Les huitièmes de finale de la Ligue des Champions n’ont cette année point été avares en buts. Mais le talent qu’ont pu observer les amateurs de football, en dépit de leur aversion pour ce qu’il est devenu, c’est-à-dire un relai du mondialisme dissolvant, n’est rien face à l’exemple que nous allons considérer. Imaginons donc une équipe, que nous nommerons La Gauche, encore en lice dans la plus belle des compétitions, mais ayant encaissé une infinité de buts lors du match aller, contre l’équipe Le Bien. Quelle piètre performance ! Et que dire du gardien, dont les infinités de plongeons se sont avérés inefficaces ! La presse indignée, tout entière acquise à la cause de son équipe favorite, éructe. Mais le match retour sera terrible ! promet-elle. Allons, du nerf ! Les encouragements (et les menaces) pleuvent ! Le Bien doit être terrassé !
Une semaine passe (qu’elle est longue : elle a l’air de deux siècles !), non sans qu’une kyrielle de vociférations ne s’échappe des gosiers amers de moult supporters déçus. Enfin vient l’heure de la seconde rencontre. Les joueurs, vêtus de l’infâme maillot rouge sur lequel sont brodés le marteau de la haine et la faucille de la spoliation, sont pleins d’ardeur. ¡No pasarán! crient-ils afin de s’enhardir, ou plutôt : ¡Pasaremos! Mais, malgré leur combativité notable et, il faut bien le dire, un grand nombre de réalisations, La Gauche n’est pas parvenue à inscrire cette infinité de buts tant rêvée. Le verdict est sans appel : la voilà éliminée.
N’est-ce pas là le vain combat que mène Satan contre Dieu, déjà vainqueur puisqu’ll est le Créateur de toutes choses ? Ah ! qu’il est ridicule, lorsque nous y songeons vraiment, cet ange déchu s’obstinant au combat malgré une défaite pourtant assurée. Les plongeons rageurs de ce gardien de La Gauche sont des plus risibles. Toutefois, en dépit de nos gausseries, nous constatons que cet infect révolté combat avec ténacité. Si ce partisan de l’erreur est capable pour icelle de montrer tant d’ardeur, il serait bien humiliant si nous ne parvenions pas à en mettre également pour défendre ce qui est juste et bon.
Cette impasse dans laquelle se trouve La Gauche, c’est de n’avoir point d’existence propre. En effet, voilà l’écueil cruel auquel se heurtent ceux qui ne se définissent que par opposition. Opposition à Dieu, à la notion même de patrie, à la famille traditionnelle et aux lois naturelles – tout en justifiant d’invraisemblables pratiques sous prétexte qu’on les trouve dans la nature. « Profonde est la haine qui brûle contre la beauté dans les cœurs abjects » écrivait Ernst Jünger dans Sur les falaises de marbre. Cet écrivain nous renseigne avec précision sur la nature profonde de La Gauche : la haine.
Fidèle aux inversions des valeurs et accusatoires qui la caractérisent, celle-ci accuse souvent le camp national d’être pétri de haine. Cette projection de ses propres défauts sur son adversaire est somme toute très classique, mais elle nous révèle un élément important. En effet, il nous est sans cesse répété que la haine naît de la frustration (c’est La Gauche elle-même qui nous le dit). Cela est vrai. Sa haine n’échappe donc pas à cette loi d’airain, en ce sens qu’elle aussi prend sa source dans la frustration. Et cette frustration, c’est celle qu’engendre cette infinité de buts à remonter. Comment en effet La Gauche pourrait-elle égaler en mal ce Bien qu’elle haït, alors que le Bien est tout et que le mal n’est rien d’autre que l’absence de son objet d’aversion ?
« L’impuissance aime refléter son néant dans la souffrance d’autrui » nous rappelle très justement Georges Bernanos, dans Sous le soleil de Satan. Il faut bien comprendre qu’étant partisans de l’ordre divin, malgré les innombrables défauts que notre condition peccamineuse nous impose, nous sommes vus par La Gauche comme les joueurs de l’équipe Le Bien, ce qui leur rappelle leur traumatique impossibilité de victoire absolue. Dieu est capitaine et entraîneur de cette équipe. Et nous, pauvres pécheurs et pauvres joueurs, subissons les tacles à retardement des frustrés de l’équipe d’en face qui, sachant leur défaite inéluctable, tentent de nous blesser ou de nous tuer (relire la citation ouvrant ce paragraphe).
Ceci étant dit, notre exposé ne saurait être complet si nous ne parlions pas du banc des remplaçants. Ceux-ci, nombreux, rêvent d’un poste de titulaire, mais leur attitude les condamne pour l’instant à n’être que des acteurs de second plan. Et pour cause : ils marquent uniquement contre leur camp ! En effet, n’ayant pas compris que notre camp est tout et que celui d’en face n’est rien, et animés par une mentalité de hooligan, ils ne se considèrent d’abord pas comme des partisans de leur camp, mais comme adversaires de celui d’en face. Ainsi, comble du ridicule, ils définissent leur existence comme une négation du néant. Ce que l’esprit humain est parfois incompréhensible de bêtise ! Voilà qu’ils pourraient se proclamer catholiques, nationalistes, soldats du Bien Commun ; mais non : il faut qu’ils se disent anti-gauchistes ou anti-antifas… Et nous les voyons reprendre toutes les immondices de l’ennemi en pensant naïvement le vaincre ainsi (rap supposément identitaire, féminisme [https://www.les-caryatides.com/l/limpasse-semantique-du-terme-de-feminisme/] etc.) Ce faisant, non contents de démontrer leur incompréhension de l’affrontement qui se joue, ils deviennent des fardeaux pour leur propre camp.
Précisons une chose : il est évident que, par la force des choses, nous sommes contre ceux qui sont contre nous, par pure logique mathématique. Mais ceux-ci ne sont que des obstacles sur notre chemin, non l’alpha et l’oméga du combat qui nous anime. Nous sommes contre La Gauche contextuellement tandis que celle-ci est contre Le Bien intrinsèquement.
En conclusion, nous pouvons dire que la haine féroce des partisans de La Gauche n’est que l’expression terrestre de leur cuisante défaite spirituelle, celle de la révolte toujours insatisfaite contre l’ordre divin. Mais, puisque le ciel se gagne par nos actions ici-bas et que nous devrons en répondre un jour, soyons d’inflexibles combattants du Bien, et, même si la victoire est promise, tâchons également de remporter le match retour !





























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