Jeune Nation : Bonjour, tout d’abord merci de nous avoir accordé cet entretien. En premier lieu, quelle a été la genèse de votre mouvement ?
Virido Galia : En septembre 2021, nous avons, entre amis partageant les principes du nationalisme révolutionnaire et le désir de les défendre, décidé de nous organiser un minimum, nous avons créé ce groupe pour structurer nos actions et nos convictions : nous défendons la souveraineté nationale dans un combat identitaire et culturel. Le recrutement n’a jamais été notre objectif principal, mais il s’est fait naturellement au fil des demandes de rencontre. Nous avons eu et avons encore aujourd’hui la chance de compter à nos côtés de très bons camarades. Notre groupe se caractérise par une grande diversité d’âges, ce qui constitue à la fois notre force et notre stabilité dans le temps. Chacun reste libre de participer aux déplacements à son rythme. L’objectif est de tirer parti des contacts et de l’expérience de chacun pour partager, ensemble, des sorties, des rencontres, des conférences, des événements et des actions.
JN : Que signifie votre nom et votre emblème et pourquoi les avoir choisis ?
VG : La signification du nom de notre groupe, qui se compose de deux mots associés, Virido Galia, prend sa source dans une même vision indo-européenne : Virido, la force qui naît (nature, vie, croissance) ; Galia, la force qui s’affirme (hommes, clans, peuples). Le sens fondamental de ces deux derniers est associé à la vitalité de la nature, la régénération cyclique, la force, l’énergie et à la vaillance, l’ardeur guerrière, la force expressive. Nous avons choisi un logo identitaire avec deux symboles forts qui rappellent le même principe que pour le choix du nom du groupe, rappelant la continuité de la nature et du peuple, enracinés dans la Vendée.
JN : Quelle est la situation du nationalisme en Vendée ?
VG : L’Action française s’implante en Vendée en 1905, portée par le monarchisme et le nationalisme local, et reste active après-guerre à travers des cercles militant pour la tradition et la mémoire royaliste. Après 1945, la Vendée reste dominée par une droite catholique et conservatrice, ce qui limite l’implantation des petits mouvements nationalistes. Plusieurs groupes se font néanmoins connaître, mais de manière ponctuelle. Parmi eux, Jeune Nation (années 1950) ; Occident, mouvement étudiant (années 1960) ; Ordre nouveau, qui influence surtout la création du Front national, le Parti des forces nouvelles et plus récemment des mouvements comme les Identitaires, le Renouveau français, Troisième voie… Leur influence réelle en Vendée passant surtout par les relais idéologiques ou la formation de militants.
En Vendée, le nationalisme contemporain prolonge l’esprit des Chouans. Il défend la monarchie et le catholicisme (comme l’AF), l’identité locale, tout en restant méfiant envers le pouvoir central. Les symboles historiques, figures emblématiques, bannières et commémorations sont valorisés pour ancrer le militantisme dans la mémoire collective. Les petits groupes locaux, organisés en noyaux militants, rappellent les réseaux chouans et relient directement tradition et action politique actuelle. Entre mémoire et militantisme, passé et présent se rejoignent dans un fil rouge idéologique et symbolique propre à la Vendée.
JN : Pour ce qui est de la Vendée, quelle est la situation de ce département sur ces différentes thématiques : Situation migratoire, Politiques des mairies, Nuisance antifasciste, Situation des mœurs ?
VG : Concernant la situation migratoire, nous faisons partie des départements français les moins impactés par l’immigration. Il existe quelques centres d’accueil pour demandeurs d’asile, mais leur nombre reste limité comparé à d’autres régions. Cependant, il est important de ne pas perdre de vue leurs projets et leurs lois en cours.
L’orientation générale des mairies en Vendée est largement dominée par la droite, la gauche y restant marginale.
L’impact antifasciste reste une minorité active mais isolée, la Vendée reste un bastion conservateur. On retrouve toujours les mêmes méthodes : cartographie, délation, diffamation et articles absurdes. On peut apercevoir quelques liens avec des syndicats comme Solidaires/SUD, CGT… dans des appels unitaires ou dans des contre-manifestations qui sont souvent faibles en nombre, mais se distinguent par un public marqué par l’âge, plus que par un réel ancrage populaire.
En Vendée, c’est une société aux mœurs traditionnelles et conservatrices. C’est un peuple préservant une stabilité et attaché à son héritage ainsi qu’aux valeurs familiales, d’où l’importance de défendre ces principes.
JN : Le 7 janvier 2025, Jean-Marie Le Pen rejoignait les cieux. Que retenez-vous de cette figure du camp national ?
VG : Pour les plus âgés d’entre nous, nous avons connu le Front national, nous y avons vu un homme d’une endurance exceptionnelle, capable d’imposer ses thèmes avec constance, sans jamais renier ses convictions malgré les obstacles. Dans son courage et sa persévérance, il nous a montré comment tenir face à l’adversité.
Pour nous, jeunes ou moins jeunes, il a su éveiller l’envie et la fierté de défendre notre identité. Il a été un exemple de discipline et de ferveur, un modèle que nous garderons en mémoire, tant pour son engagement que pour sa fidélité à ses idées.
