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Du coronavirus au collapsus : comment le pouvoir sème la panique et le chaos

La peur est le moteur de l’histoire. Pour domestiquer, tyranniser, asservir les peuples, il n’est nul besoin de faire preuve d’une violence physique extrême. Il suffit de les apeurer, de les terroriser, de créer chez eux de manière artificielle, mais ô combien efficace, une peur panique. Un individu qui est habité par la peur est la cible rêvée de toutes les manipulations, de toutes les perversions, le jouet docile de tous les tyrans, la proie vaincue d’avance de tous les prédateurs. Et on peut dire, à en juger par les événements actuels, que le pouvoir et les médias audiovisuels ont déjà gagné la partie. 

Il suffit en effet d’écouter les conversations des gens dans les magasins ou dans la rue pour comprendre que la propagande du gouvernement et des médias audiovisuels a réussi à créer une atmosphère puissamment anxiogène qui terrorise le grand public dont l’esprit critique est réduit à néant. Les résultats des enquêtes d’opinion sont a priori sans équivoque, même si elles peuvent toujours faire l’objet de manipulations : 93 % des sondés (contre seulement 7 %) selon l’institut Elabe se disent favorables aux mesures de confinement, c’est-à dire à des mesures de restriction sans précédent des libertés fondamentales, comme celle de circuler, de se déplacer, de rencontrer de la famille ou des amis, d’aller se promener au-delà d’un kilomètre de chez soi et pendant plus d’une heure. Et pire encore, 84 % des personnes interrogées (contre à peine 16 %) sont favorables à la mise en place d’un contrôle des mesures de confinement, contrôle qui, rappelons-le, peut conduire en cas de récidive jusqu’à 3 750 euros d’amende et six mois de prison ferme ! D’un côté on ouvre les prisons pour soulager des détenus trop confinés et risquant, nous dit-on, d’être contaminés par le virus, et de l’autre, on envisage sérieusement de placer derrière les barreaux d’honnêtes gens insuffisamment respectueux du confinement généralisé.

C’est dire que le déluge de bobardements médiatiques joue à plein son effet hypnotique, on assiste à une sidération générale, à une paralysie non seulement du pays mais des esprits, à une mise sous tutelle de l’économie mais aussi, et plus gravement encore, à un asservissement des âmes, à une lobotomisation des cerveaux, à un viol des consciences. La plupart des gens sont confinés, prostrés chez eux et sont le jouet d’un déluge d’informations plus alarmistes les unes que les autres. La manipulation des statistiques atteint des sommets. Chaque soir, vers 19 heures, l’air sinistre, le professeur Jérôme Salomon (la médecine, la science, l’économie, la politique sont pour l’essentiel dans les mains d’une seule et même ethnie qui promeut le mélange et la mixité mais ne les pratique guère elle-même !) égrène le nombre de morts et de contaminés et insiste bien sur la dimension apocalyptique de la situation présente. Le 30 mars au soir, il a ainsi indiqué que le seuil des 3000 morts avait été franchi en France et que plus de 5000 personnes étaient en réanimation. Des chiffres qui paraissent considérables à première vue mais qui le sont beaucoup moins si on considère qu’il y a en France plus de 65 millions de Français et assimilés, que chaque année dans notre pays il meurt environ 600 000 personnes (612 000 en 2019), que la grippe fait en moyenne 10 000 morts dans notre pays tous les ans, les accidents domestiques 20 000, les suicides 11 000, les problèmes respiratoires 40 000, les accidents de circulation automobile 5 000. 

Le Premier ministre et le président de la République répètent, quant à eux, que le combat ne fait que commencer, que nous n’avons encore rien vu, que nous n’en sommes qu’au début, qu’aux balbutiements de cette crise sanitaire sans précédent depuis plus d’un siècle, que nous sommes en guerre. Les médias, et singulièrement les chaînes d’information continue, accentuent cette dimension angoissante en faisant appel à des épidémiologistes, des urgentistes, des professionnels de santé qui tous tiennent un discours catastrophiste. Comme si l’objectif était d’effrayer, de tétaniser le grand public pour qu’il reste sans réaction et obéisse au doigt et à l’œil à tout ce qu’on lui dit, qu’il respecte scrupuleusement les ordres et les interdits : restez chez vous, ne sortez pas. Sortir de chez soi sans autorisation, sans attestation dûment remplie vous assimile à un criminel.

