Dans l’Europe du XXᵉ siècle, plusieurs entités territoriales comme les empires ont succombé face aux guerres et aux volontés de sécession. La Première Guerre mondiale fut dévastatrice pour les empires centraux, avec l’exemple le plus frappant qu’est l’empire d’Autriche-Hongrie, qui fut littéralement pulvérisé par ce conflit.
Une entité va naître de cette déflagration, puis va disparaître et renaître avant de définitivement s’éteindre. Cette entité, c’est la Yougoslavie, du mot (Jugoslavija) signifiant « Pays des Slaves du Sud », qui fut créée après la Première Guerre mondiale pour réorganiser territorialement le Vieux Continent.
Ses périodes d’existence furent :
– 1918-1941.
– 1946-1992.
– 1992-2003.
Sa première disparition va advenir avec l’avènement de la Seconde Guerre mondiale, la seconde de la sécession de 4 de ses républiques que sont la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine et la Macédoine du Nord qui prirent leur indépendance.
Enfin la troisième et dernière disparition annoncée avec la terrible guerre des Balkans qui, encore aujourd’hui, a laissé des cicatrices.
Le caractère instable de la Yougoslavie aura une influence sur les partis politiques existants en son sein.
Un parti sera un peu à l’image de cela, il s’agit du parti ZBOR qui a déjà été abordé sur Jeune Nation au travers de deux figures du mouvement qu’étaient Dimitrije Ljotić, son fondateur, et Milan Nedić, militaire et homme d’État serbe soutenant le parti ZBOR. En plus du politique, les deux sont cousins.
Son fondateur justement, Dimitrije Ljotić, est un homme politique de droite en Yougoslavie durant l’entre-deux-guerres et il est loyaliste envers la dynastie Karađorđević avec son monarque de l’époque Alexandre, monté sur le trône le 16 août 1921, également connu sous le nom d’Alexandre l’Unificateur.
Le loyalisme de Dimitrije Ljotić lui fait accéder le 16 février 1931 au poste de ministre de la Justice de Yougoslavie. Suite à une certaine instabilité, le roi Alexandre décida de dissoudre le parlement et d’écrire une nouvelle constitution.
Son ministre de la Justice propose alors un plan de réforme du royaume, s’inspirant du fascisme italien. Le nouveau pouvoir serait toujours une monarchie héréditaire, mais rejetant clairement la démocratie et mobilisant les populations par le biais d’organisations économiques, professionnelles, culturelles et caritatives responsables devant le monarque.
Le monarque Alexandre refuse ce programme fasciste qu’il juge trop autoritaire et instaure un autre régime à parti unique, mais où l’inspiration fasciste que voulait Dimitrije Ljotić n’est plus. Après la création du Parti national yougoslave, il se retire le 17 août du gouvernement.
Le roi Alexandre régnait sur une Yougoslavie marquée par les offensives séparatistes des Oustachis fascistes croates. Il y a également la question des populations bulgares en Yougoslavie dont les populations étaient traversées par des sentiments séparatistes. Et c’est justement un Bulgare, partisan et membre de l’Organisation révolutionnaire intérieure macédonienne, Vlado Tchernozemski, qui a assassiné Alexandre en voyage à Marseille. Ce fut l’un des premiers assassinats filmés en direct par une caméra de l’époque et l’autre victime fut Louis Barthou, ministre des Affaires étrangères français, qui fut tué par une balle perdue de la police.
À la suite de cet assassinat, Dimitrije Ljotić a contacté des formations pro-fascistes et les éditeurs de leurs journaux indépendants pour ancien son parti.
Ces formations, au nombre de 3, sont :
– Otadzbina (Patrie), publié à Belgrade.
– Le mensuel Zbor (Rallye) publié en Herzégovine.
– L’hebdomadaire Budenje (Éveil), publié à Petrovgrad (actuelle Zrenjanin).
Il contribuera aux 3 publications et son influence est la plus importante avec Otadzbina puis il fonda le Mouvement national yougoslave (Jugoslovenski Narodni Pokret), également connu sous le nom de l’Organisation unie du travail actif (Združena Borbena Organizacija Rada, en simplifié ZBOR). À ses débuts, le parti est d’abord partisan d’un nationalisme yougoslave intégral, ou intégralisme yougoslave. Son projet était celui d’une Yougoslavie unie où Serbes, Croates et Slovènes formaient un seul et même peuple (trois « tribus » d’un même peuple), le tout dominé par la Serbie et la monarchie des Karađorđević.
