La Place Beauvau, sous la férule de Laurent Nuñez, assisté de l’inévitable Pascale Léglise, directrice de la Direction des libertés publiques a notifié le 9 octobre 2026 à Alain Soral son intention d’engager la procédure de dissolution d’Égalité et Réconciliation. Motifs invoqués : « pensée national-socialiste », provocation à la haine, apologie du nazisme, etc. Toujours les mêmes anathèmes de la police de la pensée. Ce n’est plus de la répression ciblée : c’est le passage à l’oppression systématique.
Cette procédure n’intervient pas par hasard. Elle coïncide exactement avec le retour médiatique du président d’Egalité et Réconciliation, provoqué l’affaire Bardella. Les révélations de Mediapart sur ses anciens écrits et l’influence supposée de Soral sur le président du Rassemblement national ont remis l’essayiste au centre des projecteurs. Dès que son nom resurgit dans les médias, la machine administrative se met en marche. Ce n’est pas une réaction à un danger nouveau, c’est une réponse politique à une visibilité indésirable.
Nuñez n’est pas un nouveau venu. Il est arrivé aux affaires en octobre 2018 comme secrétaire d’État chargé de la sécurité auprès de Christophe Castaner. À ce poste, il a été le technicien du tandem Castaner-Macron pendant les Gilets jaunes et la vague de dissolutions administratives. Il a ensuite dirigé la préfecture de police de Paris (2022-2025), avant de devenir ministre de l’Intérieur. Partout où il passe, le même logiciel s’applique : surveillance renforcée, prétextes d’« ordre public », et chasse aux structures qui refusent le récit officiel sur l’immigration, l’identité ou l’histoire.
Depuis la dissolution de l’Œuvre française par décret du 25 juillet 2013 – mouvement que je dirigeais à la suite de Pierre Sidos –, le compte est impressionnant. Sous les gouvernements successifs, et massivement sous Macron, on a assisté à des dizaines de dissolutions visant la mouvance nationaliste et identitaire : Bastion social, Génération identitaire, Civitas, Division Martel, Bordeaux Nationaliste, Alvarium, Zouaves, Blood and Honour, Lyon Populaire, le Bloc montpelliérain et bien d’autres encore. Le bilan officiel sous la présidence Macron dépasse les quarante dissolutions tous azimuts, avec une part significative dirigée contre les nationalistes. L’Œuvre française n’était que le coup d’envoi. Chaque décret crée un précédent, chaque « contradictoire » est une formalité, chaque recours au Conseil d’État confirme le plus souvent la mesure; à la manœuvre, depuis la dissolution de l’’Œuvre française qui a été son premier fait d’arme pour lequel elle a été récompensée de la Légion d’Honneur, Mme Léglise, que je surnomme Mme Synagogue, bon petit soldat chargé des procédures d’interdiction.

