Les obsèques de Lajos Marton, décédé le 7 décembre dernier, ont été célébré hier, 16 décembre, en la chapelle Notre-Dame de Consolation à Paris, suivi de l’inhumation à Maisons-Laffitte. Voici les quelques mots d’hommages de François Ferrier pour les Nationalistes.

Cher ami,
Alors que tu abordes le 7 décembre ton chemin d’éternité, précédé par ta chère épouse Colette, cher Lajos, un grand merci pour ton aide sur notre terre de France.
Tu fus à la pointe contre la lèpre communiste, que tu as combattu à Budapest mais aussi à Paris en 1956.
C’est d’ailleurs là, tu en avais convenu, que cette idéologie funeste trouva ses origines dans la révolution bourgeoise de 1789.
Ta détermination en 1962 fut aussi à nos côtés face à la trahison gaulliste de l’Algérie Française.
Naturalisé Français en 1978, tu restes pour les Hongrois « L’Oncle Lajos ».
Mais pour tous les Nationalistes tu demeureras un homme d’honneur, de courage et de fidélité.
Lajos Marton ? Présent !
François Ferrier
Maisons-Laffitte, le 16 décembre 2025

































Jeune Nation TV









J aurais aimé voir une délégation hongroise même symbolique car l Empire d Autriche-Hongrie et la couronne de saint Étienne a fait partie de l aventure européenne.
Président de l’Association pour le Défense des intérêts Moraux et Matériels des Anciens Détenus, dite « ADIMAD », rassemblant les ultimes combattants de la « Plus grande France », qui se sont dressés en armes contre la trahison gaulliste…
Laquelle n’a pas seulement livré à l’ennemi nos départements d’Algérie mais a également bradé l’ensemble de notre empire colonial.
Je me fais le porte-parole des meilleurs d’entre nous pour refuser toute nostalgie et continuer à réagir en combattants !
Toute cérémonie mémorielle n’a de sens à nos yeux que si elle permet aux combattants d’aujourd’hui de mettre à profit notre expérience pour éviter les erreurs qui furent en grande partie à l’origine de notre défaite, malgré notre fanatisme et les immenses sacrifices en vies humaines et en années d’incarcération que nous avons consentis.
Ainsi l’aurait voulu notre camarade Marton, témoignant ainsi une dernière fois au moment de nous quitter.
Selon les frères Sidos, selon les plus brillants Colonels de l’OAS, selon le « Crabe Tambour »… et évidemment selon Marton, notre erreur a consisté à ne pas prendre la mesure de l’importance décisive de l’OPINION PUBLIQUE !
L’enseignement à tirer de notre défaite étant qu’à notre époque, toute défaite militaire ou politique est la conséquence d’une défaite dans l’opinion. Et qu’on ne s’impose pas par les armes à un peuple conditionné et contrôlé par le pouvoir auquel on veut se substituer !
Un constat qui ne peut que nous porter à l’optimisme, dans la mesure où le même peuple qui, en 1962, était indifférent à la mainmise des arabo-musulmans sur nos départements d’Algérie est aujourd’hui majoritairement opposé à leur déferlement dans nos villes et dans nos campagnes !
Mais à condition de comprendre que TOUS CEUX … QUELLE QUE SOIT LEUR ORIGINE … qui participent au conditionnement de l’opinion contre l’immigration, doivent être instrumentalisés sans complexes pour parvenir à nos fins !
A-Dieu Laci Bacsi ( oncle Lajos)
J’étais présent à ces obsèques très dignes, le matin dans une belle Chapelle Notre Dame de la Consolation, rue Goujon à Paris, en présence des deux enfants de Lajos Marton, Sophie et François, et d’environ 70 personnes, dont deux porte drapeaux. Au cimetière de Maisons Lafitte, une trentaine de personnes étaient venus jusqu’à la mise en terre. Son camarade et ami Louis de Condé a dit quelques mots nous avons chanté « la cavalcade » de Jean de Brem. Ces moments d’hommage à un homme d’exception n’ont rien de nostalgique, ils sont tout simplement dans la longue tradition d’accompagnement d’un membre de sa famille, d’un proche ou d’un ami, et là en l’occurence d’un combattant n’ayant jamais dérogé à la fidélité à la parole donnée. Nous avons tout simplement entouré et un peu réconforté ses enfants qui avaient déjà perdus leur mère, Colette, il y a à peine un an, en octobre 2024. Leurs chers parents dorment maintenant en paix. Lajos avaient deux petits-fils, les garçons de son fils François.
Sophie et François sont courageux et d’une grande humilité à l’image de leurs parents.
Cher Ami,
N’allez surtout pas interpréter mon intervention ci- dessus comme une critique à l’encontre de qui que ce soit !
Je tiens seulement – comme en toute occasion ! – a souligner qu’à l’inverse de trop d’associations mémorielles, nous autres, ultimes soldats de la « plus grande France » rassemblés dans l’ADIMAD, n’avons jamais abandonné le combat et continuons à nous engager pour la survie de notre peuple, confronté aux mêmes trahisons à la tête de l’Etat, et au bénéfice des mêmes !
N’était-ce pas le cas de notre ami Marton ?
Et n’est-ce pas l’ultime occasion de lui rendre justice et de le rappeler ?
Je comprends bien et je suis bien entendu d’accord. Amitiés.
Je tiens à préciser, Monsieur d’Aran de Valada, que j’ai souvent l’occasion de vous lire et que j’ai pour vous le plus grand respect.
Amitiés militantes.
Merci Jean-Paul, nous nous connaissons, notamment vous souvenez-vous de notre rencontre à Amnevile avec notre ami commun Philippe Conrad, en 1992 je crois, quand je travaillais aux côtés de Jean Kiffer. La dernière fois que nous nous étions rencontré c’était aux obsèques de Christian LEFEVRE, décédé en juin 2012. J’ai également un vrai respect pour vous et votre parcours exemplaire. Amitiés.
Merci de rappeler ici le parcours militant de Christian LEFEVRE.
Cet officier parachutiste assez doué en Close-combat a tenté de m’aider lors d’une tentative d’évasion de la prison de Fresnes où il était incarcéré avec nous…
Mais il était également présent, lors de la mort de Lazlo Varga, le troisième Hongrois du Petit Clamart et ami de MARTON et de SARI.
Ce qui est une autre histoire…
Oui et dans la même histoire, un certain Bernard Lescrainier
Bernard Lescrainier qui était dans l’OAS à Alger, où je l’ai connu en juin 1962 dans le cadre de nos derniers combats…
Quelle que soit l’explication de cette histoire, ce furent tout de même des combattants courageux et désintéressés à une époque où ils étaient rarissimes !
Peut-être étaient-ils aussi désintéressés qu’Albert Spagiari, qui a commis le « casse du siècle » pour la bonne cause… ce dont je tiens à porter témoignage !
Joyeux Noël Jean-Paul. Nous verrons Philippe Conrad le 31 décembre pour le réveillon, on pensera à toi. Amitiés