« Les limites de mon langage signifient les limites de mon propre monde. » (Ludwig Wittgenstein, Tractatus Logico-Philosophicus, proposition 5.6)
Toute action révolutionnaire féconde commence par la domination intellectuelle de l’espace public, laquelle implique la maîtrise de son propre lexique.
Sur ce terrain, la lutte ne s’exerce pas par la force brute, mais par la subversion ou la remise en ordre du monde par la confiscation et l’imposition du vocabulaire : ce balancier sémantique, de confiscation et d’imposition, est une des conditions de réussite de la prise de pouvoir. Lorsque nous empruntons les mots de l’adversaire pour définir nos propres concepts, nous acceptons de calquer les logiques de notre pensée sur celles d’un ennemi politique et doctrinal. Les conséquences sur notre action sont immédiates, puisqu’elle se trouve inextricablement prisonnière de la diminution de notre pensée.
Il est d’usage depuis quelques années, de vouloir réinvestir le terme de « féminisme » pour y coller une étiquette identitaire voire même nationaliste.
Il s’agit pourtant d’une impasse.
Le terme de « féminisme » s’est imposé dans le discours public en France à la fin du XIXème siècle, sous la plume d’Hubertine Auclert, puis de Maria Derasimes, organisatrice du premier banquet féministe du 11 juillet 1870, et d’Eugénie Potonié-Pierre qui appelait à la création de la « Fédération française des sociétés féministes » (1).
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Exact. Utiliser les mots de l’adversaire, c’est a minima accepter d’emblée de toujours jouer le match à l’extérieur. Or pour gagner à la fin du championnat, il faut jouer le plus souvent possible à domicile. Et y engranger le maximum de points avec nos concepts et nos vocables. Bien comprendre Gramsci et de Benoist.
Respect pour les « CARYATIDES », leur intelligence et leur courage !
Mais je n’en remettrai pas moins en question leur conclusion : « L’avenir des femmes est dans le nationalisme », pour affirmer quant à moi que ce sont NOS FEMMES qui conditionnent et maitrisent la continuité de nos Nations !
Pourquoi ? Parce que, comme l’écrivait Alexis Carrel, toutes espèces confondues, « la vie n’a pas d’autre but que la vie elle-même ».
Ce qui signifie que l’incontournable priorité se résume à la continuité de la vie conditionnée par le processus de reproduction, c’est-à-dire par ce miracle de la nature qui n’est accessible qu’aux femmes : la maternité !
Maternité assumée qui conditionne les équilibres démographiques, lesquels sont la dynamique des grandes transhumances humaines à l’origine de la submersion des ethnies en déficit démographique… que ces submersions s’imposent pacifiquement ou par les armes !
Ce qui nous ramène au sujet de cet exposé dont les développements semblent ne pas tenir compte : cet indispensable CONTRÖLE DE LA SEMANTIQUE, dont Platon disait déjà, il y a plus de 2 500 ans « La perversion de la Cité commence par la perversion du langage ! »
Instrumentalisation du langage dont le terme « féminisme » est l’exemple même de l’INVERSION la plus perverse en prétendant « libérer » la femme de ce qui a fait de tous temps sa spécificité et son caractère sacré : sa contribution prioritaire à la continuité de la vie.
Totale inversion des valeurs dont témoigne une allégation parmi tant d’autres de cette icône du « féministe » que fut Elizabeth Badinter : « La maternité est l’entrave majeure à la souveraineté féminine ! »
Dans la logique de cet article, mettant très intelligemment l’accent sur la réappropriation du vocabulaire « CONDITION DE REUSSITE DE LA PRISE DU POUVOIR », je pense donc que la confiscation et l’inversion perverse du sens du terme féminisme doivent être combattues fermement.
Tant sur les plateaux de télévision que sur les réseaux sociaux, ou lors de conversations de salon ou de comptoir, personne ne devrait inverser la notion de féminité sans se faire remettre en place jusqu’à être tourné en ridicule !
NB : permettez-moi de rappeler que j’ai récemment publié un livre sur la nécessité de la reconquête sémantique intitulé « DESINTOX » (éditions de l’AENCRE)