La question pourrait surprendre et pourtant, dans nos milieux « nationaux », la réponse n’est pas unanime. Alors que les clichés de tous bords présentent les militants nationalistes comme des cinglés violents prêts à assassiner tout le monde, il faut bien reconnaître que la légalisation du port d’arme fait encore débat au sein de la fachosphère.
Objectivement, force est de constater que la violence a toujours fait partie de notre environnement : violence des éléments naturels, violence de la faune, violence de l’humain. Partant de ce constat, qu’est-ce qui a permis à l’un de s’imposer sur l’autre ? Les armes. Contre les éléments naturels, l’arme sera une habitation plus solide et mieux préparée. Contre la faune ou l’Homme, l’arme sera les poings, une pierre, une hache ou un revolver.
Concentrons-nous sur les armes à feu. J’ai toujours en mémoire cette réclame de la firme américaine Colt : « Dieu a fait les Hommes libres, Samuel Colt les a rendus égaux ! » Tout est dit dans cette phrase. Le port et l’usage d’une arme à feu permettent l’équilibre des forces. Que vous soyez homme ou femme, petit ou grand, mince ou gros, sportif ou non, avoir un flingue en main vous permet de rivaliser avec à peu près n’importe qui.
La question n’est pas de savoir si le port d’arme doit être imposé à tous les citoyens français — bien entendu que non —, mais de déterminer si, dans une société saine de corps et d’esprit, il est pertinent que des citoyens formés et responsables aient le droit de porter une arme sur la voie publique afin d’être des éléments dissuasifs face à tout potentiel délinquant ou criminel.
Régulièrement, nous entendons des cas de femmes harcelées, victimes d’attouchements sexuels voire de viol dans le métro. Si demain, dans un wagon contenant quarante personnes, une seule s’avère en mesure de coller son canon sur la nuque d’un délinquant, autant vous dire que l’agresseur y réfléchira à deux fois avant de tenter quoi que ce soit. Ce qui permet aux criminels de pulluler dans notre pays, c’est bien sûr l’inaction de la police et de la justice (qui préfèrent traquer les nationalistes plutôt que les pédophiles…), mais aussi l’absence de peur de se prendre une balle dans le buffet de la part d’un simple citoyen. Un citoyen qui n’a pas vocation à remplacer les forces de l’ordre, mais simplement à agir en primo-intervenant face à un délit — action que tout véritable citoyen a le devoir d’accomplir.
Je vois déjà le contre-argument arriver ! On va me rétorquer que si le port d’arme devenait légal demain, la France ressemblerait au Far West, aux États-Unis, que ce serait « règlement de comptes à OK Corral »… Balivernes ! Premièrement, il n’est pas question de laisser n’importe qui posséder une arme et se promener avec, mais de permettre à des citoyens honnêtes et formés d’être armés sur la voie publique. Deuxièmement, les criminels se moquent, par définition, de savoir si détenir une arme dans la rue est légal ou non. Combien de fois a-t-on entendu dans la presse que des tirs de kalachnikov avaient retenti dans telle ou telle ville ?
Puisque nous abordons le cas des États-Unis, je vous invite, chers lecteurs, à chercher les lieux où ont eu lieu les tueries de masse : ce n’est pas un hasard si elles se sont produites dans des « gun free zones » (des endroits interdisant les armes… aux honnêtes citoyens !). Même si aucune statistique ne fait consensus sur la réduction du nombre de victimes lors d’un attentat dans une zone accueillant des civils armés, la simple logique nous permet de mesurer la pertinence du port d’arme citoyen : délai d’intervention d’un civil armé face à la menace, deux minutes ; délai d’intervention de la police, vingt minutes — et encore, quand elle se déplace, ce qui n’est plus toujours le cas en France, notamment en zone rurale.
Souvenez-vous de l’attentat du Bataclan en 2015. De nombreux experts en sécurité estiment que si quelques civils avaient bénéficié d’un port d’arme, le nombre de victimes aurait certainement été moindre. Dans cet attentat, les premiers agents sont intervenus quinze minutes après le début du massacre. Nous étions pourtant en plein Paris, un vendredi soir, où les forces de sécurité sont présentes en nombre (entre le début de l’attentat et l’assaut final de la BRI, il s’est écoulé environ deux heures quarante).
Laissez-moi vous narrer une anecdote pour étayer mon propos. Il y a une quinzaine d’années, j’habitais avec ma famille une petite maison en bordure d’un de ces beaux villages varois. Vers vingt heures, alors que nous prenions notre repas, notre chien a commencé à avoir un comportement indiquant une présence suspecte. Pensant à un animal quelconque, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un individu à proximité de nos véhicules, et surtout à vingt mètres de notre habitation ! Alors que l’individu se faisait de plus en plus belliqueux, j’ai donné l’ordre d’appeler la gendarmerie voisine. Une bonne trentaine de minutes plus tard, le malandrin ayant quitté notre propriété (un peu inquiété par le chien et son propriétaire), j’ai demandé ce qu’il en était de l’arrivée de la maréchaussée… Elle ne viendrait pas, estimant qu’il n’y avait pas urgence. Et s’il y avait eu un besoin urgent d’intervention de personnes armées ? Qu’aurais-je dû faire ? Laisser ma famille se faire dépouiller, voire pire ? Sortir une arme de chasse pour repousser le malfaiteur au risque de finir en prison ?
Souvenez-vous de l’affaire René Galinier en août 2010 (il y en a eu d’autres depuis, mais celle-ci me revient en mémoire et permet de montrer que la question n’est pas nouvelle). Ce brave septuagénaire, après de multiples cambriolages, se fait réveiller de sa sieste par deux criminelles. Il saisit son fusil et tire. Il a simplement défendu ses possessions et son intégrité physique. Que se serait-il passé s’il n’avait pas « tiré le premier » ? Sans doute aurait-il été torturé afin que ses agresseurs obtiennent la cache de ses bijoux et son code de carte bancaire. Nous l’avons déjà vu dans de multiples affaires.
En résumé Le port d’arme serait une excellente solution. Il ne faut pas l’imposer, mais le proposer, car je peux entendre que tout le monde ne soit pas à l’aise avec l’idée de porter une arme. J’invite nos lecteurs à consulter le site de l’Association pour le Rétablissement du Port d’Arme Citoyen (www.arpac.eu). Si la précision était encore nécessaire, je fais partie de ceux qui y sont totalement favorables, car je considère qu’un citoyen ne peut s’appeler ainsi que s’il se donne pour sa Cité. Le devoir naturel de chaque Homme est de défendre les siens, ses possessions et sa liberté face à la tyrannie. Sans verser dans un délire libertarien à la sauce américaine, je considère que sans le port d’arme, nous ne sommes pas des citoyens, mais de simples contribuables.
*Référence au film « The Blackhawk down »

























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