Samuel Roth se revendique en champion de la liberté d’expression. Il peut en tout cas se targuer d’être le seul Juif à avoir étendu et renforcé le champ d’application du First Amendment, il est vrai, pas forcément en défense du bien et de la moralité, mais au moins, à l’inverse de certains successeurs de son ethnie, qui, eux, auront au contraire eu tendance à rogner sur les prérogatives du First Amendment en déniant sa protection aux « Deniers » (négationnistes de l’Holocauste) et aux critiques de l’État d’Israël.
Selon Wikipedia en anglais :
Samuel Roth (1893 – 1974), éditeur et écrivain de nationalité américaine, est resté célèbre pour avoir été le plaignant dans l’affaire dite Roth Contre l’État américain qui, en 1957, avait fait date dans la jurisprudence du pays, la Cour Suprême y redéfinissant les éléments constitutifs d’une parution obscène dans un sens plus libérale, étendant le champ de protection du First Amendment à une partie de la pornographie.
Nous sommes déjà tombés sur son nom qui figurait en bonne place dans un article de Kenneth Vinther : Oppression by Orgasm? The Porn Industry as Jewish Anti-Fascist Activism & Cultural Terrorism, Part 1 and Part II. On trouvera une traduction de l’article ici : L’industrie du porno en tant qu’activisme antifasciste juif et terrorisme culturel, et un court article sur JN, justement sur la partie de l’article concernant l’affaire Roth : Jurisprudence de la pornographie aux USA.

Roth est né en 1893 à Nuszcze, alors en Galicie, désormais en Ukraine. Son nom hébraïque était Mshilliam (Meshulam).
Pour ce qui va suivre, retenons bien que Samuel Roth est Juif, un Juif pornographe pour être précis. Le hic, c’est que ce n’est pas là son seul fait d’armes ni sa seule maladie mentale connue : il est aussi… antisémite !
En 1934, alors qu’il est menacé de faillite, il est l’auteur de Jews Must Live an account of the persecution of the world by Israel on all the frontiers of civilization – Il faut bien que les Juifs vivent, chronique de la persécution du monde par Israël sous tous les cieux de la civilisation – un recueil de réflexions autobiographiques et polémiques sur son identité juive, vu par certains critiques comme un exemple typique de haine de soi, et pour d’autres, comme une analyse aussi incisive qu’éclairante sur l’attitude des Juifs à l’égard des Gentils.

En haut de la page 64, dans le chapitre intitulé Jew Hatred A Natural Instinct, – La Haine envers les Juifs, Un Instinct Naturel – le lecteur tombe sur ce Woke-consternant passage (1) :
« Dans les chapitres qui vont suivre, je vais reprendre une à une les causes de l’antisémitisme, aussi bien les prétendues telles que les réelles. Pour le moment, je me contente de réaffirmer fermement le fait que l’antisémitisme est si instinctif qu’on peut sans risque le classer parmi les instincts primaires du genre humain, ces instincts salvateurs par lesquels l’espèce se préserve de sa disparition pure et simple. L’antisémitisme n’est pas, comme les Juifs ont essayé de le faire croire au monde, un préjugé vivace. C’est un instinct profondément ancré que tout homme porte en lui à la naissance. Il en demeure inconscient, comme de tous ses autres instincts, tant que quelque chose ne vient pas le solliciter. Mais aussi sûrement qu’à la première apparition d’une mouche nous arrivant dans les yeux nos paupières se ferment d’elles-mêmes, avec la même vivacité l’instinct antisémite se réveillera en nous ».
Serait-ce là le point de vue d’un psychopathe ? Voyons à quoi ressemble la partie adverse, celle qui veut écraser l’antisémitisme.
1 – Le Décret de Lénine de 1918 et son Discours de 1919
Ce décret, rédigé et signé par Lénine en sa qualité de président du premier gouvernement communiste, fut officiellement promulgué par le Conseil des commissaires du peuple le 25 juillet 1918 et intitulé : Décret sur la lutte contre l’antisémitisme et les pogromes antijuifs ( Il est également signé de Bontch Brouievitch & N. Gorbounov).
