’installation d’un nouveau pouvoir impérial.

Dans le même temps, les populations du reste du monde vont continuer de croitre, notamment en Afrique sub- saharienne et notre intérêt est de tout faire pour leur donner les moyens de subsister sur place, de ne pas être tentés d’émigrer. De ce point de vue, l’approche des BRICS est plus susceptible d’y parvenir que la pratique prédatrice des Occidentaux.

Dans l’immédiat, notre objectif, en tant que nationalistes français, reste le même : tout faire pour former une élite de Français conscients et fiers de leur histoire, formés intellectuellement, instruits dans l’excellence d’un métier, quel qu’il soit, inaccessibles au découragement et déterminés à agir, partout où ils le peuvent, partout où cela se présente, pour organiser les forces politiques sans lesquelles rien ne sera possible.

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André Gandillon

Secrétaire général du PARTI NATIONALISTE FRANÇAIS, ancien rédacteur en chef de la revue MILITANT et président de l'association des AMIS DE RIVAROL, André Gandillon est un cadre nationaliste et écrivain.

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Commentaires 10

  1. Dominique says:
    il y a 1 mois

    Impuissance ou changement de stratégie coloniale, les EUA ne font plus la guerre comme auparavant. Au Venezuela ils ont enlevé le président, or il y a 20 ans ils auraient assassiné en une nuit et des milliers de cadres de la nation. En Afghanistan ils se sont retirés. Et ils n’osent pas attaquer l’Iran.
    Ce que dit Pinocchio Trump n’a pas d’importance, la stratégie des EUA est conçue par le Conseil des Relations Extérieures.

    Répondre
  2. Glen says:
    il y a 1 mois

    L’Amérique de Trump est plus juive que jamais elle ne l’a été. Par nature, elle est toute d’insolence et de despotisme oriental.

    Répondre
  3. nicole says:
    il y a 1 mois

    Les gesticulations de Trump, à propos du Groenland, lui ont coûté … l’Iran !!!

    Le Danemark a aidé l’Iran à localiser les cellules du Mossad
    ————————————-
    Les services iraniens diffusent une vidéo d’un agent du Mossad capturé lors de manifestations anti-régime en Iran, suite à un renseignement fourni par les services de renseignement danois (DDIS). Il est important de noter que Donald Trump a menacé le Groenland, ce à quoi le Danemark s’est fermement opposé, qualifiant ces menaces de désintégration de l’OTAN.

    https://x.com/Globalwatchh/status/2008482651238527255
    ————————-
    Le Danemark aurait divulgué à l’Iran des informations selon lesquelles des cellules terroristes du Mossad étaient activées et utilisaient Starlink pour communiquer. Le Danemark craignait qu’en s’attaquant à l’Iran, il devienne la prochaine cible. Trump est donc furieux et se concentre désormais sur le Groenland.

    https://x.com/AriesK47/status/2013204982611194340
    ————————–
    Le Danemark a transmis au gouvernement iranien la liste des agents du Mossad en Iran. Ce dernier a alors contacté Israël et menacé de pendre publiquement tous les agents du Mossad en cas d’attaque contre l’Iran. Bibi a compris le message. Il a appelé Trump, qui a annulé l’attaque.

    https://x.com/EMichaelJones1/status/2012916846941401161
    ——————————–

    Répondre
  4. Blackreptile says:
    il y a 1 mois

    Il n ‘est pas certain que la  » juiverie politique ‘ soit plus influente sous Trump qu’avant avec les démocrates et neo cons! En fait c’est une constante etats unienne, au dessus des partis et des faux semblants affichés.

    Répondre
  5. Bardamu says:
    il y a 1 mois

    André Gandillon…une pointure. Que des bourre-pifs subtiles. Au top de l’analyse. Quelle joie. Et comme toutes les personnes de talent, il s’exprime peu.

    Répondre
  6. Fracasse says:
    il y a 1 mois

    Les monstres des profondeurs
    Publié le février 3, 2026 par hervek
    C’est le timing, et non la précipitation, qui détermine ce qui va se passer ensuite. −Thomas Sowell

    Par James Howard Kunstler – Le 19 janvier 2026 – Source Clusterfuck Nation

    Larry Fink de BlackRock et le Forum économique mondial

    Minneapolis, la plaie béante sur le corps politique américain, bénéficie cette semaine d’un répit de la part de Gawda’mighty, qui fait baisser la température en dessous de zéro afin que les nez percés d’ICE-Watch puissent se terrer dans leurs motels payés par Soros, jouer à League of Legends avec leurs nuggets Chick-fil-A livrés par DoorDash et se reposer pour la prochaine manche de leur révolution hétéroclite. L’ICE elle-même pourrait même devoir suspendre ses rafles quotidiennes de violeurs, d’égorgeurs et de pédophiles, afin d’attendre la fin de la vague de froid.

