
ALORS QUE LA COUPE DU MONDE de football a commencé il y a quelques jours aux Etats-Unis et qu’elle va occuper massivement les radios et les écrans jusqu’au 19 juillet, alors que l’on nous parle enfin d’un protocole d’accord entre l’Iran et Trump annoncé théâtralement le 14 juin, jour des quatre-vingts ans du président américain, et qui devrait être signé en principe le 19 juin, même s’il reste encore à ce stade beaucoup de zones d’ombres et de non-dits, alors que le G7 se réunit en ce moment à Evian avec une présence policière omniprésente et que Trump et Macron se sont entretenus de la situation internationale en marge du sommet, le président des Etats-Unis qualifiant sans rire son homologue français d’« ami proche » alors qu’il n’a cessé de le brocarder et de s’en moquer publiquement et cruellement encore tout récemment, alors que les crimes les plus affreux se donnent libre cours dans notre pays, comme en témoigne l’assassinat de la petite Lyhanna dans le Gers, le ministère de l’Intérieur, où sévit le calamiteux Laurent Nunez, n’a rien de plus pressé que de vouloir interdire un livre que nous diffusons
Nous avons en effet reçu vendredi dernier de la directrice des libertés publiques et des affaires juridiques à la Place Beauvau, Madame Pascale Leglise — qui devrait plus justement s’appeler Madame Synagogue ! — et qui avait déjà été chargée en 2013 de la scandaleuse dissolution administrative de l’Œuvre française fondée par Pierre Sidos — une lettre recommandée avec accusé de réception nous informant de l’intention du ministre de l’Intérieur de prononcer l’interdiction de l’Encyclopédie de l’Holocauste que nous proposons à la vente depuis janvier dernier. Nous reproduisons intégralement en page 2 de ce numéro cette missive ahurissante. Alors que se commettent chaque année dans notre pays des millions de délits et de crimes, toujours plus violents, toujours plus atroces, toujours plus barbares, et touchant massivement des enfants de plus en plus jeunes, le ministère de l’Intérieur veut empêcher la diffusion, la commercialisation en France de l’Encyclopédie de l’Holocauste, un ouvrage universitaire d’excellent niveau, comprenant 700 pages et 590 entrées. Plus subtilement ou plus hypocritement il ne s’agit pas officiellement d’une interdiction pure et simple mais d’une interdiction de diffusion aux mineurs. Pour ce faire, la place Beauvau s’appuie sur la loi du 16 juillet 1949 destinée à protéger la jeunesse. Et c’est particulièrement vicieux à un moment précisément où l’enfance et la jeunesse sont les premières victimes de la pornographie et de la pédopornographie, des prédateurs sexuels en tous genres et des cercles homosexualistes et transsexualistes les exhortant, jusque sur les bancs des écoles, à effectuer leur transition, c’est-à-dire en réalité à se mutiler et à renier leur identité biologique.
CETTE prétention à vouloir protéger les mineurs d’un ouvrage qui serait, selon le ministère de l’Intérieur, « susceptible d’inciter à la haine et à la discrimination envers certaines catégories de personnes, à raison de leur religion ou de leur origine, réelle ou supposée, de porter atteinte à la dignité de la personne humaine ou encore d’inciter à la commission d’actes qualifiés de crimes ou de délits » est particulièrement hypocrite de la part d’un régime qui précisément ne protège pas l’enfance et la jeunesse des véritables dangers. Par ailleurs ne doit-on pas développer chez les jeunes gens la curiosité intellectuelle, l’esprit critique, la liberté de l’esprit ? Mais ce n’est pas en réalité le but des pouvoirs publics pour lesquels il s’agit d’élever en batterie du bétail et de le faire adhérer en masse, sans qu’il ne se pose aucune question, au culte shoahtique qui permet d’esclavagiser l’univers entier, à commencer par l’Occident. On récite le narratif holocaustique comme d’autres conjuguent des verbes ou répètent des déclinaisons.
Il ne faut pas croire que la seule interdiction de diffusion aux mineurs permettra de passer entre les gouttes de la censure et d’assurer la diffusion de l’Encyclopédie de l’Holocauste car les dispositions prévues sont draconiennes. Il s’agit d’interdire « de proposer, de donner ou de vendre cet ouvrage à des mineurs » mais également — et c’est le plus pernicieux — d’« exposer (cet ouvrage) à la vue du public en quelque lieu que ce soit, et notamment à l’extérieur ou à l’intérieur des magasins ou des kiosques et d’en faire la publicité par voie d’affichage, d’en effectuer la publicité au moyen de prospectus ou d’insertions publiées dans la presse, de lettres-circulaires adressées aux acquéreurs éventuels ou d’émissions radiodiffusées ou télévisées ». Autrement dit, il sera dans les faits impossible pour nous de poursuivre la diffusion de cet ouvrage fondamental dès que l’interdiction sera effective. C’est pourquoi nous vous encourageons à vous procurer ce livre sans tarder, pour tous ceux qui ne l’ont pas encore et pour tous ceux qui souhaiteraient, tant que c’est encore possible, disposer pour eux ou leurs proches d’un autre exemplaire. Dans quelques jours, une dizaine tout au plus, ce sera probablement trop tard. Il faut donc se presser. Les plus rapides seront les premiers servis.