La parution de ce décret, le seul du droit soviétique visant non pas la haine ethno-raciale en général mais l’antisémitisme en particulier, est ainsi justifié :
« D’après les renseignements qui parviennent au Conseil des commissaires du peuple dans de nombreuses villes, en particulier dans les régions proches du front, les contre-révolutionnaires développent une agitation pogromiste suivie par endroits d’excès contre la population travailleuse juive. »
Les rédacteurs du décrets font remarquer une certaine continuité avec les Tsars :
« La contre-révolution bourgeoise prend en main l’arme tombée des mains du tsar. Chaque fois qu’il avait besoin de détourner de lui la colère populaire, le gouvernement autocratique détournait cette dernière contre les juifs, en déclarant aux masses ignorantes que tous leurs malheurs viendraient des juifs. En même temps les juifs riches trouvaient toujours un moyen de se protéger et c’est la couche pauvre des juifs qui souffrait de la persécution et des violences et y trouvait la mort. Aujourd’hui, les contre-révolutionnaires ont renouvelé la persécution contre les juifs, utilisant à cette fin la famine, la lassitude et aussi l’obscurantisme des masses les plus arriérées et les résidus de la haine contre les juifs inoculée dans le peuple par l’autocratie. »
Le décret poursuit en énonçant un principe :
« Dans la République Fédérative de la Russie Soviétique où est proclamé le principe de l’autodétermination des masses populaires de tous les peuples, l’oppression nationale n’a pas de place. Le bourgeois juif est notre ennemi non en tant que juif, mais en tant que bourgeois. L’ouvrier juif est notre frère. Toute persécution de toute nation quelle qu’elle soit est inacceptable, criminelle et honteuse. »
Lénine percevait les accès d’actes antisémites et la haine interethnique en général comme des phénomènes très dangereux pour la révolution, le décret se poursuit ainsi :
« Le conseil des commissaires du peuple déclare que le mouvement antisémite et les pogromes antijuifs sont un danger mortel pour la cause de la révolution ouvrière et paysanne ; il appelle le peuple travailleur de la Russie socialiste à combattre ce fléau par tous les moyens. »
Lénine souligne que l’antisémitisme et les pogromes sont indignes de la révolution et qu’ils la mettent en danger :
« L’inimitié nationale affaiblit les rangs révolutionnaires, menace l’unité sans distinction de nationalités du front des travailleurs, et ne sert que nos ennemis. »
Et de conclure :
« Le Conseil des commissaires du peuple ordonne à tous les Soviets de prendre des mesures décisives pour couper à la racine le mouvement antisémite. Il ordonne de déclarer hors-la-loi les pogromistes et ceux qui mènent une agitation pogromiste. » (texte publié dans le tome III des Dekrety sovietskoï vlasti, Politizdat Moscou 1984, p 93-94)
Et dans le langage juridique russe de l’époque, les paroles de Lénine signifiaient un passage expéditif devant les tribunaux révolutionnaires, voire tout simplement les représailles sanglantes de la Tchéka.
Pour compléter, voici la traduction d’un discours de Lénine enregistré sur disque en mars 1919 :
L’antisémitisme distille constamment son venin envers les Juifs. Lorsque la monarchie maudite des Tsars en était à ses derniers jours, elle tentait encore d’exciter les ouvriers et les paysans ignorants contre les Juifs.
La police tsariste, en accord avec les propriétaires terriens et les capitalistes, organisa des pogroms contre les Juifs. Les propriétaires terriens et les capitalistes essayèrent de détourner la haine des ouvriers et des paysans tenaillés par la misère contre les Juifs. Dans d’autres pays aussi, on a vu souvent les capitalistes fomenter la haine contre les Juifs pour aveugler les ouvriers, pour détourner leur attention du véritable ennemi des travailleurs, le capital. La haine envers les Juifs ne persiste que dans les pays où l’esclavage imposé par les propriétaires terriens et les capitalistes a maintenu une ignorance abyssale parmi les ouvriers et les paysans. Seuls les plus ignorants et les plus opprimés peuvent croire aux mensonges et aux calomnies répandus sur les Juifs. C’est une survivance des temps féodaux antiques, quand les prêtres brûlaient les hérétiques sur le bûcher, quand les paysans vivaient en esclavage, et quand le peuple était écrasé et démembré. Cette ancienne ignorance féodale s’évanouit ; les yeux du peuple s’ouvrent.
Ce ne sont pas les Juifs qui sont les ennemis des travailleurs. Les ennemis des ouvriers sont les capitalistes de tous les pays. Parmi les Juifs, il y a des travailleurs, et ils forment la majorité. Ce sont nos frères, qui, comme nous, sont opprimés par le capital ; ce sont nos camarades dans la lutte pour le socialisme. Parmi les Juifs, il y a des koulaks, des exploiteurs et des capitalistes, comme il y en a parmi les Russes, et parmi les peuples de toutes les nations. Les capitalistes s’efforcent de semer et de fomenter la haine entre les travailleurs de différentes confessions, différentes nations et différentes races. Les oisifs se maintiennent au pouvoir par la puissance et la force du capital. Les Juifs riches, comme les Russes riches, et les riches de tous les pays, s’allient pour opprimer, écraser, voler et diviser les travailleurs.
Honte au tsarisme maudit qui a torturé et persécuté les Juifs. Honte à ceux qui fomentent la haine envers les Juifs, ceux qui fomentent la haine envers les autres nations.
Vive la confiance fraternelle et l’alliance combative des travailleurs de toutes les nations dans la lutte pour renverser le capital.