    Pendant ce temps, les choses se corsent un peu ailleurs. Par exemple à Davos, en Suisse, où le Forum économique mondial (WEF) organise son rassemblement annuel de vampires. Klaus Schwab est d’ailleurs parti. Il s’est éclipsé dans un nuage malodorant de détournement de fonds et d’irrégularités sexuelles, pour être remplacé par Larry Fink, PDG de BlackRock, le fonds spéculatif qui possède tout aux États-Unis et en veut toujours plus.

    Larry Fink est la preuve vivante de la banalité du mal, un pionnier des titres adossés à des créances hypothécaires, qui ont failli faire exploser le système bancaire mondial en 2008-2009, après quoi il a été le premier à acheter en gros des maisons saisies par des fonds spéculatifs. Astucieux. Il a accaparé tout le marché, de sorte qu’aujourd’hui, personne de moins de cinquante ans en Amérique ne peut se permettre d’acheter une maison, mais vous pouvez en louer une auprès de BlackRock !

    Larry Fink a été nommé directeur intérimaire du WEF en grande partie parce que BlackRock a épousé les idées de Klaus Schwab sur le « capitalisme des parties prenantes », qui permet aux entreprises globalisées de prétendre avoir un « objectif sociétal » bienfaisant tout en violant les gens ordinaires de la civilisation occidentale. Le changement climatique et les nouveaux accords verts figurent en tête de cet agenda, avec la diversité, l’équité et l’inclusion, ainsi que d’autres conneries sur les « facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance » (ESG) dans son portefeuille de stratégies mondiales, c’est-à-dire des mandats pour exactement le type de politiques qui détruisent les économies européennes, en premier lieu la désindustrialisation.

    Parmi les orateurs invités à Davos cette année : un certain Donald Trump, président des États-Unis. Il va les tuer avec gentillesse, en les couvrant de compliments à la Trump — vous êtes les plus grands… de magnifiques dirigeants comme le monde n’en a jamais vu — tout en enfonçant habilement un poignard dans le foie du WEF. Vous ne saurez peut-être même pas que l’organisation est un cadavre ambulant avant plusieurs semaines après la fin de la réunion de Davos. Mais M. Trump va mettre fin à son influence et faire passer le message que l’ère des manigances globalistes est révolue.

    Le président peut citer deux projets de démonstration. Premièrement, l’acquisition du Groenland par les États-Unis d’une manière ou d’une autre, soit par achat, soit par un accord de location ou un accord révisé. Vous pouvez être sûr que l’UE n’apprécie pas cela : la grande Amérique tyrannique s’en prend au petit Danemark, « le pays le plus heureux du monde ». Mais comme ils ignorent joyeusement l’importance stratégique du Groenland (face aux ambitions néfastes de la Chine dans cette région), c’est à l’Amérique de préparer le terrain. L’art de la négociation consiste bien sûr à créer un fait accompli avant même que le propriétaire visé n’entre dans la discussion. La manière dont cela fonctionne sera une découverte douloureuse pour les Davosistes, qui sont déjà morts.

    La deuxième démonstration montrera comment la récente arrestation de Nicolás Maduro a conduit à la révélation du complot globaliste visant à interférer dans les élections ici, là-bas et partout ailleurs. Señor Maduro a vendu son système Smartmatic à tous les intéressés, et vous pouvez parier que les négociations en vue d’un accord de plaidoyer sont déjà en cours à Brooklyn (si elles ne sont pas déjà conclues). Oui, c’est notre vieil ami, le Kraken, une espèce apparentée au calmar géant de la variété vampire réunie à Davos.

    Le Kraken fait irruption…

    Cette affaire de fraude électorale a des conséquences importantes. Elle renforce la criminalité du Parti démocrate qui a eu l’audace d’imposer une marionnette affaiblie, « Joe Biden », au Bureau ovale, permettant ainsi à une cabale traîtresse de nihilistes de presque détruire le pays. Les preuves massives de ce crime ont été maladroitement étouffées par la cabale et ses alliés dans le monde de l’information.

    Mais elles refont surface, désormais avec l’aval de Señor Maduro, et elles vont se transformer en une tempête de force cinq au large des côtes de Floride, alors que des grands jurys ont été constitués il y a une semaine à Fort Pierce et Fort Lauderdale pour examiner les innombrables opérations illégales menées contre M. Trump depuis 2015, y compris la fraude électorale.

