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Rébellion au Proche-Orient contre les bombardements américains aveugles

Rébellion au Proche-Orient contre les bombardements américains aveugles

 

Au Yémen :

Deux ans après le début de l’intervention de la coalition militaire arabo-américaine au Yémen, les rebelles chiites Houthis et leurs alliés, partisans de l’ex-Président yéménite Ali Abdallah Saleh, ont organisé dimanche 26 mars une manifestation à Sanaa, sous le slogan « Résistance à l’agression »

Et ce sont des centaines de milliers de Yéménites qui se sont rendus sur la place Sabine, au centre de Sanaa, en scandant des slogans hostiles à l’Arabie saoudite qui conduit la coalition arabe et aux États-Unis qui fournissent l’armement et dirigent les bombardements. Les rebelles se sont promis de « résister jusqu’au bout » : « Tant que votre agression continuera, nous continuerons à résister » a déclaré le leader rebelle Abdel Malek al-Houthi.

Depuis 2014, le Yémen est le théâtre d’un conflit armé opposant les rebelles houthis et les militaires loyaux à l’ancien président Ali Abdallah Saleh, aux forces gouvernementales et aux milices populaires soutenant le président en exercice Abd Rabbo Mansour Hadi. Les rebelles contrôlent les territoires dans le nord du pays et la capitale Sanaa, où ils ont créé leurs organes de pouvoir.

Le conflit s’est internationalisé en mars 2015 avec l’intervention de nombreux pays musulmans menés par l’Arabie saoudite et avec le soutien de l’Occident dont les États-Unis aux premiers rangs qui fournissent les bombes et n’hésitent pas parfois eux aussi à frapper directement sur le territoire yéménite provoquant de nombreuses « victimes collatérales », selon la terminologie consacré par l’hypocrite pudibonderie « néo-con ».

Ainsi début mars, 16 civils ont encore trouvé la mort dans les frappes aériennes effectuées par la coalition et dix autres personnes ont été blessées… Et dans les mois passés plusieurs véritables carnages n’ont pas défrayé la chronique alors que la moindre roquette russe ou syrienne sur Alep était quasiment qualifiée de crime de guerre…

Des informations parues au mois de septembre 2016 avaient même montré que plus d’un tiers des bombardements saoudiens visaient des cibles civiles et pas de sites militaires tenus par les rebelles chiites houthistes.

Entre mars 2015 et août 2016, selon une enquête du Yemen data Project :

– au moins 8 600 bombardements aériens ont été menés par la coalition saoudienne : 3 577 ont touché des sites militaires et 3 158 des sites « non militaires ». Les cibles du reste des attaques n’ont pas pu être déterminées avec précisions…

– au moins 942 bombardements ont visé des zones résidentielles, 114 des marchés, 34 des mosquées, 147 des infrastructures scolaires et 26 des universités…

– l’enquête a également mis à jour des bombardements répétés contre des bâtiments civils, comme cette école à Dhubab, touchée « à neuf reprises », un marché à Sirwah, attaqué « 24 fois », des dispensaires et hôpitaux chassant ainsi les humanitaires…

 

En Irak :

Après les informations sur un grand nombre de civils tués dans des frappes aériennes des forces irakiennes et de la coalition dirigée par Washington à Mossoul-Ouest, Bagdad a décidé d’enquêter.

En effet les frappes aériennes contre le groupe État Islamique, effectués par l’aviation irakienne et celle de la coalition internationale dans la partie occidentale de la ville de Mossoul, ont tué un grand nombre de civils…

Les témoins indiquent que les frappes ont tué un grand nombre de civils dans le quartier d’Al-Jadida ces derniers jours mais les forces de sécurité n’ont pas permis aux journalistes de se rendre dans les secteurs où les bombardements ont été rapportés.

De son côté le gouverneur de la province irakienne de Ninive, dont Mossoul est le chef-lieu, avait déclaré que plus de 130 civils avaient été tués ces derniers jours dans la partie occidentale de la ville suite aux frappes irakiennes et de la coalition dirigée par les États-Unis.

Un général irakien, sous couvert de l’anonymat, a indiqué que les frappes avaient endommagé plus de 27 bâtiments résidentiels, dont trois avaient été entièrement rasés. Et auparavant, le Pentagone avait procédé à des vérifications des informations d’après lesquelles des frappes américaines sur Mossoul auraient fait 200 morts parmi les civils.

Les autorités iraniennes ont réagi en réclamant un procès relatif à l’intervention de la coalition américaine.

Les actions entreprises par les États-Unis en Irak qui provoquent une crise humanitaire grave, doivent faire l’objet d’un procès judiciaire, a déclaré dimanche Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de la République islamique d’Iran : « Les crimes de guerre commis par les États-Unis contre les civils de la ville irakienne de Mossoul sous le prétexte de la lutte contre les terroristes doivent faire l’objet d’un procès judiciaire. Les déclarations selon lesquelles ces crimes, comparables à ceux commis par les terroristes, ont été involontaires, ne justifient pas les actions menées par les États-Unis ».

Il a également réclamé que « le Conseil de sécurité de l’Onu rappellent aux États qui se placent au-dessus de l’Organisation des Nations-Unies, la nécessité de respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Irak et de la Syrie ».

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