Mercredi 28 octobre 2026.
Pour comprendre la colère qui a rempli les rues de Madrid ce soir-là, il faut d’abord rappeler ce qui s’est produit le matin même. Vers 8 h 53, sur la ligne à grande vitesse Madrid-Séville, près d’Urda (province de Tolède), un train AVE de la Renfe a percuté à pleine vitesse un train Iryo immobilisé sur la voie. Le bilan provisoire fait état d’au moins 68 à 69 morts et de plus d’une centaine de blessés. C’est le deuxième accident ferroviaire mortel en moins d’un an sur ce même corridor : en janvier 2026, à Adamuz, 46 personnes avaient déjà perdu la vie.
Les premières explications techniques évoquent une panne du système de sécurité LZB vers 8 h 30, qui a arrêté plusieurs trains, suivie d’une autorisation donnée depuis le centre de contrôle d’Atocha permettant à l’AVE de reprendre sa marche à vitesse normale.
Pour les nationalistes, il ne s’agit pas d’un simple dysfonctionnement, mais bien de la conséquence directe d’une gestion catastrophique des infrastructures sous la responsabilité du ministre des Transports Óscar Puente et du gouvernement de Pedro Sánchez, qui est en train de tiers-mondiser à grande vitesse l’Espagne et toutes ses infrastructures.
À midi, la Falange Española lançait l’appel.

À 20 heures, plus d’un millier de personnes se tenaient déjà devant le ministère des Transports. En moins de dix heures, le mouvement a su rassembler une foule déterminée, jeune et résolue, drapée de drapeaux espagnols et des enseignes des Juventudes de la Falange. Là où d’autres organisations ont mis des jours à réagir, la Falange a prouvé qu’elle dispose maintenant d’un réseau capable de mobiliser rapidement et massivement. Les réseaux sociaux ont relayé les consignes et la place San Juan de la Cruz s’est remplie.
🔴 DIRECTO | Cientos de personas acuden a la protesta frente al ministerio de Transportes organizada por Falange https://t.co/XpTNvYQGdD https://t.co/I7u8XU9FpY
— EL PAÍS (@el_pais) October 28, 2026
Les slogans n’ont pas manqué de clarté : « Óscar Puente, ministre de la mort », « Ce n’est pas un accident, ils les ont assassinés », « PSOE, bande criminelle ». Pour les nationalistes, après Adamuz, ce nouveau drame prouve que le pouvoir continue de gérer les infrastructures avec la même indifférence criminelle.
Face à cette colère légitime, la réponse a été celle que l’on connaît désormais : la police, placée aux ordres du gouvernement, a chargé. Gaz lacrymogènes, unités anti-émeutes, usage de la force contre des Espagnols qui demandaient des comptes. Alors que le pouvoir parle d’« erreur humaine », il n’hésite pas à faire usage de la violence d’État contre ceux qui osent le contester dans la rue. Pour beaucoup de présents, cette répression n’a fait que confirmer ce qu’ils dénonçaient déjà.
La Policía Nacional carga contra algunos manifestantes que intentaban llegar al Ministerio de Transportes para protestar contra Óscar Puente. https://t.co/wnnKHKr1mO
— La Bandera (@labanderaes) October 28, 2026
La Falange a ainsi rappelé, en une seule journée, qu’elle est maintenant capable de transformer l’indignation en présence physique et en rapport de force. Pendant que d’autres se contentent de communiqués, elle a mis plus d’un millier de personnes dans la rue le jour même de la tragédie. C’est cette capacité de réaction rapide et déterminée que le pouvoir craint. C’est pourquoi il a répondu, et répondra, par la force.
Conférence Jeune Nation – 7 novembre
Pour ceux qui veulent aller plus loin et comprendre les enjeux de la situation en Espagne, Jeune Nation organise une conférence le samedi 7 novembre.
Les inscriptions sont encore ouvertes.











































JN TV












Fallait acheter le TGV français: aucun passager mort depuis le début, il y a 50 ans.
En Espagne, c’est déjà le deuxième accident grave
Encore et toujours n’importe quoi les remarques de l’intellectuel « monsieur X », ça n’a rien à voir avec le TGV français ou espagnol, l’Espagne a des infrastructures toutes neuves, autoroutières comme ferroviaires, car récentes. En matière ferroviaire, c’est le pays qui a le réseau à Grande Vitesse le plus important du monde après la Chine. Il s’agit ici de gestion du réseau et d’aiguillage, l’erreur est humaine, protestent-ils et il y aurait sans doute le réseau informatique et une partie de la signalisation à renover. Cet accident est une honte pour l’Espagne, ce n’est pas le deuxième, mais le troisième, pensons aux 50 morts en Galice en 2013, erreur encore humaine, le chauffeur du train a entame un virage trop rapidement et force d’inertie oblige, déraillement et catastrophe humaine subséquente.
Je me demande aussi si les chaleurs insupportables l’été en Espagne désormais n’abîment pas le réseau, alors la ligne Madrid-Séville, je ne vous explique même pas.
Le réseau à grande vitesse espagnol et l’opérateur public Renfe font face à une grave crise industrielle et sécuritaire marquée par plusieurs incidents majeurs et des problèmes de matériel roulant.
Fissures structurelles sur les trains : Le constructeur espagnol Talgo rencontre des difficultés graves, notamment sur ses rames à grande vitesse Avril (S106) commandées par la Renfe, frappées par des fissures structurelles sur les bogies (chariots des roues) qui ont nécessité des retraits de rames et coûté des millions d’euros en indemnités de retard.
Catastrophes ferroviaires tragiques : Le réseau a connu deux accidents mortels de grande ampleur sur la même ligne (reliant Madrid à Séville) en 2026 :
• En janvier 2026, un déraillement à Adamuz (Cordoue) a fait 46 morts et plus de 150 blessés.
• Le 28 octobre 2026, une collision par l’arrière entre un TGV de la Renfe et un train de la compagnie privée Iryo à l’arrêt près d’Urda a causé au moins 69 morts et plus de 100 blessés, sur fond d’erreurs humaines potentielles et de défaillances des systèmes de signalisation (LZB)
Crise politique et contestation : Selon les analyses rapportées par Le JDD et Les Echos publiées fin octobre 2026, cette succession de drames relance vivement les critiques de l’opposition et des syndicats sur la baisse des dépenses d’entretien des infrastructures (en forte diminution rapportée au nombre de voyageurs sur la décennie) et la pression liée à l’ouverture à la concurrence.
L’accident n’aurait t’il pas été quelque peu « aidé » ?