On ne mesure sans doute pas suffisamment le caractère absolument inouï des mesures qui ont été prises par la plupart des gouvernements du monde occidental : même sous l’occupation, tant à Paris qu’en province, on pouvait sortir, aller au café, au restaurant, au cinéma, au théâtre, se rendre dans des parcs et jardins publics, se promener en forêt, se rassembler, participer à des réunions publiques, à des salons, voir des amis, visiter de la famille, tout cela nous est aujourd’hui strictement interdit, et pour une durée indéterminée. Et cela, au nom d’un virus dont nous ne connaissons pas l’origine, dont nous ne savons que peu de choses, mais dont il nous faut croire, les yeux fermés, qu’il est à ce point dangereux et mortifère qu’il faut paralyser pendant des mois des pays et des continents entiers, accepter par avance la faillite d’un nombre incalculable d’entreprises artisanales, commerciales, agricoles, industrielles. 

L’on nous dit qu’il faut limiter à tout prix le nombre de victimes mais outre que le nombre de morts n’est pour l’heure pas plus élevé, bien au contraire, dans les pays qui ont refusé le confinement, de la Suède aux Pays-Bas, du Japon à Singapour, n’ouvre-t-on pas la voix à des désastres encore plus grands en agissant d’une manière aussi brutale, autoritaire, liberticide ?

Car enfin cette destruction de l’économie réelle, et notamment des TPE (très petites entreprises) et PME (petites et moyennes entreprises) au profit des multinationales, cet assassinat de la classe moyenne et entrepreneuriale au profit des requins de la finance internationale, cet assujetissement encore plus grand des peuples et des individus aux usuriers de la finance anonyme et vagabonde dont le pouvoir sera encore accru avec la crise et l’effondrement des économies, au point peut-être de voler notre épargne, de supprimer les billets et les pièces (qui pourraient transmettre le virus !) au profit des cryptomonnaies et des cartes bancaires,, les méfaits d’une récession sans précédent artificiellement provoquée, quoique déjà en germes avant la crise sanitaire avec l’effondrement des cours du pétrole, le dévissage des bourses et la faillite de l’Etat libanais, tout cela ne peut conduire hélas qu’à une épidémie, c’est le cas de le dire, de suicides et de dépressions tandis que le confinement provoquera une augmentation vertigineuse des divorces et des séparations, comme on l’a constaté en Chine, mais aussi des violences, et singulièrement des violences conjugales. Surtout pour ceux qui doivent vivre à plusieurs et avec des enfants dans de petits appartements sans jardin et sans terrasse. 

N’ayons pas peur des mots, ce que l’on nous impose de vivre n’est ni plus ni moins qu’une assignation à résidence, une forme de détention collective, de mise en esclavage, de servitude à grande échelle. Le village planétaire est devenu un camp de concentration planétarien. C’est la prison pour tout le monde, la cellule pour chaque citoyen, un univers concentrationnaire. La prison peut être éventuellement dorée, mais c’est quand même la prison. Et toute la police est transformée en garde-chiourme, devant vérifier, avec sévérité mais sans masque, et dans les faits à moins d’un mètre de la persone contrôlée (que ce système est absurde et délirant !) la validité des attestations fournies et devant être dûment remplies pour pouvoir sortir de chez soi pendant une heure tout au plus (comme pour les détenus qui ont le droit de se promener dans la cour de la maison d’arrêt chaque jour pendant soixante minutes !), à condition toutefois de ne pas dépasser 1000 mètres et de cocher impérativement une des cases prévues, un des motifs tolérés par les pouvoirs publics pour pouvoir s’abstenter brièvement de son domicile.

