J’ignore si nous prenons toute la mesure du niveau d’individualisme qui règne dans le cœur du citoyen moyen – quel triste cœur qu’un cœur tel ! Pour être plus exact, j’ignore même si un tel niveau est quantifiable, tant il m’apparaît plus immense à mesure que j’y songe.
L’homme se trouve aujourd’hui coupé de bien des nécessités, nécessités qui l’ancraient jadis dans une réalité et une continuité à la fois historiques et spirituelles. À son passé l’on ne fait plus référence qu’avec dédain : esclavage, colonisation, mœurs arriérées, fascisme etc. D’autre part, l’on ne mentionne son futur que pour l’alarmer : réchauffement climatique, extinctions de masse (sauf celle de son propre peuple, bien entendu), guerre nucléaire, etc. Ainsi, il se retrouve prisonnier du présent, non pas seulement temporellement – puisque le présent, parce qu’il est présent, est inéluctablement – mais mentalement, car songer à tout autre repère est pour lui synonyme de terreur ou de culpabilité. Seul l’instant lui procure du réconfort, puisque ce qui a été ou ce qui sera est pour lui source d’un effroi qui va crescendo, et qui joue dans le théâtre de son esprit la funeste mélodie de sa perdition. Il n’est alors pas question de célébrer la gloire de jadis, ce qui rend ainsi impossible de s’inscrire dans son sillage, pas plus qu’il n’est envisageable d’œuvrer à un futur sain.
L’aspect spirituel de notre démonstration n’est guère plus reluisant. Dieu n’est plus au centre de la vie du peuple, donc, à plus petite échelle par conséquent, de l’individu. En outre, l’homme ne souhaite pas agir avec déférence en suivant les pas de ses ancêtres, puisque ces derniers sont à la fois passés – donc dénués d’intérêt selon lui (cf. supra) – et symboles lointains d’une Foi qu’il ne regarde plus que pour la mépriser.
Imaginez à présent les quatre points cardinaux dans votre esprit. Si nous considérons notre sens de lecture, le passé se trouve à l’Ouest ; le futur se trouvant quant à lui à l’Est. Dieu est au Nord, puisqu’ll est le Très-Haut, tandis que les ancêtres sont au Sud, puisque c’est sous les pas de l’homme du présent qu’ils reposent, sur cette terre parfois si chèrement défendue. Ainsi, l’homme est à l’intersection de ces quatre points, figé, la tête non pas basse car sinon il verrait ce qui sous lui gît, mais les yeux clos, afin de n’apercevoir rien de cet Est vers lequel il devrait se mouvoir sous l’inspiration de l’Ouest, et de ne sentir pas sur quel Sud – héritage aussi sanglant que glorieux – il se trouve, sous l’immuable direction du Nord – le Dieu qu’il nie.
Ainsi, sans repère temporel, pas d’avenir fidèle au passé, donc rien d’autre qu’un éternel recommencement, une bâtisse de sable fin s’écroulant sur elle-même sitôt qu’on a voulu lui donner forme. Et, sans repères moraux, pas de Bien ni de Mal, seulement la grande confusion, la doctrine à la carte, dont les pages antagonistes se tournent sous les assauts du vent, capricieux par nature. L’individualisme ne peut donc qu’aboutir au relativisme, ce dernier isolant encore davantage l’individu, accroissant de facto son individualisme, donc cette perte de repères que nous avons décrite.
L’homme moderne est donc seul. Ainsi, pourquoi agirait-il comme s’il ne l’était pas ? Les causes tendent toujours vers leurs conséquences propres. Alors, de la même manière qu’un corps, sans autres forces extérieures que la gravité, choit jusqu’à atteindre le sol par le chemin le plus court, un tel homme, sans forces morales, spirituelles, historiques et temporelles (lesquelles se rejoignent toutes), mais seulement mû par l’indifférence de tout ce qui n’est pas lui, choit vers le néant par le chemin le plus court. Ce chemin se nomme le plaisir, puisque seul demeure celui-ci une fois que l’on ôte à l’homme le sens du devoir. Nous pourrions donc dire, si nous voulions énoncer une maxime, que le plaisir est la pesanteur de l’homme moderne.