    Les hors-la-loi vont être arrêtés, de Raffensperger en Géorgie à Katie Hobbs en Arizona, en passant par Jocelyn Benson dans le Michigan, Jena Griswold dans le Colorado et des dizaines d’autres fonctionnaires qui ont participé au grand revirement électoral du 3 novembre 2020.

    Et lorsque les révélations finiront par être rendues publiques, les méchants qui traînent les pieds au Sénat américain ne pourront plus résister : ils devront adopter le SAVE Act ou une loi similaire exigeant la présentation d’une pièce d’identité pour voter, un seul jour d’élection et des bulletins de vote papier comptés par des humains, et non par des machines. Reste à voir si le Parti démocrate disparaîtra en raison de sa criminalité généralisée et exposée au grand jour, ou simplement parce qu’il ne peut pas gagner une élection sans fraude électorale massive.

    James Howard Kunstler

    Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.

    Traduit par Hervé, relu par Wayan, pour le Saker Francophone

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    Répondre
  7. Fracasse says:
    il y a 1 mois

    Trump recule face à l’Iran en utilisant des négociations
    Publié le février 3, 2026 par Wayan
    Par Moon of Alabama – Le 2 février 2026

    Le week-end s’est écoulé sans attaque américaine contre l’Iran.

    Trump aurait probablement aimé frapper s’il y avait eu une chance décente d’en faire une guerre courte et réussie. Mais ce n’était pas possible. L’Iran aurait riposté vivement à toute attaque et aurait mis la région en feu.

    Une frappe rapide aurait été la meilleure chance de succès de Trump. Plus il pense qu’elle va durer longtemps, plus la probabilité qu’une attaque se produise est faible.

    Trump doit maintenant trouver un moyen de se débarrasser de ses grandiloquentes menaces contre l’Iran. Il a envoyé une avant-garde pour des négociations :

    L’administration Trump a déclaré à l’Iran par plusieurs canaux qu’elle était ouverte à une réunion pour négocier un accord, a déclaré un haut responsable américain à Axios.

    …

    La Turquie, l’Égypte et le Qatar s’efforcent d’organiser une réunion entre l’envoyé de la Maison Blanche Steve Witkoff et de hauts responsables iraniens à Ankara plus tard cette semaine, ont déclaré deux sources régionales à Axios.

    Yves Smith en conclut que :

    Trump recule mais garde l’intention de frapper plus tard

    L’histoire la plus probable est qu’une sorte de simulacre de négociations permette aux États-Unis de reculer momentanément et que Trump dépeigne le simple fait d’obtenir des pourparlers comme une victoire et une preuve de la domination américaine. Mais ne vous attendez pas à ce que les États-Unis cèdent. Comme Greg Stoker l’a souligné, le ministre israélien de la Défense était à Washington la semaine dernière pour remettre le paquet sur des frappes. Israël n’a pas renoncé au projet Iran. Les faucons certainement pas non plus.

    …

    On peut s’attendre à ce qu’Israël fasse ce qui est évident, à savoir continuer à s’engager dans ce qu’on appelle trop poliment une guerre asymétrique, ou plus précisément du terrorisme, à la fois pour tenter de déstabiliser l’Iran et pour préserver sa crédibilité parmi les bellicistes de l’administration. Jusqu’où cela va aller dans les prochains mois sera un indicateur de la mesure dans laquelle l’Iran a été capable de dénicher et de détruire les réseaux du Mossad en Iran après ses attaques de décapitation de la guerre de 12 jours et ses récentes escalades par des manifestations.

    Trump devient certes de plus en plus erratique chaque jour. Il pourrait finir par conclure qu’il y a trop de virilité en jeu pour reculer maintenant. Mais comme vous pouvez le voir, il a de nombreuses raisons d’essayer de trouver un moyen de battre en retraite, même s’il se dit que ce n’est que temporaire.

    Juste après qu’Yves ait publié son article, nous avons appris que l’Iran avait accepté de négocier :

    Le président iranien Masoud Pezeshkian a ordonné le début des négociations nucléaires avec les États-Unis, ont annoncé lundi les médias locaux, après que le dirigeant américain Donald Trump eut déclaré qu’il espérait un accord pour éviter une action militaire contre la République islamique.

    …

    “Le président Pezeshkian a ordonné l’ouverture de pourparlers avec les États-Unis”, a rapporté lundi l’agence de presse Fars, citant une source gouvernementale anonyme.

