Des vidéos diffusées récemment sur les réseaux sociaux montrent des avions israéliens survolant des terres agricoles, à basse altitude, fin janvier et début février, par exemple à Quneitra dans le sud de la Syrie. Les agriculteurs syriens concernés affirment que ces avions ont pulvérisé des produits chimiques herbicides, détruisant leurs cultures. Les mêmes observations ont été faites au sud du Liban et à Gaza.
🇸🇾🇱🇧 ISRAELI WAR CRIMES: Israel Sprays Herbicides Over Syrian Farmland, Leaving a Trail of Destroyed Crops and Debt for Farmers
A France 24 report documents Israeli aircraft spraying herbicides over agricultural land in southern Syria in January and February 2026, destroying… pic.twitter.com/5k2H7diZw4
— DD Geopolitics (@DD_Geopolitics) March 12, 2026
Ces appareils ont d’abord été repérés au-dessus de la zone tampon qui sépare la Syrie du Golan occupé par l’Entité sioniste. Une zone qui est censée être démilitarisée. Cependant, depuis la chute de Bachar el-Assad fin 2024, l’armée israélienne y a établi des bases, et s’est même infiltrée plus loin à l’intérieur du pays.
Après ces épandages, les agriculteurs syriens affirment que leurs cultures ont jauni en quelques jours seulement. Ce sont plusieurs centaines d’hectares, y compris des vergers, qui ont été impactés.
« Le 27 janvier 2026, des avions israéliens ont procédé à un épandage massif d’herbicides. Le 5 février 2026, les cultures ont commencé à jaunir et le 7 février 2026, elles ont commencé à dépérir. J’ai personnellement perdu 7,5 hectares de blé. J’avais acheté les semences et cultivé la terre à crédit. Mes créanciers réclament maintenant leur argent et la récolte a été détruite par l’occupation israélienne », a déclaré un agriculteur local (France 24, 12.03.2026)
Grâce à l’analyse d’images satellites, l’organisation non gouvernementale PAX a calculé l’étendue des terres syriennes touchées.
« Nous avons examiné des photos des zones où la végétation était détruite et les avons comparées à celles de la semaine précédant et suivant l’épandage. Nous avons ainsi pu retracer une zone de végétation affectée sur environ 55 kilomètres, du sud au nord, sur le plateau du Golan », a déclaré Wim Zwainenburg de PAX (France 24, 12.03.2026)
On estime qu’une superficie de 6 à 10 kilomètres carrés a été aspergée, soit environ deux fois la superficie de Central Park à New York.
Des pulvérisation similaires au Sud-Liban. Et à Gaza !
Ainsi, les herbicides déversés par les avions israéliens détruisent les récoltes d’une population déjà affamée dans l’enclave soumise au blocus israélien, où environ 40 000 Palestiniens dépendent de l’agriculture comme unique source de revenus.
« Ils ne commencent à pulvériser le long de la clôture frontalière que lorsque le vent souffle vers l’ouest, en direction du territoire palestinien, afin que les herbicides puissent couvrir une plus grande superficie sur nos terres. Mais dès que le vent se met à souffler de l’est, ils s’arrêtent immédiatement car cela leur nuirait», a déclaré un agriculteur palestinien (Middle East Eye, 18.03.2026)
Pourquoi de tels épandages ?
Les autorités israéliennes refusent de commenter. Mais des analystes militaires estiment que l’objectif serait de détruire la végétation pouvant servir de couverture à des attaques contre l’armée israélienne menées par la population locale.
Possible… Mais la destruction des récoltes des agriculteurs locaux en Syrie, au Liban et à Gaza – territoires revendiqués par l’Entité sioniste pour son projet de « Grand Israël » – pourrait également constituer une tentative d’étendre le contrôle israélien sur ces zones en faisant fuir une population locale perdant ses revenus et ses moyens de subsistance !
Pour ceux qui se soucient encore un peu d’un « droit international » plus que malmené en ces temps sombres dans cette région du Proche Orient, la destruction intentionnelle de denrées, récoltes, biens et infrastructures civiles, (en tant « qu’objets indispensables à la survie des civils ») est en principe prohibée par le droit international humanitaire. Et l’organisation de la famine a été explicitement incluse dans les crimes de guerre par le statut de la Cour pénale internationale.
Sous les prétextes habituels de sécurité, ce qu’Israël est en train de faire concrètement, c’est créer une zone morte le long de ses frontières avec la Syrie, le Liban, Gaza au moyen de crimes de guerre, pour en chasser les populations autochtones et annexer ces territoires de fait.































Jeune Nation TV