Notre démonstration de l’individualisme est ainsi faite. Tentons à présent d’en expliciter les manifestations les plus ostensibles ainsi que les mécanismes psychologiques sous-jacents.
Prenons donc pour ce faire une rame de métro parisien. Prenons également une femme, parmi la foule de voyageurs empressés qui s’amassent chaotiquement. Supposons-la jolie afin de contraster avec le caractère repoussant des lieux. Voilà qu’un homme, passablement éméché (voyez comme tout est bon pour tenter de fuir le présent, ce vain refuge) s’approche d’elle. Sans doute la trouve-t-il jolie lui aussi. Toujours est-il qu’il lui fait d’indécentes avances, qu’elle refuse en cherchant du regard une aide qui ne viendra point. L’homme se fait plus insistant, lui passe la main dans les cheveux, tout en lui jetant à la face quelques immondices verbales dont nous nous garderons de retranscrire avec exactitude la teneur. Les autres usagers du métro détournent le regard, se plongent dans leur téléphone, augmentent le volume de leur musique. Alors le monde extérieur disparaît encore davantage à leurs yeux. L’agresseur porte désormais sa main sur les fesses de la victime. Qu’arrivera-t-il à cette fille ?
L’individualisme, plus que le repli sur soi, c’est la fuite de l’altérité.
L’individualisme est aussi lâcheté. En effet, celui qui n’a pas agi vous donnera toujours ce qu’il croit être d’imparables arguments afin de justifier son inaction crasse. « Et si l’agresseur avait un couteau ? » vous objectera-t-il d’une voix nasillarde, du moment qu’elle n’est pas nazillonne. « C’est à la police qu’il incombe de faire ce travail ! » tonnera-t-il en croyant vous adresser le coup de grâce.
Mais admettons à présent que cette même fille, toujours subissant une agression, se mette à crier de toutes ses forces. Flûte ! voilà que la musique n’est plus assez forte pour couvrir le bruit de tels appels à l’aide ! Alors enfin l’homme moderne agit. Disons que l’agresseur, comme c’est d’ailleurs souvent le cas, s’enfuit en voyant qu’un début d’opposition se met en place. Mais, puisque l’homme moderne est matérialiste, et que tout travail mérite salaire, il se targuera d’avoir réagi, fut-ce avec mollesse et fort tardivement. Or, si la grandeur morale supposée de ce héros autoproclamé était belle est bien réelle, elle aurait été le moteur de la réaction. Par conséquent, celle-ci serait advenue bien avant que la situation ne se mette à prendre de telles proportions.
La réaction, lorsqu’elle a lieu, n’est donc bien souvent pas motivée par de nobles motifs, mais par le malaise qui s’installe dans le présent, tellement intense qu’il trouble la quiétude initiale du sujet, lequel se voit obligé d’agir afin de retourner plus paisiblement à son état initial d’individu esseulé.
Ainsi, l’homme moderne fuit le risque. Lorsqu’il le prend, ce n’est pas parce qu’il se trouve animé par un dessein supérieur, mais car de ce risque il tirera la quiétude hédoniste qu’il chérit tant. Il nomme prudence le masque de sa lâcheté. Et cette lâcheté, qu’importe son domaine d’expression, est le prélude de la mort.






























Jeune Nation TV









Et sortie des réunions politiques y a t il une quelconque forme de cohésion dans le milieu national ?
A part les adeptes de la messe en latin qui se retrouvent tous les dimanches et sont particulièrement consanguins c est zéro !
Club de sport zéro
Marche ou randonnée zéro
Sortir dans les stades et lieux de compétition zéro…
Sortie concert et lieu sportif zéro…
Organisation de concert et festivités pour les jeunes et les ouvriers…. toujours zéro.
Pourtant le projet lansquenet (gabriele adinolfi)va dans ce sens…comme des sorties à cheval…
Y A UNE PETITE SECTE CONSANGUINE NOUS ENMERDE TOUS ET EMPÊCHE TOUT CE QUI NE VA PAS DANS SON SENS…