Voir des agriculteurs au pied de la Tour Eiffel n’est pas un fait divers. C’est un symptôme.
Quand ceux qui nourrissent le pays doivent forcer la capitale à l’aube pour être entendus, c’est que le dialogue est rompu.
La France reste le premier producteur agricole de l’Union européenne (≈18 %), mais près d’un agriculteur sur trois vit sous le SMIC.
On impose aux agriculteurs français des normes environnementales et sanitaires toujours plus strictes, tout en ouvrant le marché européen à 99 000 tonnes de bœuf du Mercosur, produites avec des substances interdites chez nous, et à des céréales ukrainiennes à bas coûts, issues d’exploitations géantes. Ce n’est pas du libre-échange : c’est une concurrence asymétrique.
Produire mieux que les autres, plus proprement, plus cher et vendre moins cher.
C’est la logique actuelle. Elle mène à une seule issue : la disparition silencieuse.
Ce qui se joue aujourd’hui n’est pas une crise agricole de plus.
C’est une rupture politique majeure entre un État qui exige, une Europe qui importe, et des agriculteurs sommés d’absorber les contradictions.
À défaut de cohérence, la colère monte. Et quand elle arrive jusqu’à la Tour Eiffel, ce n’est pas pour le symbole. C’est parce que le centre n’écoute plus sa périphérie…
Source : Anne-Laure Bonnel
Mobilisation cette nuit avec les agriculteurs de la Coordination rurale à la frontière espagnole pour rétablir symboliquement notre souveraineté. C’est la seule voie pour sauver notre paysannerie.
Haut les fourches ! pic.twitter.com/fGB7dqqygN— YVAN BENEDETTI (@Yvan_Benedetti) January 8, 2026





























Jeune Nation TV








Merci pour cet article. Je constate en même temps qu’Anne-Laure Bonnel, que j’ai découvert à l’occasion de ses reportages à propos de la guerre dans le Donbass et dont la beauté et le courage ne m’ont jamais laissé indifférent, se bat conte un cancer. Elle y met le même courage et force l’admiration. Le crabe n’arrive pas à l’enlaidir. Bises à son chat. Merci à Yvan avec les gilets jaunes, les bonnets jaunes, l’étoile…blanche.
je suis d’aveyron, je vous donnes des infos qui valent ce qu’elles valent:
de la bouche des paysan, certains vivent avec la boule au ventre avec ces tueries de bovins, selon des rumeurs, de gros représentants de la race Aubrac, charolais, limousines ne se rendront pas au salon de l’agriculture.
c’est une très bonne chose que Mr benedetti se rende dans les campagnes car bien peu le connaissent et une discussion inter-régionale ne fait pas de mal.
bien à vous
G