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12 juin 1999 : l’incendie criminel de la bibliothèque universitaire de Lyon…

Durant la nuit du 11 au 12 juin 1999, un incendie a détruit 300 000 des 450 000 ouvrages de la bibliothèque commune aux universités Lyon II et Lyon III.

Quelques semaines auparavant, dans la frénésie de leur chasse aux sorcières anti-révisionnistes, les allumés de l’agitation avaient fait courir le bruit que ladite bibliothèque abritait des ouvrages révisionnistes et, en particulier, le mémoire de diplôme d’études approfondies rédigé par Jean Plantin, mémoire dont les autorités, pour leur part, affirmaient qu’elles n’en possédaient plus d’exemplaire, ce qui attisait d’autant plus le courroux des justiciers.

Bref, ces frénétiques avaient tellement enflammé les esprits contre les responsables à la fois des deux universités et de la bibliothèque inter-universitaire que, lorsque survint l’incendie, la nature criminelle de ce dernier ne fit guère de doute aux yeux des révisionnistes ou, du moins, de certains d’entre eux. Cependant, la presse, dans son ensemble, décréta d’emblée que l’incendie était accidentel. Avait-elle pressenti le danger d’une mise en cause des zélotes ? Voulait-elle écarter l’hypothèse du crime pour éviter d’avoir à s’interroger sur l’identité des criminels ? Toujours est-il qu’elle invoqua la fatalité.

Néanmoins, le 22 juillet 1999, le juge d’instruction Stéphane Noël annonça qu’il avait ouvert une information contre X pour destruction volontaire par incendie. La nouvelle aurait dû susciter une belle indignation contre le crime et un flot de spéculations sur l’identité des criminels. Or ce fut, au contraire, le silence quasi général, la gêne palpable et le refus de commenter.

Et, finalement, le 5 décembre 2001, la justice lyonnaise rendait une ordonnance de non-lieu prise faute de pouvoir déterminer les possibles responsables, malgré la confirmation du caractère criminel de l’acte…

Impitoyable pour le délit d’opinion, contre les révisionnistes et leurs publications scientifiques, la justice française utilise le knout. En revanche elle a fermé les yeux sur le crime de droit commun. De peur d’en découvrir les coupables ?

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