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Les Yankee veulent empêcher les Européens de se chauffer au gaz russe

Le projet Nord Stream 2 prévoit la construction de deux conduites d’une capacité de 55 milliards de mètres cubes de gaz par an. C’est un gazoduc de 1 230 kilomètres, le plus long du monde, reliant le littoral russe à l’Allemagne via la mer Baltique.

Il a été mis au point par la société russe Gazprom, en coopération avec les entreprises européennes Engie (France), OMV (Autriche), Shell (Royaume-Uni et pays-Bas), Uniper et Wintershall (Allemagne) pour un coût de 9 milliards d’euro partagés à parts égales entre investisseurs russes et européens.

Pour les Européens, le projet présente de nombreux avantages : plus grande fiabilité des livraisons de gaz par les contrats en cours, possibilité de combler le déficit croissant de gaz et réduction des rejets de Co2 grâce au remplacement du charbon par le gaz.

Le gazoduc Turkish Stream doit, lui, être lancé le 8 janvier prochain et relier le Sud de la Russie via la mer Noire à la partie européenne de la Turquie.

La Commission des forces armées de la Chambre des représentants et le Comité des forces armées du Sénat américain ont adopté le budget défense pour l’année fiscale 2020. Il prévoit notamment des sanctions contre les 2 gazoducs, Nord Stream 2 et Turkish Stream, dans le cadre des mesures visant à contenir la Russie, sous prétexte de «protection» de la sécurité énergétique européenne.

Ces sanctions Yankee porteront un coup direct à la souveraineté de l’Union européenne, a déclaré le président de l’Association des entreprises allemandes d’Europe orientale (OAOEV) Oliver Hermes. Ces mesures provoqueront une croissance des prix des hydrocarbures pour les Européens et nuiront aux projets américains en Europe, affirme-t-il.

«Si ces sanctions entrent en vigueur, cela portera un coup à la souveraineté de l’Union européenne et sera un signal fatal pour les efforts de paix déployés par Paris», a indiqué l’expert.

Les mesures restrictives réduiront aussi à néant le processus de négociations entre la Russie et l’Ukraine sur le transit de gaz relancé «après des années d’inaction» lors du récent sommet au format Normandie à Paris.

Toutes les autorisations requises ont pourtant été obtenues pour la construction du gazoduc Nord Stream 2, c’est pourquoi les démarches des États-Unis peuvent constituer un acte plus qu’inamical qui détériorera les relations transatlantiques, a également déclaré M. Hermes.

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