    “L’Iran et les Etats-Unis auront des discussions sur le dossier nucléaire”, a déclaré Fars, sans préciser de date. Le rapport a également été publié par le journal gouvernemental Iran et le quotidien réformateur Shargh.

    Les pourparlers auront probablement lieu en Turquie :

    Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi était en Turquie la semaine dernière et a eu d’autres appels avec ses homologues égyptien, saoudien et turc, a-t-il déclaré sur Telegram.

    ”Le président Trump a dit pas d’armes nucléaires, et nous sommes tout à fait d’accord. Nous sommes tout à fait d’accord avec cela. Cela pourrait être une très bonne affaire”, a déclaré Araghchi à CNN dimanche.

    ”Bien sûr, en retour, nous nous attendons à une levée des sanctions. Donc, cet accord est possible. Ne parlons pas de choses impossibles.”

    Le résultat probable : Trump devra lever certaines sanctions et, en échange, obtiendra un accord nucléaire limité avec l’Iran. Je suppose qu’il sera plus doux pour l’Iran que l’accord JCPOA qui avait été signé sous Obama pour être saccagé plus tard par Trump.

    Les autres exigences envers l’Iran que les Israéliens avaient formulées par l’intermédiaire de Trump – pas d’enrichissement, une limitation du nombre et de la portée de ses missiles balistiques, la fin du soutien aux milices dans la région – ne feront pas partie des négociations.

    Ces points n’intéressent pas Trump. Il veut et a besoin d’un accord – n’importe quel accord – qui peut être vendu au public comme un succès personnel. Les détails importeront moins pour lui que le fait qu’un accord ait été conclu.

    Israël n’aimera pas ça. Il veut que l’Iran soit détruit en tant que leader régional potentiel. Israël lui-même est trop faible pour vaincre l’Iran. Il pourrait bien essayer des frappes sous fausse bannière ou du terrorisme pour que les États-Unis fassent enfin ce qu’Israël veut.

    Mais les États-Unis ne sont plus la force toute puissante dans la région arabe qu’ils étaient il y a 30 ans. Ils manquent de moyens pour défendre leurs navires et leurs bases contre les attaques de missiles balistiques et de drones. Ceci alors que l’Iran a systématiquement construit de telles armes et capacités.

    L’Iran a également gagné des alliés. L’aide russe et chinoise lui a permis de désactiver le réseau Starlink utilisé pour contrôler les récents émeutiers dans ses rues.

    La Chine a publié ouvertement des images satellites haute résolution des forces américaines dans la région iranienne :

    Une nouvelle série d’images satellites étrangères, de MizarVision, obtenue par Global Times, montre qu’au 25 janvier, le nombre d’avions de ravitaillement en vol KC-135 stationnés sur l’aire de trafic de la base aérienne d’Al Udeid avait considérablement augmenté.

    De plus, une autre image satellite prise le 25 janvier montre de nouveaux déploiements d’équipements autour de la base aérienne d’Al Udeid. Après analyse, le personnel technique de la société MizarVision a estimé que le site était probablement un système de défense aérienne Patriot nouvellement installé à la base.

    Nous pouvons raisonnablement supposer que l’Iran a pleinement accès à ces images satellites chinoises et russes et aux analyses de renseignement qui en découlent.

    De nouvelles manœuvres navales sont également prévues :

    Le commandant de la marine régulière iranienne (Nedaja), le Contre-amiral Shahram Irani, a annoncé que l’Iran accueillera à nouveau des navires de guerre chinois et russes dans le cadre de l’exercice Ceinture de sécurité maritime 2026, qui se tiendra dans le nord de l’océan Indien, fin février. Il n’y a pas encore eu d’annonces confirmatives de la part des Chinois et des Russes, mais les Iraniens seront impatients d’obtenir à nouveau leur participation à cet exercice annuel, ayant besoin d’être rassurés d’avoir des alliés à leurs côtés à un moment de forte tension.

    Les participants chinois devraient provenir de la 48e Flottille de la Marine de l’Armée Populaire de Libération (PLAN) basée à Djibouti, composée du destroyer lance-missiles guidé de type 052DL Tangshan (D122), de la frégate lance-missiles guidée de Type 054A Daqing (F576) et le navire de ravitaillement de type 903A Taihu (K889).

    Le contingent russe sera probablement composé de la frégate russe de classe Udaloy RFS Marshal Shaposhnikov (F543), toujours dans la région ayant participé à l’exposition de défense DIMDEX 2026 qui s’est tenue les 19 et 20 janvier à Port Hamad, au Qatar.

    Ni la Russie ni la Chine ne mèneront une guerre pour l’Iran. Mais ils feront de leur mieux pour lui fournir tout ce dont il a besoin pendant qu’il continue de contrer les forces américaines au Moyen-Orient.

