L’insurrection de Budapest, ou révolution de 1956 (en hongrois 1956-os forradalom), fut une révolte populaire spontanée contre le régime communiste hongrois et les politiques imposées par l’Union soviétique. Elle dura du 23 octobre au 10 novembre 1956.
Soixante-dix ans plus tard, le mouvement hongrois ami HVIM, croisé très récemment à Varsovie lors de l’invitation des camarades polonais du NOP, nous a conviés à son tour à la commémoration de ces événements. Cette journée a été l’occasion de renforcer nos liens avec nos camarades magyars.
Dès le matin, nous nous sommes rendus à Esztergom, sur les lieux d’une insurrection majoritairement étudiante. À 15 h, le parti Mi Hazánk (Notre Patrie) a ensuite ouvert une succession de discours, notamment à Corvin, haut lieu des combats de 1956, fustigeant entre autres l’Union européenne.
Qui sont Mi Hazánk et HVIM ?
Mi Hazánk Mozgalom est un parti politique nationaliste hongrois fondé en 2018 par László Toroczkai (ancien cadre du Jobbik) et d’autres dissidents. Il se positionne comme une force souverainiste, identitaire, attachée aux valeurs traditionnelles, à la famille et à la défense de la nation hongroise face au mondialisme et à l’immigration de masse.
Depuis la défaite du Fidesz de Viktor Orbán aux élections parlementaires d’avril 2026 (remportées largement par le parti Tisza de Magyar Péter), Mi Hazánk est devenu le troisième parti représenté au Parlement hongrois. Avec six députés, il incarne aujourd’hui la principale opposition radicale et nationale. Ses sondages progressent nettement (autour de 11 % selon les derniers chiffres), et Toroczkai est devenu l’un des hommes politiques les plus populaires de l’opposition.
HVIM (Hatvannégy Vármegye Ifjúsági Mozgalom – Mouvement de la Jeunesse des Soixante-quatre Comtés) est un mouvement nationaliste radical fondé en 2001 par le même László Toroczkai. Il milite pour les valeurs traditionnelles, chrétiennes et pour la fierté hongroise. Les deux organisations travaillent en étroite collaboration : HVIM est ainsi une sorte d’allié historique et structurel de Mi Hazánk.
09 h 30 – Route vers Esztergom
À une heure au nord de Budapest, nous échangeons avec les différents intervenants du jour. On retrouve alors une vingtaine de camarades de HVIM, trois clubs de motards, un mouvement traditionaliste et l’indestructible champion de tir à l’arc Mónus József.
Arrivée au café-bar Arany Korsó Betyár Bástya
Symbole de la mémoire hongroise locale, une centaine de motards partagent un café avant un discours plein d’entrain. Le cortège se forme ensuite en direction de la basilique d’Esztergom, haut lieu de la répression communiste où l’ennemi tira, avec tanks et snipers, sur une population non armée.
À l’entrée de l’établissement, une barricade et un canon rappellent les combats. Le maire de la ville y est occasionnellement client – un lien local impensable dans notre France occupée. En tête de convoi, un camion toujours opérationnel, utilisé lors des affrontements de 1956, ouvre la marche.
Nous partons donc vers Esztergomi Basilika, une basilique chargée d’histoire que nous visiterons plus tard.
Sur place, des rangs sont formés face au tunnel passant sous la basilique. Ici, la population insurgée non armée a été prise à partie par des tireurs de la police secrète politique, posés aux fenêtres du bâtiment d’en face, puis par un tank, occasionnant de nombreux morts et l’éboulement d’une partie du tunnel. Se succèdent des discours reconstituant ce triste épisode de l’occupation communiste.
Vient ensuite le découpage traditionnel de l’ancien symbole communiste qui figurait alors sur le drapeau hongrois. Ce drapeau troué d’un cercle au centre ornera bras et étendards de nombreux militants tout au long de la journée. Enfin, Mónus József, capable de faire mouche à l’arc à plus d’un kilomètre, prononce un discours enflammé sur la résistance à mener aujourd’hui.
Interview de Gergely Dobay
Sous un beau soleil, nous enchaînons avec un entretien sur l’actualité européenne menée auprès de notre camarade Gergely Dobay. Au programme également : les actions du HVIM, le regard hongrois sur le chaos français, puis la visite de la basilique ponctuée d’un moment de recueillement.

Discours de László Toroczkai
De retour à Budapest, nous assistons au discours particulièrement virulent de Laszlo Toroczkai, leader de Mi Hazánk.
László Toroczkai évoque Emmanuel Macron comme représentant de la banque Rothschild, plaçant son pays en première ligne des migrations. Il rappelle que le président français a récemment été invité, avec Ursula von der Leyen, par le Premier ministre hongrois, en signe d’allégeance au pouvoir de l’UE. Ce n’est évidemment pas le modèle que souhaite une majorité de Hongrois aujourd’hui.
Pour les 70 ans de la révolte, un hommage est rendu à Pongrátz András, qui, résistant dès l’âge de 15 ans, avait détruit une statue de Staline. Disparu cette année, il laisse derrière lui une belle énergie combattante.
Pour clôturer la journée, nous faisons plus ample connaissance avec l’équipe de Laszlo Toroczkai et commençons à nouer des liens utiles pour l’avenir.
Cette journée de mémoire et de fraternité a solidement renforcé nos liens avec nos amis magyars, qu’ils appartiennent à HVIM ou à Mi Hazánk, deux forces politiques désormais montantes dans la Hongrie post-Orbán.
Un grand merci aux camarades de HVIM !
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JN TV











Peter Magyar a souillé le drapeau des insurgés de 1956 en faisant venir Ursula bon der Layen. Il a fait fermer la Maison de la terreur où siégeait la police politique du régime, l’ AVH et faisait torturer et assassiner les opposants. Une pensée pour Peter Mansfeld, jeune héros âgé de 15 ans lors de l’insurrection, capturé par l’ AVH et exécuté le 21 mars 1959 dès son dix-huitième anniversaire atteint.