Cette offensive ne se limite pas aux associations. Elle frappe les personnes. Dieudonné, sous bracelet électronique après des années de poursuites pour des sketches et des propos jugés iconoclastes, subit une persécution permanente des autorités afin de lui interdire de donner ses spectacles. Jérôme Bourbon, directeur de Rivarol, vient d’être condamné définitivement à de la prison ferme. Vincent Reynouard subit un harcèlement judiciaire constant : extradition, procédures multiples, interdictions, pour avoir contesté des récits officiels. Et pour ce qui me concerne, les poursuites et les procès se durcissent : multiplication des plaintes, peines alourdies, volonté claire d’épuiser financièrement et judiciairement ceux qui persistent dans le combat nationaliste. La méthode est la même partout : isoler, condamner, interdire, pour que plus personne n’ose parler.
Le contraste est saisissant avec le silence et le refus d’ouvrir de véritables enquêtes judiciaires sur l’affaire Epstein. Des réseaux de pouvoir, de finance et de protection de mineurs ont été documentés, des listes ont circulé, des liens avec des personnalités politiques et médiatiques françaises ont été évoqués. Pourtant, aucune procédure d’ampleur n’est lancée, aucune commission d’enquête ne voit le jour, aucune dissolution de structure pourtant secrète n’est envisagée. La justice se montre d’une lenteur et d’une prudence extrêmes dès qu’il s’agit de cercles influents, alors qu’elle se montre expéditive et implacable dès qu’un nationaliste ouvre la bouche. Cette sélectivité n’est pas un hasard : elle révèle les priorités réelles du système en agonie.
Égalité et Réconciliation n’est pas un groupuscule de rue. C’est une structure qui, depuis 2007, a tenu un discours original de réconciliation nationale entre Français de souche et d’origine étrangère, sur la base d’un refus du communautarisme et d’une lutte contre l’Oligarchie mondialiste qui nous asservit. Ce n’est pas notre combat, nous qui luttons pour le rétablissement de la France historique. Mais elle effraie le pouvoir car l’influence d’Alain Soral transcende les courants idéologiques. Un sondage IFOP du 13 octobre montre la porosité de pensée tout à la fois d’une partie des sympathisants du Rassemblement National et de ceux de la France Insoumise. Il devenait urgent pour le pouvoir de sévir. Les condamnations judiciaires et financières sont anciennes et ont conduit le fondateur d’ER à l’exil. La procédure actuelle s’inscrit dans la continuité : après les condamnations pénales à répétition contre Soral, il passe à la liquidation administrative. La phase contradictoire de dix jours n’est qu’un alibi. Le décret suivra, comme d’habitude.
Je connais nombre de militants d’Égalité et Réconciliation. J’apprécie leur dévouement, leur constance et leur capacité à tenir malgré les procès, les interdictions et les pressions. En ce moment, j’imagine leur amertume et leur désarroi, et je pense à eux. À tous ces camarades qui m’ont souvent ouvert leurs tribunes et leurs micros sans jamais exiger d’alignement forcé, je veux dire ceci : il ne faut jamais renoncer. L’accentuation de la répression est la preuve que le système est aux abois. Le chien mord quand il a peur. Rien ni personne ne nous fera renoncer. Il faut que nous soyons « les hommes du dernier quart d’heure. » À Alain Soral et à ses militants, je tiens à exprimer mon soutien et mon respect. Ils m’ont souvent donné la parole. Dans un paysage où tant d’autres se taisent ou se rangent, cette constance compte. Soral a tenu, malgré les procès, les amendes et l’exil. Ses militants ont tenu aussi. Cette procédure ne les fera pas plier davantage que les précédentes, j’en suis certain.
Cette méthode a ses limites. Les dissolutions n’ont jamais empêché les reconstitutions sous d’autres formes. Elles dispersent, découragent et rendent le combat plus difficile. L’objectif des autorités n’est pas l’efficacité sécuritaire, c’est l’étouffement idéologique. Pendant que l’on dissout des associations nationalistes, les bandes ethniques, les émeutes et les trafics continuent. La Place Beauvau préfère interdire des livres, des sites et des structures politiques plutôt que de traiter les causes réelles de la souffrance du peuple. Ils en sont d’ailleurs incapables. De la répression à l’oppression, la frontière est franchie. L’interdiction d’Égalité et Réconciliation n’est pas une réponse à un danger immédiat. C’est un signal envoyé à tous ceux qui refusent la doxa. Comme pour l’Œuvre française en 2013, le motif est idéologique. Les nationalistes le savent. Nous continuons. Les militants d’Egalité et Réconciliation continuerons. Car leur chef ne peut être dissous et Dieu sait s’il a le verbe haut !
Qui vive ? France ! En avant la Victoire, Maîtres chez nous !
Yvan BENEDETTI













































JN TV









é&r est il dissoluble dans la démocratie?
Ils tentent de faire tomber les derniers pans de nos murs à coups de masse.
Il me semble déterminant de ne pas céder car ce genre de dissolution laisse des traces, en ma qualité d' »ancien d’O.N. » j’en sais quelque chose.
Les jeunes militants ne doivent surtout pas abandonner les structures auxquelles ils ont adhéré, changez les noms, certes, mais pas les hommes qui les animent. Changez de trottoir et continuez le combat encore plus forts.
Dissous ne sert à rien. Dix sous c’est pas grand chose. Nous nous préférons le Franc parler d’Yvan. La seule inquiétude c’est qui après Yvan et AS sont les futurs chefs charismatiques de demain. Qui comme Yvan maintiendra la flamme. Qui comme AS maniera mieux les concepts, sachant les opposer à la doxa obligatoire.
Encore une action commise par les acteurs de la démo-crassie sélective au service des davosiens et des maçons de toutes obédiences ce qui revient souvent au même du moment que le but final est partagé. Les dénoncer équivaut souvent à une mort sociale…. Vive la mort!
IMPORTANT / Vidéo qui devrait servir la cause des nationalistes français (sur Pasqua, Corse, Sarkozy, etc.) :
https://www.youtube.com/watch?v=icp4GTaNh-k
Quel texte bien écrit en tout cas . Merci Monsieur Benedetti .