Le parti promet une idéologie combinant divers courants politiques :
– corporatisme économique (inspiré du fascisme italien)
– monarchisme (l’influence de Charles Maurras est très importante)
– antiparlementarisme
– anticommunisme
– opposition au Judapo
– hostilité à la maçonnerie
– défense de la foi orthodoxe serbe
– agrarisme et paternalisme rural (mettant en avant la « zadruga » serbe traditionnelle)
Le parti ZBOR, bien qu’hostile à la démocratie, se présente et participe à diverses élections, applique ainsi la maxime de Charles Maurras : « Utiliser tous les moyens, même légaux. ».
Aux différentes élections, les scores étaient très faibles, cela s’explique par un rejet du fascisme par les Yougoslaves, alimenté entre autres par une hostilité au germanisme et aux fascistes croates oustachis qui menaient des opérations visant à la dislocation de l’État yougoslave.
Et pourtant le parti ZBOR ne revendiquait pas manifester appartenir au fascisme et rejetait même en parti le national-socialisme en raison de son supposé aspect « païen » qui ne pourrait être compatible avec l’orthodoxie serbe.
C’est avec l’occupation germanique, la fin de la démocratie, le contexte de la menace bolchevique et l’instauration d’un régime d’ordre que les choses changeaient pour ZBOR.
Tout d’abord, le parti a évolué sur la question du yougoslavisme, le maintien de la Yougoslavie unifiée, de manière pragmatique face à l’effondrement de cette entité avec les revendications croates notamment. Il se tourne dorénavant davantage vers les nationalistes serbes stricts au sein du gouvernement de Milan Nedić. De plus, il se revendiquait ouvertement du fascisme et était partisan d’une collaboration avec l’Allemagne tout en restant fidèle à son ancrage religieux orthodoxe. Il se dote d’une aile étudiante, les Aigles Blancs, à partir de 1940, qui exalte le fascisme et le national-socialisme.
Face aux actes de terreur menés par les titistes « Partisans de Tito » et des Tchétniks, le parti ZBOR fonda le Corps des volontaires serbes pour répondre à ces attaques armées.
Cette structure paramilitaire fut dirigée par le général Kosta Mušicki et les membres étaient composés notamment de Waffen-SS à partir de 1944 jusqu’en 1945 et d’anciens Tchétniks à partir de 1945 avec la prise de conscience du danger bolchevique.
Après la guerre, le parti ZBOR fut dissous par les vainqueurs antifascistes qui poursuivirent et exécutèrent plusieurs de ses partisans avec la « justice » qu’on leur connaît, qu’ils n’appliquent qu’aux autres. Il subsiste un héritage du parti ZBOR, avec notamment le Srpski narodni pokret Zbor (Mouvement populaire serbe ZBOR) monarchiste, nationaliste serbe, anticommuniste et conservateur orthodoxe.
Plus récemment, c’est le mouvement Action Serbie, dont certains militantes ont répondu aux questions d’Hilda Lefort, qui se revendique notamment de la pensée de Dimitrije Ljotić, fondateur du parti ZBOR.
Cette histoire montre un pragmatisme politique en Serbie, où avec de grands changements territoriaux un mouvement a su évoluer en accord avec les enjeux de l’époque dans la lutte pour l’Europe libre.
Pour finir, soutien aux camarades, amis nationalistes serbes qui luttent actuellement contre un gouvernement de ploutocrates recherchant uniquement le profit en faisant venir des Ghanéens, impactant l’identité raciale du pays. Et ce même gouvernement est gangrené par la corruption venant de puissances étrangères et notamment de la Chine.
Son journal est Otadzbina.
Son hymne « Vojska Smene » .
Qui vive ? France !
Pour les Serbes tombés pour la liberté de la Serbie ? Présent !
Europe Jeunesse Révolution.




























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