Ce que les pires tyrans dans l’histoire n’avaient pas réussi à faire, ce qu’ils n’avaient même pas imaginé, y compris dans leurs rêves les plus fous, leurs délires les plus avancés, les dirigeants démocrates et libéraux-libertaires du monde occidental ont réussi à l’obtenir. Et qui plus, ce qui est inouï, avec l’assentissement massif, quasiment unanime, des peuples. A n’en pas douter, les misanthropes verront dans cette épisode de panique collective et de mise en servitude volontaire de quoi nourrir largement leur inclination.

Et dans l’écœurante soumission à ces oukases gouvernementaux le clergé (ou ce qui en tient lieu) aura été particulièrement en pointe. Depuis le 17 mars le sanctuaire de Lourdes est totalement fermé aux pèlerins. Il est impossible de se rendre à la grotte pour y prier la sainte Vierge. Ainsi l’a décidé le “recteur” du sanctuaire, “Mgr” Olivier Ribadeau Dumas. Déjà, le sanctuaire de Lourdes avait annoncé début mars une série de mesures pour se prémunir contre le coronavirus, notamment la fermeture des bassins où s’immergent les pèlerins dans l’espoir d’une guérison miraculeuse. Autrement dit on craint davantage un virus qu’on n’a confiance en la puissance et en la miséricorde de la Mère de Dieu ! Hommes de peu de foi !

Depuis plusieurs semaines on assiste à un océan de lâcheté et de pleutrerie des plus vomitifs. On accompagne avec zèle et docilité, quand on ne les précède pas, les ordres des pouvoirs publics. On vide entièrement l’eau des bénitiers, on ferme les églises, et pour être sûr que des fidèles n’y viennent pas pendant l’office célébré en privé, on les ferme à clé, à double tour. Même les diverses organisations traditionalistes, dont on pouvait penser qu’elles feraient preuve de davantage de courage et de fermeté, rédigent et diffusent des communiqués publics, faisant savoir coram populo qu’elles se soumettent aux décrets pris par les différents gouvernements européens. Nous avons des témoignages multiples de fidèles à qui des prêtres ont dit qu’ils ne devaient pas se rendre à la messe qu’ils célèbrent en privé. Par peur du gendarme ou du virus. Par une prudence toute humaine qui n’a rien de surnaturelle et qui n’est que le masque de la veulerie la plus méprisable. Car enfin un catholique qui fait son devoir, entend respecter le précepte dominical, faire ses pâques, ne doit craindre ni la police, ni la maréchaussée, ni la maladie ni la mort. Le Christ ne dit-il pas soixante-trois fois dans les quatre Evangiles à ses disciples : « N’ayez pas peur » ? Et lorsqu’ils se laissent aller à la crainte, au doute, au découragement, le Divin Maître les reprend sévèrement : « Hommes de peu de foi ».