    Alors que les chances d’une guerre contre l’Iran ont maintenant été réduites, elles n’ont pas disparu du tout. Les forces américaines sont toujours au Moyen-Orient et prêtes à frapper à court préavis.

    Aux États-Unis, Trump est sous pression. Ses cotes sont en baisse dans les sondages. L’application brutale des lois sur l’immigration continue d’éroder son soutien. Au cours du week-end, les Républicains ont perdu un siège au Sénat de l’État au profit des Démocrates, dans un district autrefois rouge foncé :

    Alors que les Républicains, y compris le lieutenant-gouverneur du Texas, Dan Patrick, avaient sonné l’alarme au sujet de la course électorale pour le Nord du Texas, expliquant qu’elle était trop serrée pour être confortable ces dernières semaines, le basculement de 31 points vers la gauche a été une surprise totale. Cet échec est un ”signal d’alarme pour les Républicains dans tout le Texas« , a écrit Patrick sur les réseaux sociaux après le vote. ”Nos électeurs ne tiennent rien pour acquis”.

    C’est un mauvais signe pour les Républicains qui espèrent conserver une majorité au Sénat et une majorité déjà mince à la Chambre, a déclaré Jason Villalba, un ancien législateur de l’État républicain qui dirige maintenant la Texas Hispanic Policy Foundation, un groupe de recherche.

    « Quelles que soient les percées que le Parti républicain a récemment fait parmi les Latinos au Texas, il a vraiment commencé à revenir en arrière”, a-t-il déclaré, soulignant les changements de samedi dans les circonscriptions du Texas avec de grandes populations hispaniques. ”Cela aura des implications au Texas et dans tout le pays.”

    Trump a besoin d’une victoire. Il est peu probable qu’une guerre contre l’Iran lui en donne une. Un nouvel accord qui pourra être publicisé comme ayant empêché l’Iran d’utiliser des armes nucléaires qu’il n’a pas pourra être vendu comme une victoire. Pour l’instant, Trump semble avoir décidé d’essayer cette voie.

    Moon of Alabama

    Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le

    Répondre
  8. Fracasse says:
    il y a 1 mois

    Epstein Files, le procureur général adjoint : « les images de mort, d’abus physiques et de blessures sont exclues des publications »
    Par Adalberto Gianuario
    Mondialisation.ca, 02 février 2026
    byoblu.com
    Région : États-Unis
    Thème: Loi et Justice
    print

    Les dossiers Epstein secouent l’élite politique occidentale. Des noms illustres, des détails choquants, des photos et des vidéos pour le moins embarrassantes : comme celles qui montrent l’ancien prince Andrew, frère du roi Charles, à quatre pattes, penché sur une jeune fille qui semble avoir perdu connaissance, tandis que dans un e-mail daté du 29 septembre 2010, le financier pédophile reçoit du noble anglais une invitation à lui rendre visite à Buckingham Palace. Le prince s’est déjà vu retirer tous ses titres nobiliaires afin de limiter les répercussions compromettantes sur l’image toujours soignée de la maison royale, mais les nouvelles photos ne peuvent que jeter un discrédit supplémentaire sur la couronne britannique.

    Bill Gates est un autre personnage important, déjà connu pour fréquenter les luxueuses demeures d’Epstein. Dans un e-mail adressé à ce dernier, le financier affirme qu’après avoir eu des relations avec des filles russes, Gates aurait contracté une maladie vénérienne et lui aurait demandé des antibiotiques à administrer secrètement à sa femme : « Pour ajouter l’insulte à la blessure, tu me supplies d’effacer les e-mails concernant ta maladie sexuellement transmissible, ta demande de te fournir des antibiotiques à administrer en secret à Melinda et la description de ton pénis ». Qui sait si, après cet e-mail, le fondateur de Microsoft a perdu le titre de « philanthrope » qui lui a si souvent été attribué par les médias et les politiciens ?

    Fin de carrière également pour Lord Peter Mandelson. Proche conseiller de Tony Blair au début des années 2000, il est considéré comme l’architecte du New Labour. Député et secrétaire d’État britannique, commissaire européen au commerce et ambassadeur de Londres à Washington jusqu’au 11 septembre dernier, Keir Starmer l’a licencié en raison d’échanges d’e-mails avec Epstein. Les nouveaux fichiers révèlent une photo le montrant en sous-vêtements à côté d’une femme longiligne en peignoir blanc. Mandelson a annoncé sa démission du Parti travailliste afin « d’éviter tout embarras supplémentaire ».