CE N’EST certes pas la première fois que les autorités françaises interdisent un livre révisionniste. Elles l’avaient déjà fait pour l’Holocauste au scanner de Jürgen Graf puis pour Le Massacre d’Oradour. Un demi-siècle de mise en scène de Vincent Reynouard. A chaque fois, le très combatif Me Eric Delcroix, honneur à lui, avait réussi à faire lever cette interdiction. Mais dans le cas des livres de Graf et de Reynouard, les pouvoirs publics n’avaient pas utilisé l’arme de la loi de 1949 sur la protection de la jeunesse mais avaient argué du caractère prétendument étranger de ces ouvrages, preuve que le régime peut lui-même devenir xénophobe quand ça l’arrange, quand cela sert ses intérêts ou ses objectifs. Dans un arrêt du 2 janvier 2002, la cour administrative d’appel de Paris avait annulé l’interdiction du livre de Vincent Reynouard sur Oradour. Subséquemment l’article 14 de la loi de 1881 (sur la presse) a été abrogé le 4 octobre 2004.
C’est pourquoi cette fois les pouvoirs publics n’avaient pas le choix. Ils n’avaient pas d’autre solution à leur disposition que d’invoquer la loi de 1949 sur la protection de la jeunesse en la détournant de son objet initial car il s’agissait de protéger les mineurs des mauvaises mœurs, de veiller à la moralité et à l’hygiène publiques, de combattre la débauche. Là il s’agit de se soumettre à la tyrannie d’une coterie, de graver dans le marbre la version officielle et obligatoire de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, de sanctuariser, de canoniser le jugement du tribunal militaire international de Nuremberg, d’obéir à une « insupportable police juive de la pensée » selon l’expression de feu Annie Kriegel.
C’EST L’OBESSION de tous les gouvernements. Et ce dernier ne fait pas exception puisque le ministre délégué chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, Madame Aurore Bergé, a confirmé dans un entretien à la Tribune du dimanche, le 7 juin, qu’elle présenterait le mercredi 1er juillet devant le Conseil des ministres une nouvelle loi, inspirée de la proposition de loi de la Likoudnik Caroline Yadan, visant à élargir et à aggraver « le délit de négationnisme » porté à cinq ans de prison ferme (contre un an actuellement), tandis que les tribunaux pourront, contrairement à ce qui prévaut aujourd’hui, embastiller dès le jugement de première instance les personnes condamnées pour délit de presse dès lors qu’il s’agit de racisme, d’antisémitisme, de négationnisme, d’incitation à la haine. Dans ce projet de loi qui, selon le ministre, devrait être voté par le Parlement d’ici la fin de l’année, une peine d’inéligibilité est prévue pour les élus condamnés pour des propos jugés racistes, antisémites ou négationnistes. Le délit d’opinion va encore progresser. L’autocensure également. La tyrannie idéologique et politique pareillement. Aurore Bergé ose déclarer qu’avec ce nouveau dispositif législatif qui aggrave encore l’arsenal de répression dit antiraciste « plus personne ne pourra nier un crime contre l’humanité » alors même que les associations et personnalités à l’origine de ce projet de loi veulent interdire toute critique réelle et musclée des crimes abominables et innombrables commis par l’entité sioniste à Gaza, en Cisjordanie et au Liban. Comme nous l’avons souvent écrit : au nom d’un génocide qu’on n’a pas le droit d’étudier de près ni de contester se commet un génocide qu’on n’a pas le droit de dénoncer ni d’arrêter. Telle est la réalité effrayante que nous vivons.
ET aux interdictions de livre s’ajoutent les procès destinés à faire taire, à ruiner et à embastiller. Mercredi prochain, le 24 juin le jour de la Nativité de saint Jean-Baptiste, Vincent Reynouard et votre serviteur comparaîtront à partir de 13h30 devant la XVIIe chambre du tribunal judiciaire de Paris, Porte de Clichy, pour répondre des délits de contestation publique de l’existence de crimes contre l’humanité et de provocation à la haine raciale pour trois articles rédigés par le premier et publiés par le second dans RIVAROL en 2024 et 2025. Vous pouvez si vous le souhaitez venir nous soutenir en assistant à ce procès — qui s’annonce bouillant — où l’on n’attend pas moins de quatre parties civiles et où chacun des prévenus risque, au moins sur le papier, jusqu’à trois ans de prison ferme et des dizaines de milliers d’euros d’amendes et de dommages et intérêts. Car si la justice sait parfois faire preuve de mansuétude, comme à l’égard du communautaire Patrick Bruel laissé en liberté sous simple contrôle judiciaire — il peut même donner librement ses spectacles ! — malgré les dizaines de viols et d’agressions sexuelles dont il est accusé —, Thémis sait en revanche se montrer intraitable quand il s’agit de délinquance de la pensée.
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Source : Éditorial de Rivarol













































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