Diffusion de la pensée française – Lectures Françaises – 12,50 €

Lectures Françaises est une revue mensuelle qui présente l’actualité politique avec un point de vue à l’opposé du conformisme habituel et révèle des informations que les médias officiels taisent volontairement.
ÉDITORIAL :
Les fachos sur grand écran…
On va finir par penser que nous sommes subventionnés par l’industrie cinématographique ! Ce mois-ci nous allons de nouveau vous parler d’un film. Après Vaincre ou mourir sur Charette et Sacré-Cœur, son règne n’a pas de fin, c’est un tout autre héros qui crève l’écran… Jean Luchaire ! Oui vous lisez bien, Jean Luchaire : le fameux collabo des heures les plus patati patata… ! Patron de presse, ami de Otto Abetz, proche de Laval, condamné à mort et exécuté le 22 février 1946. Fallait l’oser celui-là !
Précisons immédiatement : nous ne vous conseillons pas, ici, de vous précipiter en salle. Nous-même ne l’avons pas vu et il semble que quelques passages, pour des raisons économiques sans doute, n’ont demandé aucun effort aux costumiers… Servi par une grande vedette : Jean Dujardin (qui ne cache pas son amour pour la France et ça lui a valu déjà quelques déboires), réalisé par Xavier Giannoli (lui aussi a priori très connu), il est donc destiné au grand public. « Vous avez humanisé un salopard », « vous avez donné une image négative de la Résistance », « vous n’avez pas montré les Juifs avec une étoile jaune ». Les critiques pleuvent et il fallait s’y attendre. Mais celle qui pourrait bien être la plus conséquente, c’est celle qui révèle que le réalisateur ne fait pas l’impasse sur les responsabilités de la Gauche dans la Collaboration ! Et ça, ça ne se pardonne pas ! On voit depuis lors nos deux acolytes essayant de rattraper le tir en se justifiant comme ils peuvent.
Pour nous, l’intérêt principal de ces productions quelque peu sulfureuses réside dans les questions que doit se poser le spectateur. S’il est honnête, il devra creuser, et donc lire [1], pour comprendre la situation au centre du long métrage. Dans le cas présent, il ne pourra en conclure que « tout n’est pas tout blanc, tout n’est pas tout noir » et qu’il est trop facile de juger cette période complexe 80 ans après, dégagé de toute contrainte. Elle est trop passionnante pour n’être réduite qu’à un simple baroud des bons gaullistes contre les méchants fachos. Les langues se délient et l’on trouve plus facilement aujourd’hui des travaux objectifs d’historiens honnêtes, mais qui restent réservés à cette espèce en voie de disparition : le lecteur. Alors quand on affiche sur grand écran un possible apaisement ou une tentative de contextualisation, et qu’en un mois le film compte plus de 850 000 entrées, c’en est trop !
Souhaitons que Les Rayons et les Ombres (sorti le 18 mars dernier) participe à ce devoir de connaitre plus précisément notre Histoire.
« Je suis demeuré à la tête d’un pays sous l’occupation. Voudra-t-on comprendre la difficulté de gouverner dans de telles conditions ? Chaque jour, un poignard sur la gorge, j’ai lutté contre l’ennemi. L’histoire dira tout ce que je vous ai évité, quand nos adversaires ne pensent qu’à me reprocher l’inévitable.
L’occupation m’obligeait à ménager l’ennemi, mais je ne le ménageais que pour vous ménager vous-mêmes, en attendant que le territoire soit libéré.
L’occupation m’obligeait aussi, contre son gré et contre mon cœur, à tenir des propos, à accomplir certains actes dont j’ai souffert plus que vous. Mais, devant les exigences de l’ennemi, je n’ai rien abandonné d’essentiel à l’existence de la patrie. » Discours du maréchal Pétain lors de son procès
Mickaël SAVIGNY
SOMMAIRE :
Disponible sur Chiré













































JN TV