    Mais ce qui a été publié et qui est encore en cours d’examen pourrait n’être que la partie émergée de l’iceberg, non pas tant en raison des personnalités impliquées, mais plutôt en raison de la brutalité des pratiques qui y sont attestées. Concernant la diffusion des fichiers, le procureur général adjoint Todd Blanche a admis que le ministère de la Justice de Washington avait exclu les images montrant « la mort, des abus physiques ou des blessures ». Il se pourrait donc que les archives d’Epstein contiennent encore des éléments inimaginables.

    Adalberto Gianuario

    Article original en anglais : Epstein Files, Il Vice-Procuratore Generale: “Dalle Pubblicazioni Esclusi le Immagini di Morte, Abusi Fisici e Ferite”, le 2 février 2026.

    Répondre
  9. Fracasse says:
    il y a 1 mois

    LE REVE AMERICAIN, UN CAUCHEMAR?
    Le Saker Francophone
    Le chaos du monde ne naît pas de l’âme des peuples, des races ou des religions, mais de l’insatiable appétit des puissants. Les humbles veillent.
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    L’incroyable histoire d’Alex, contraint de fuir en Chine pour avoir documenté la pauvreté aux États-Unis
    Publié le février 4, 2026 par Wayan
    Par Arnaud Bertrand – Le 29 janvier 2026 – Source Blog de l’auteur

    Le terme le plus en vogue sur les réseaux sociaux chinois en ce moment est “kill-line”: si vous surfez sur Xiaohongshu, Bilibili ou Douyin, tout le monde en parle.

    Pourquoi ? À cause de l’histoire d’Alex, connu sous le nom de “ERVA” (”Láo A », littéralement « prison A » où A signifie Alex), un étudiant chinois en médecine/biologie basé à Seattle, aux États-Unis, qui travaillait à temps partiel comme assistant médico-légal collectant des corps non réclamés (principalement des sans-abri).

    Vous n’avez sans doute jamais entendu parler de lui, mais il a probablement brisé à lui seul ce qui restait du mythe du “rêve américain” pour toute une génération de jeunes chinois.

    Il y a deux semaines, après avoir été assommé et être devenu le sujet d’un article du NYT – et craignant légitimement pour sa vie en conséquence – Alex a pris la décision dramatique d’abandonner son diplôme de médecine et de fuir les États-Unis pour la Chine. Tout ça pour le crime d’avoir décrit ce qu’il a vu au travail.

    Alex a 22 ans et publie sur Bilibili, une plateforme vidéo chinoise à mi-chemin entre YouTube et Twitch, sous le pseudonyme “大大“ (qui peut être grossièrement traduit par “roi Squeezy”).

    Diffusion en direct de la « Grande évasion » d’Alex sur Bilibili, le 18 janvier 2026. La vidéo a attiré 2,5 millions de vues. L’homme sur la capture d’écran n’est pas Alex (qui ne montre jamais son visage) mais 团座 (Tuanzuo), un de ses amis.

    Fin 2025, il a commencé à devenir massivement viral, accumulant des millions de vues. Son contenu : un récit à la première personne de la collecte de cadavres non réclamés à Seattle, des diffusions en direct de plusieurs heures où il décrit, en détail granulaire, ce qui arrive aux sans-abris qui meurent seuls en Amérique.

    Alex est célèbre pour avoir inventé un tout nouvel idiome pour décrire la pauvreté en Amérique et notamment le terme “kill line” (“斩杀线”) – une expression, empruntée aux jeux vidéo, décrivant quand la santé d’un personnage du jeu est si faible qu’un coup l’achèvera. Dans le cadre d’Alex, le concept décrit comment un seul choc (maladie, perte d’emploi, accident) peut pousser les Américains de la classe moyenne dans une pauvreté irréversible.

    Ce qui est, incidemment, factuel : un nombre stupéfiant de 59% des Américains n’ont pas assez d’économies pour se permettre une dépense imprévue de 1 000 $ immédiatement, ce qui signifie que – littéralement – plus de la moitié des Américains vivent au niveau de la “kill line”, un choc imprévu les poussant dans la pauvreté.

    Alex a inventé d’autres termes comme 长生种 / 短生种 (Espèces à vie longue/courte). Les termes viennent des romans fantaisie et de science-fiction, comme les elfes contre les humains. Appliquée à l’Amérique, la métaphore est que les riches et les pauvres ne sont pas seulement des classes différentes, ce sont des espèces entièrement différentes, avec des durées de vie fondamentalement différentes. L’un vit jusqu’à 90 ans, l’autre est déjà vieux à 40 ans.

