Selon Wikipedia, « la Jeune Garde antifasciste, ou simplement Jeune Garde, est une organisation militante française d’extrême gauche se réclamant de l’antifascisme, fondée en 2018 par Raphaël Arnault. Elle vise à lutter contre l’extrême droite et les idéologies fascistes, en particulier contre les groupes nationalistes et néonazis. Selon les pouvoirs publics français, elle compte une centaine de membres actifs en 2025 ».
La création de ce groupe paraît avoir été inspirée de la mythologie socialiste autour du Front populaire incarnée par des groupes d’action et des groupes d’autodéfense de la SFIO des années 30 (« Toujours Prêts Pour Servir » TPPS et « Jeunes Gardes socialistes » JGS), qui étaient chargés d’assurer la sécurité des cortèges et des meetings mais qui avaient une ligne politique bien plus radicale que celle du parti. Des groupes qui évolueront entre services d’ordre légaux et noyau de milice révolutionnaire.
Le logo de la Jeune Garde, qui utilise le symbole des Trois Flèches, est repris de la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO). À l’origine il est dessiné pour le Front de fer en Allemagne comme symbole de résistance sociale-démocrate au national-socialisme en 1932. Il devient un symbole officiel du Parti social-démocrate lors des élections parlementaires la même année. Il représente alors la triple opposition au national-socialisme, au stalinisme et au conservatisme réactionnaire.
À la création, le fondateur, Raphaël Arnault, vient du NPA et il entretient des liens avec des organisations syndicales et politiques. Il est alors proche d’Olivier Besancenot et de Philippe Poutou. Aux élections législatives de 2022, Raphaël Arnault est candidat dans la 2e circonscription du Rhône et il bénéficie du soutien du Nouveau Parti anticapitaliste.
La jeune Garde n’a qu’un rôle et qu’une fonction : commettre des faits violents présentés comme « défensifs » contre toute forme d’opposition de droite, de droite nationale ou nationaliste, par des actions coup de poing.
« Et le pouvoir utilisent systématiquement les antifas comme des chiens de garde au service de leur politique répressive à l’encontre des nationalistes, afin de légaliser « le risque de troubles à l’ordre public » avec lequel ils interdisent toutes nos manifestations. Ce qui procure à ces nervis une forme d’impunité qui les encourage à casser tous ceux qu’ils considèrent de manière pathologique comme des fachos. » (Yvan Benedetti)
Le groupuscule s’est exporté à Strasbourg, à Lille, à Montpellier ou encore à Paris. Ses membres s’affichent régulièrement dans les mouvements sociaux menés par la gauche, comme lors de la mobilisation contre la réforme des retraites ou lors des manifestations du 1er Mai.
« Raphael Arnault est condamné en février 2022 à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Lyon pour « violences volontaires en réunion » après avoir participé à l’agression d’un homme de 18 ans par un groupe de six personnes dans la rue des Capucins à Lyon, le 24 avril 2021, à proximité d’une « manifestation d’identitaires ». Il interjette appel. Le 10 mars 2025, un arrêt de la cour d’appel de Lyon constate son désistement, ce qui rend sa condamnation définitive » (Wikipedia Raphaël Arnault)
De premiers échanges entre la Jeune Garde et La France insoumise débutent en 2022 et s’officialisent à l’été 2023 lorsque Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard et Sébastien Delogu participent au camp d’été du collectif.
« La Jeune Garde est une organisation alliée, liée au mouvement insoumis. Ce sont des jeunes antifascistes… » (Jean-Luc Mélenchon, 30 avril 2025, Auxerre)
Par la suite, Mélenchon et les cadres de LFI, ne cessent d’inviter à la rejoindre, et ont investi son fondateur Raphaël Arnault qui est désormais député, après avoir été parachuté à Avignon, dans la première circonscription de Vaucluse.
« Avec 60 % des voix pour la seule ville d’Avignon, il a bénéficié de très nombreux soutiens militants en comparaison avec ses rivaux (« des centaines de jeunes débarquaient de tout le département » selon Philippe Pascal), ainsi que de la mobilisation des quartiers populaires. » (Wikipedia Raphaël Arnault)
Alors que la Jeune Garde est dissoute en Conseil des ministres le 12 juin 2025 quasi-uniquement pour des faits de violence et d’incitation à la violence, elle reçoit le soutien de LFI. La contestation du décret de dissolution est toujours pendante, 8 mois plus tard, devant le Conseil d’État…
« Considérant que ces agissements ont donné lieu à des condamnations de leurs auteurs, dont en particulier, M. D ; que le groupement, en ses diverses branches, le porte parole national et les membres s’abstiennent de condamner ces agissements ou de mettre en œuvre des moyens de modération pour réagir à la diffusion de leurs agissements violents sur les réseaux sociaux ; qu’au contraire, que ces incitations soient implicites ou explicites, ils approuvent régulièrement les publications des comptes « Antifa Squads – Rescue Pages » qui promeuvent et légitiment ainsi publiquement l’ensemble des agissements violents revendiqués par leurs membres, d’une gravité particulière, incitant par là même à leur réitération…
Considérant qu’au regard de ces agissements violents qui constituent une illustration des très nombreux autres qui lui sont imputables, le groupement de fait « La Jeune Garde » doit être regardé comme provoquant à des agissements contre les personnes et les biens ; qu’il y a lieu d’en prononcer la dissolution. »
Après sa dissolution, l’organisation a été « absorbée » par la France Insoumise, et présentée par Jean-Luc Mélenchon, qui a participé à plusieurs de ses événements, comme un exemple à suivre.
Depuis la mort de Quentin Deranque lynché à terre à proximité du meeting de Rima Hassan à ScPo et en marge de l’action du collectif Némésis, à Lyon le 12 février, Jean-Luc Favrot, assistant parlementaire de Raphaël Arnault et cofondateur de la Jeune Garde est désigné par plusieurs témoins et victimes comme le « meneur » de cette expédition. Il dément « être responsable » mais se « retire de ses fonctions le temps de l’enquête », son accès à l’Assemblée nationale est suspendu…
« Au moins six individus » masqués et cagoulés ont participé à ce lynchage selon Thierry Dran, procureur de Lyon qui a ouvert une enquête criminelle pour meurtre et une autre, délictuelle pour « violences aggravées par trois circonstances de réunion, d’usage d’arme, et de mis en cause dont le visage est dissimulé »
« L’autopsie réalisée lundi matin a permis de déterminer essentiellement des lésions à la tête, dont un traumatisme crânio-encéphalique majeur et une fracture temporale droite », des lésions « au-delà de toutes ressources thérapeutiques et mortelles à brève échéance » infligées par « au moins six » agresseurs, pas encore identifiés à ce stade et ne lui laissant aucune chance…
Cinq jours plus tard, à cet instant, aussi surprenant que cela puisse paraître, ni Jean-Luc Favrot ni Raphaël Arnault n’ont été auditionnés par les enquêteurs ; aucune interpellation n’a toujours eu lieu…
































Jeune Nation TV










Cela aurait été dans l’autre sens, on connaitrait déjà l’assassin. Il serait déjà emprisonné. On aurait trouvé chez lui une édition de Mein Kampf pour les Nuls, Goebbels et Martine à la plage, une carabine d’assaut à plomb de marque Diana et un poster de Zemmour et Sarah dans les toilettes. .