JN : D’autres figures du camp national ont rejoint les oies sauvages durant cette année. Parmi eux se trouvent Udo Voigt, Horst Malher, Jean-Gilles Maliakaris ou Lajos Marton. Avez-vous des choses à retenir de chacun de ces amis de la cause nationaliste et si oui lesquelles ?
VG : Ils ont une même priorité, l’identité nationale et culturelle, voulant préserver l’héritage et les valeurs de leur nation tout en étant opposés à l’influence étrangère, qu’il s’agisse de l’immigration, des institutions internationales ou des puissances extérieures, et contre les idéologies destructrices de gauche. Malgré les obstacles et les sanctions, ils font preuve d’une constance idéologique dans leurs combats. Enfin, certains comme Jean-Gilles Malliarakis et Udo Voigt ont une approche européenne, dans l’intérêt de coopérer avec d’autres nationalistes pour défendre un idéal commun.
JN : Quelles seraient les figures politiques françaises et européennes qui vous inspirent le plus ? François Duprat – Georges Valois – Pierre Vial – Hubert Lagardelle – Charles Maurras – Maurice Barrès – Pierre Sidos
VG : Pour nous, ces différentes figures représentent les étapes d’un même courant nationaliste qui cherche à défendre l’identité, la cohésion et l’unité du pays. Des penseurs comme Maurice Barrès et Charles Maurras ont posé les premières bases, sur l’importance des racines, de l’histoire et du sentiment d’appartenance à une nation plutôt que sur les divisions politiques. Par la suite, des hommes comme Georges Valois et Hubert Lagardelle ont voulu transformer ces idées en un projet social, en cherchant une voie qui ne soit ni le capitalisme libéral ni le marxisme, mais une organisation de la société fondée sur la solidarité nationale. Après-guerre, des militants comme Pierre Sidos, François Duprat et Pierre Vial ont fait vivre et évoluer ce courant en recréant des structures militantes, en diffusant leurs idées et en les adaptant, notamment sur les questions d’identité et de culture.
C’est proposer une vision cohérente de la nation, organiser des mouvements pour défendre ces idées et chercher à transformer la société autour d’un projet d’unité nationale.
JN : Le militantisme de Virido Gallia, ça donne quoi ?
VG : Comme expliqué précédemment, notre militantisme s’inscrit avant tout dans la cohésion et la convergence, aussi bien au niveau local qu’au-delà du département. Collages, banderoles, sorties militantes, actions ou conférences, nous nous investissons là où nous pouvons être utiles. Tant que nous avons la possibilité d’agir et de soutenir la cause nationaliste, nous essayons d’être présents, actifs et déterminés.
JN : Parmi vos actions, l’une d’entre elles, de collage, a retenu notre attention.
VG : Il s’agissait de matériel militant où était inscrit « Zemmour, Antifa même combat » et un autre visuel avec le corps avec à la place de son visage celui d’Éric Zemmour.
Les deux ont très fortement déplu au site « La Horde » antifasciste qui a bien insisté sur eux.
JN : Pouvez-vous revenir sur la signification de ces visuels et pourquoi ils font réagir autant selon vous ?
VG : Lorsque les médias abordent votre mouvement, un certain Bryan Guitton est cité régulièrement comme étant un membre de votre groupe. Il est décrit comme particulièrement violent et instable par ces mêmes médias. Qu’en est-il vraiment ?
JN : Votre groupe fréquemment associé à un certain « B ». Qu’en est-il vraiment ?
VG : Récemment, à la suite d’un court reportage vidéo publié par Libération où ils nous mentionnent, comme l’avaient déjà fait auparavant certains sites d’extrême gauche, nous tenons à apporter une mise au point rapide.
Ils qualifient notre groupe de méthodes violentes, pourtant, depuis sa création, aucun de ses membres n’a été condamné dans le cadre de son engagement militant. Ils évoquent régulièrement un ancien membre en prétendant qu’il serait encore parmi nous, en ressortant un passif judiciaire qui remonte avant même la création de notre groupe. C’est faux. B. n’est plus dans nos rangs depuis l’été 2023 et depuis son départ, il n’a pris part à aucune de nos activités, de près ou de loin.
Il est temps d’arrêter de propager des informations erronées et de regarder la réalité en face.
Concernant notre idéologie, qui est pourtant claire et assumée, ils persistent dans leurs habitudes, la calomnie ne les étouffe pas. Ils nous affublent de toutes les étiquettes possibles, au gré de leurs fantasmes et de leurs caricatures. En revanche, dès que nous évoquons ceux qu’ils servent réellement, leur défense reste toujours la même.
JN : Quelle serait votre conclusion pour cet entretien et le message que vous aimeriez faire passer à nos lecteurs ?
VG : Le nationalisme révolutionnaire se distingue pour le patriote par sa fidélité à la nation et à l’histoire, sa capacité à éviter les pièges du système et les fausses alternatives et son engagement concret pour transformer la société. Contrairement aux courants modérés ou électoralistes qui servent souvent le statu quo, il offre une compréhension profonde des enjeux de souveraineté, d’identité et de mémoire, tout en privilégiant l’action autonome et la défense des valeurs patriotiques.
Propos recueillis pour Jeune Nation par Jacques Pierrot

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