    Dans l’ensemble, ses livestreams documentent le ventre de l’Amérique, ce dont il dit être témoin dans son travail : des sans-abris morts de froid, la machinerie institutionnelle qui traite leurs corps, l’indifférence du système, un monde où le filet de sécurité a des trous assez grands pour que de nombreuses personnes y tombent à jamais.

    Pour les jeunes téléspectateurs chinois – dont beaucoup ont grandi avec les films hollywoodiens, les faits saillants de la NBA et les réussites de la Silicon Valley – ce fut une révélation. Non pas parce qu’ils n’avaient jamais entendu de critiques de l’Amérique, mais parce que cela semblait si réel : granulaire, à la première personne, livré dans leur propre lexique de jeu. Les médias chinois leur disaient depuis des années que l’Amérique avait des problèmes. Alex leur a montré.

    Il est difficile d’exagérer l’impact culturel qu’il a eu en Chine. En à peine quelques semaines, “kill line” est devenu une partie du lexique quotidien. À tel point que même Qiushi – la principale revue théorique du Comité central du Parti communiste chinois – a publié une longue analyse théorique utilisant la « kill line » comme cadre central.

    Il n’y a pas de précédent à cela. Un mot argotique venant des jeux vidéo, inventé par un streamer de 22 ans basé aux États-Unis, ne devient pas un sujet d’analyse de Qiushi, la principale revue théorique du CPC, en seulement quelques semaines. Ce n’est normalement pas ainsi que la théorie du Parti communiste est élaborée, c’est le moins qu’on puisse dire . Et pourtant, ce fut le cas ; ce qui montre à quel point cela a résonné puissamment.

    Il n’a pas fallu longtemps à l’Amérique pour s’en apercevoir, et pour que les problèmes d’Alex commencent.

    Le 13 janvier, il y a environ deux semaines, le New York Times a publié un long article intitulé “Pourquoi la Chine est soudainement obsédée par la pauvreté américaine”, décrivant – sans surprise – cette tendance comme étant de la propagande communiste destinée à “détourner les critiques des dirigeants [chinois]“. De manière cruciale, l’article a identifié le coupable : un streamer sur Bilibili que le NYT a appelé “Squid King« , traduisant mal le nom d’utilisateur d’Alex d’une manière qui illustre la profondeur de leur expertise sur la Chine.

    Presque simultanément, The Economist a également publié un article sur le sujet intitulé « La Chine est obsédée par la « kill line » de l’Amérique » avec un cadrage similaire – bien qu’un peu plus subtil – à celui du New York Times, arguant qu’il est “plus facile de parler de la dureté américaine que du malaise chinois.” Le cadrage est subtilement différent mais essentiellement le même : le NYT dit que c’est de la propagande et The Economist dit que c’est de la projection. Dans les deux cas, ils mettent l’accent sur le fait que les Chinois parle de la pauvreté américaine, pas de la pauvreté en elle-même.

    La résonance du message d’Alex a fait de lui une cible. Avant même que les médias occidentaux n’interviennent, des dissidents chinois – 大子子 comme on les appelle dans certains cercles en Chine (un terme péjoratif signifiant quelque chose comme “des vendus colonisés mentalement”) – avaient lancé une campagne de harcèlement extrêmement vicieuse contre lui, dévoilant son vrai nom, ses dossiers d’immigration, l’enregistrement de l’entreprise de son père, les antécédents médicaux de sa famille en Chine, ses antécédents scolaires, etc. Tout cela pour tenter de l’exposer comme un “simulacre”.

    À titre d’illustration, un compte important ayant plus de 260 000 abonnés sur Twitter, GFWfrog, qui dirige une opération dissidente dédiée au “démantèlement de la machine de censure et du système autoritaire”, est devenu particulièrement obsédé par le sujet. À ce jour, si vous regardez sa chronologie Twitter, il publie presque quotidiennement sur Alex de manière extrêmement vicieuse. Dans la grande tradition de « combattre l’autoritarisme » et “la machine à censure“, en détruisant la vie de quelqu’un parce qu’il s’est exprimé…

    Essayez de rechercher « ERVA » sur Twitter aujourd’hui et vous verrez à quel point un étudiant parlant de la pauvreté américaine est devenu l’ennemi numéro un de la foule chinoise “pro-démocratie”. Ce qui est en soi une preuve supplémentaire de la puissance du message : entre les médias occidentaux le rejetant comme de la propagande et les dissidents chinois le harcelant et attaquant sa famille, vous avez une idée de la panique que provoque la “kill line”.