Combien de fois avons-nous entendu dans des retraites, des conférences, des homélies dans les milieux traditionalistes, toutes tendances confondues, et avec un manque certain d’humilité, que nous étions les héritiers des Vendéens risquant leur santé et leur vie pour défendre leur Dieu et leur Roi, leur terre et leur foi, que nous nous placions dans le sillage des prêtres réfractaires qui ne reculaient devant aucun danger, aucune menace, aucun péril pour célébrer la sainte messe, administrer les sacrements, défendre l’intégrité de la doctrine à temps et à contre-temps, combien de fois nous a-t-on fait chanter Les Bleus sont là où l’on clame magnifiquement : « Nous n’avons qu’une peur au monde, c’est d’offenser Notre-Seigneur », combien de fois a-t-on vanté l’exemple héroïque des saints, des martyrs qui préféraient être donnés aux bêtes plutôt que trahir, que renier leur foi et voilà que, sur un simple décret gouvernemental, par peur du gendarme, par crainte d’un virus qui n’a fait jusqu’ici que 30 000 morts, essentiellement âgés et fragiles, sur 7 milliards d’individus, ou par peur de la délation d’un voisin, on renonce, sans même tenter de résister, à tout culte public, y compris pendant la période la plus sacrée de l’année liturgique, la quinzaine de la Passion, la Semaine Sainte avec le triduum pascal, le Dimanche de Pâques qui est la solennité des solennités. On a opté pour la messe virtuelle en streaming. On fait taire les cloches, on ferme les portes des sanctuaires. N’est-ce pas là un épouvantable reniement, une forme d’apostasie silencieuse, fruit d’une sordide pleutrerie ? Car la foi, le zèle dans le service de Dieu, la vaillance dans l’adversité, le refus d’obtempérer à des ordres injustes et exorbitants ne sont pas facultatifs, ils ne sont pas virtuels. Ils doivent être de chaque instant. Sinon à quoi sert-il de se dire le disciple de Celui qui a affronté avec un courage infini et inouï, par amour de l’humanité, les pires souffrances et les plus cruels tourments qu’il soit possible d’imaginer ici-bas ?

[…] (lire la suite)

RIVAROL.

Editorial du numéro 3418 de RIVAROL daté du 1er avril 2020


Compte tenu des difficultés gravissimes et sans précédent dans la distribution du journal depuis sa fondation, tant en kiosques que par voie postale, et face à une situation chaque jour plus dramatique, Rivarol a d’ores et déjà décidé de mettre à disposition de tous, en consultation gratuite, le PDF intégral de ce numéro, et des numéros suivants (aussi longtemps que dureront la crise sanitaire et les mesures de confinement), en page accueil du site Internet www.rivarol.com. Chaque mardi, à partir de ce mardi 24 mars 2020, sera mis en ligne sur le site le nouveau numéro de RIVAROL qu’il suffira de télécharger pour pouvoir le lire en intégralité et gracieusement. Ceux qui ont une imprimante pourront également l’imprimer pour rendre la lecture un peu plus confortable.

Télécharger RIVAROL du 1er avril 2020

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Commentaires (4)

  1. Fracasse dit :

    Allez sur le site de « Reconquista FSSPX » (Mgr Williamson), vous trouverez la dernière vidéo de Boris le Lay expliquant les tenants et aboutissants du coronavirus.

  2. Monsieur X dit :

    Il fait super beau, ciel éclatant depuis 3 semaines… et sans avion.
    Liaison avec l’Afrique coupée donc, l’ambiance à CDG et à Orly a dû bien changer.

  3. Monsieur X dit :

    Nous sentons tous qu’il est en train de se passer quelque chose qui nous dépasse, qui dépasse Castaner et Macron, ça, ce n’est pas difficile, mais en fait, qui nous dépasse tous.
    Ce que nous sommes en train de vivre dépasse largement toute polémique sur la chloroquine, les vaccins, les masques, le gel, les respirateurs ou le confinement.

    Peut-être est-il temps d’adopter un regard plus métaphysique ou « surréaliste » sur la situation, surtout en tant que nationaliste, après tout, la France c’est quelque chose de métaphysique.

  4. Monsieur X dit :

    Il faut arrêter ce confinement de merde tout de suite
    Révoltez-vous nom de D***
    Si vous ne vous réveillez pas maintenant, vous ne repartirez jamais. Jamais. Vous êtes foutus.
    Ne laissez pas des trous du cul incapables qui n’ont jamais rien prévu ni préparé vous dire maintenant ce qu’il faut faire ou pas.
    Remettez-vous debout bordel.
    Le seul qui doive rester chez lui et fermer sa grande gueule, c’est ce « gouvernement » que vous avez élu.
    100 000 tests par jour en Allemagne, parce que eux ont encore des usines de produit chimique, nous pas.
    Nous, c’est 400 000 amendes pour non respect du confinement, c’est tout ce qu’ils savent faire des gros cons suffisants et moralisateurs du « vivre ensemble »: le virus s’en fout.

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