Les bibliophiles et amateurs de bons livres ont de quoi se réjouir : les Amis de Robert Brasillach viennent de rééditer un des ouvrages majeurs du romancier « maudit » : Notre avant-guerre.
Cet ouvrage, qui devrait figurer dans toutes les bibliothèques un tant soit peu identitaires, revêt tout d’abord une importance historique en tant que témoignage direct de ces années d’avant-guerre.
Non seulement le jeune auteur a fréquenté de grands noms tels que Thierry Maulnier, Georges Blond, Roger Vailland, Jean Beaufret et Jean Effel, mais ses mémoires, parce qu’écrites avant la Libération, sont libres de cette hypocrisie et du révisionnisme historique qui marquent plusieurs témoignages, servant aux auteurs à s’absoudre d’avoir arboré certaines idées « nauséabondes » avant la guerre.
Ici, l’honnêteté est totale, et l’on retrouve la candeur qui fait le charme des écrits de Brasillach.
Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu, Alain Lanavère, dans sa préface, présente à merveille la particularité de ce livre : « Tout dans ce livre étonne. D’abord, qu’un homme de trente ans écrivît ses mémoires. Ensuite, que cet écrivain eût réussi à rédiger son livre aux armées, sur la ligne Maginot, de septembre 1939 à mai 1940, et que Notre avant-guerre pût paraître à Paris en 1941, mais censuré par un employé de Plon, alors même que son auteur était prisonnier dans un Oflag. Et encore que Brasillach eût dit souhaiter qu’il lût ce livre, des mémoires pourtant, comme un roman. »
Ce récit, construit à la manière d’un roman qui entraîne le lecteur dans les aventures littéraires, journalistiques et historiques d’un groupe de camarades, est une excellente porte d’entrée dans l’univers de Brasillach.
Enfin, il faut souligner qu’une fois de plus, les éditions des Sept Couleurs offrent un véritable objet d’art, qui saura plaire à ceux qui aiment le beau, grâce aux nombreuses illustrations ajoutées au texte original.
Notre avant-guerre, Robert Brasillach, Les Sept Couleurs 2026, 450 pages, très riche iconographie, 32 €. Disponible sur Les Sept Couleurs






































JN TV





Je ne cesse d’en lire et relire le dernier chapitre tant il est d’actualité.
Ouvrage majeur en effet. Toute l’expression du fascisme poétique dont Brasilliach est un des plus beaux acteurs. Comme dit Lis de Tille, il faut en reprendre un petit snif, une petite gorgée, de temps en temps. Et puis si vraiment on veut pleurer, on écoute Noël en taule. Lit par Pierre Fresnay ou Jean-Marie Le Pen.
Ce livre est celui de Brasillach qui m’a le plus touchée : étudiante en khâgne de province dans les années 90, mornes et grises, je rêvais de la vie étudiante de Brasillach, d’une époque où l’on pouvait répondre « Non camarade, je suis fasciste » à un distributeur de tracts pour le Front populaire… L’image de la jeunesse et d’une liberté d’esprit dont on n’a plus idée.
Excellent livre ! À lire sans modération effectivement !