En 1918, le gouvernement soviétique publiait ses premières brochures contre l’antisémitisme. Il créait également, en janvier 1918, l’Evkom, le Commissariat aux affaires juives, rattaché au Commissariat aux nationalités. L’Evkom joua un rôle déterminant dans la lutte contre l’antisémitisme aux débuts du pouvoir soviétique.
Il vaut la peine de noter que la peine de mort en Russie avait été abolie le 26 octobre 1917 par une décision du 2e Congrès panrusse des Soviets des députés ouvriers et soldats… pour être remplacée par des fosses communes.
2 – Réplique de Staline aux accusations d’antisémitisme en URSS – 1931
Le 12 janvier 1931, Staline répond à une question de l’Agence télégraphique juive américaine sur l’antisémitisme allégué en URSS ; la réponse fut publiée par le B’nai B’rith Messenger le 23 janvier 1931 :
STALINE, LE DIRIGEANT SOVIÉTIQUE, S’EN PREND À L’ANTISÉMITISME
Dans une interview accordée à JTA, il qualifie l’antisémitisme de cannibalisme
DÉNONCE DES INFORMATIONS BIAISÉES
L’antisémitisme est un danger pour les travailleurs, déclare le dictateur russe
« Voici ma réponse à votre question :
Le chauvinisme national et racial est une survivance de mœurs détestables datant de périodes durant lesquelles existait le cannibalisme. L’antisémitisme, comme forme extrême du chauvinisme, est une dangereuse survivance du cannibalisme.
Les exploiteurs utilisent l’antisémitisme comme paratonnerre pour soustraire le capitalisme aux coups des travailleurs. L’antisémitisme est dangereux pour les travailleurs, comme un chemin trompeur, qui les éloigne du droit chemin pour les mener dans la jungle.
C’est pourquoi les communistes, comme internationalistes se doivent d’être implacables et de rester les ennemis jurés de l’antisémitisme. En URSS la loi punit sévèrement l’antisémitisme, comme phénomène profondément contraire au système soviétique. Les antisémites actifs sont punis de peines de mort par les lois de l’URSS. »
Staline, l’hôpital qui se moque de la charité !
3 – Manifeste des rabbins 1930
Dans la droite ligne des déclarations de Lénine et de Staline, voici un satisfecit en forme de manifeste du 25 février 1930, signé des Rabbins Menahem Gluskin de Minsk, Hosea L. Zimbalist, Herz Mazel, Gabriel Gabrielow, Oscher Kerstein et Mendel Jarcho, il est publié par le communiste Juif Michael Sheimann dans le Kestobyl Pokhod Protiv URSS, Moscou, 1930, pages 103 et 104 (2) :
Il ne nous est pas possible de séparer notre destin de celui du peuple Juif à l’égard duquel le gouvernement de l’URSS peut être proclamé le seul qui combat ouvertement toutes les manifestations d’antisémitisme. Du point de vue mondial c’est un fait de la plus grande importance que le chef du parti communiste et chef de l’État soviétique, Lénine, a émis un décret dans lequel les antijuifs sont déclarés les ennemis du peuple. Et alors que sous la domination britannique, des conflits sanguinaires sont encore possibles, et qu’en Roumanie et bien d’autres pays, des pogromes et autres manifestations antijuives se produisent encore, en URSS tous les moyens de propagande sont mobilisés contre l’antisémitisme et l’appareil de la loi est même mis en action. Sous le régime soviétique, nous n’avons jamais été soumis à aucune persécution à cause de nos convictions religieuses.
Il est à noter que cette citation émane de Dommergue Polacco de Menasque, un Juif français et négationniste de l’Holocauste – un profil assez similaire à celui de Samuel Roth, si l’on doit en croire les critiques.
4 – Retour aux USSA – Les déboires juridiques d’Heny Ford, l’exploiteur par excellence.
On voit que la lutte sans merci contre l’antisémitisme – cet instinct de survie – est de nature foncièrement judéo-bolchevique. Rien d’étonnant, dès lors, à ce qu’Henry Ford, cet aryen capitaliste, grand adepte du travail à la chaîne, l’essence même de l’exploitation du travailleur, ait été la première cible de l’ADL aux États-Unis.

Il va sans dire que si aujourd’hui une nouvelle affaire Roth contre les États-Unis survenait, non pas concernant la pornographie bien sûr, mais au sujet de son livre, ni Roth ni le Premier Amendement n’auraient la moindre chance devant la Cour suprême.
Et ce qui est en jeu, soit dit en passant, ce n’est pas tant le Premier Amendement que le pouvoir juif dans un pays aryen. Comme le dit Kevin Alfred Strom dans un esprit si voltairien : « Pour savoir qui vous dirige vraiment, il suffit de regarder qui vous ne pouvez pas critiquer. » Exactement comme en URSS.
Notes :
(1) Cité par René-Louis Berclaz dans l’édito du Courrier du Continent de février 2026
(2) Ib Idem






























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