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Errements conciliaires sur le « droit à mourir dans la dignité »

La Trinité monothéiste : trois foi.s rien ?

Quand on songe qu’il y en a encore certains qui se fendent de vidéos plus ou moins clandestines et érudites pour parler de l’influence juive sur le Vatican, notamment sur Vatican II, sans se rendre compte que tout s’étale désormais de manière entièrement assumée et revendiquée sur la place publique.

Les trois religions monothéistes viennent de signer une déclaration commune sur le « droit à mourir dans la dignité ». Mis à part que c’est un sujet qu’aucune des trois n’aurait abordé d’elle-même, voici comment commence un article de présentation de l’événement de Jérôme Fouquet sur Smart Reading Press, un début qui a de quoi faire sursauter :

« Le 28 octobre dernier, à l’initiative d’un rabbin israélien, membre de l’Académie pontificale pour la vie »

Mais que vient faire un rabbin israélien (rabbin avec deux « b » comme dans abbé) dans une académie pontificale pour la vie ?

L’article poursuit en enfonçant le clou l’air de ne pas y toucher, le plus naturellement du monde :

« Sur la base d’une filiation abrahamique commune, les représentants ont réussi à trouver une formulation pour rappeler… »

 

Le temps de nous trouver une autre origine ?

Si nous ne voulons pas couler avec la barque de Pierre, il est peut-être encore temps de nous trouver une autre origine que celle qu’on nous impose et qui commence par la création du monde en six jours.

Linguistiquement, ce n’est pas le dieu d’Abraham qui a créé le monde mais les Grecs. Rémi Brague, dans « La sagesse du monde », note que le grec et l’allemand ont cet avantage sur les langues sémitiques de disposer d’un genre « neutre » qui en font des langues philosophiques par excellence en leur permettant, par exemple, de parler du « monde » en tant que tel.

Ne disposant pas du mot « monde », les Hébreux dans la Genèse sont contraints d’exprimer le concept de monde par énumération en six jours : création de la lumière, du ciel, de la mer et de la terre ferme, de la végétation, des étoiles, des animaux et finalement de l’homme : nulle part il n’y a marqué « Dieu créa le monde ». Insistons, ce n’est pas par licence poétique qu’on a recours à la figure rhétorique de l’énumération, c’est par insuffisance intellectuelle.

Ce sont les Grecs qui ont créé le « Kosmos » traduit par les Romains en « Mundus », le monde au sens d’une nature physique dans laquelle se trouve l’homme. Comme quoi la révélation n’était pas si complète que cela : chose que le Vatican s’est bien gardé de nous préciser.

Francis Goumain

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