    Pour être honnête, certaines des allégations contre Alex peuvent être vraies, il peut avoir exagéré certains aspects de son histoire personnelle. Par exemple, les critiques ont souligné que la chronologie de son histoire – étudiant en médecine, assistant médico-légal à temps partiel, livestreams hebdomadaires de plusieurs heures – provoque la crédulité. L’école de médecine est notoirement exigeante : l’idée qu’il puisse jongler avec les trois soulève des questions légitimes.

    Mais c’est à côté du sujet. Les problèmes qu’il documente sont réels, et pas selon la “propagande chinoise” mais selon les enquêtes américaines elles-mêmes. La “kill line” n’est pas devenue virale à cause de la crédibilité d’Alex, elle est devenue virale parce qu’elle correspond à ce que les touristes chinois ont vu à San Francisco, à ce que les étudiants chinois ont vécu pendant leurs études, à ce que n’importe qui avec des yeux peut observer. Alex n’a pas inventé la pauvreté américaine, il lui a donné un nom.

    La raison pour laquelle cela a résonné en Chine en particulier est encore plus simple : c’est une véritable faiblesse du modèle américain par rapport au modèle chinois. Comme le savent tous ceux qui ont visité la Chine récemment, il est pratiquement impossible d’y voir le type d’extrême pauvreté qui est monnaie courante dans les villes américaines. Ce n’est pas de la propagande, c’est confirmé par toutes les sources de données occidentales qui étudient le sujet. Selon la Banque mondiale, le taux d’extrême pauvreté en Chine est passé de 88% en 1981 à moins de 1% en 2020. Comme Brookings l’a dit : “il y a peu de doute que cela s’est produit – ce n’est pas seulement de la propagande du parti“. Les villes de tentes, les marchés de la drogue en plein air, les gens qui meurent sur les trottoirs ne sont pas des caractéristiques de Shanghai ou de Pékin. Pour les Chinois qui voient des images de Seattle ou de San Francisco, le choc est réel.

    Structurellement, les ménages chinois sont tout simplement beaucoup plus éloignés de toute “kill line” que leurs homologues américains. Le ménage chinois moyen économise environ 45% de son revenu tandis que le ménage américain moyen économise moins de 4%. Lorsque 59% des Américains ne peuvent pas couvrir une urgence de 1 000 $ avec leurs économies, la famille chinoise typique a des années de réserve économisées. La « kill line » décrit une réelle différence structurelle.

    Pour faire court, Alex s’est senti tellement menacé par toute la pression qui pesait sur lui qu’il a fui le pays. En collaboration avec un ami appelé Erna (Tuanzuo), il a organisé sa propre extraction d’une manière qui rappelle un roman d’espionnage de la Guerre froide : des écrans de fumée ont été déployés, de fausses informations sur son timing et son itinéraire. Billets d’avion réservés au dernier moment possible. L’heure de départ a changé deux fois le dernier jour. Le fait était qu’il était terrifié à l’idée que si quelqu’un connaissait son itinéraire, il ne s’en sortirait jamais.

    Selon ses propres dires, Alex a laissé derrière lui environ 40 000 $ d’effets personnels et un diplôme de médecine qu’il était sur le point de terminer. Avant de partir, son père lui a dit : « Mon fils, reviens juste vivant« . Sa mère n’a pas demandé ce qui s’était passé. Elle a juste préparé sa nourriture préférée. Le 18 janvier, il était de retour en Chine pour raconter son histoire d’évasion à 2,5 millions de téléspectateurs sur Bilibili dans un livestream conjoint avec Tuanzuo intitulé “La Grande Évasion”.

    C’est l’ironie ultime pour les harceleurs et le New York Times : comme si le récit de la “kill line” n’était pas déjà assez mauvais pour l’image de l’Amérique, ils ont maintenant provoqué eux-mêmes l’épilogue parfait. Un étudiant chinois fuyant vers la Chine pour se mettre en sécurité, car il craignait pour sa vie après avoir été harcelé pour avoir décrit la pauvreté en Amérique. Vous ne pourriez pas concevoir une meilleure propagande anti-américaine.

    Plus que tout, réfléchissez à ce que cela dit du monde dans lequel nous vivons maintenant : le rêve américain est devenu une “kill line” et, si vous osez le dire, vous feriez mieux d’avoir un plan d’évasion.

    Arnaud Bertrand

    Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone.

    Répondre
  10. SIMON says:
    il y a 1 mois

    En ce qui concerne les DATA producteur de chaleur! plutôt que chercher des moyens de refroidissement, ces surplus de calories ne pourraient elles pas être utilisées pour produire de l’électricité?

    Répondre

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