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Fusillade de Marseille : la police sur la trace d’un commando de dix Albanais

Le 9 février, le directeur de la police de Marseille, au détour d’une opération de communication, avait contraint une patrouille de la BAC à se mettre en danger inutilement durant une fusillade entre deux gangs rivaux dans le quartier envahi de La Castellane. Les policiers n’avaient rien pu faire sinon être visés par des tirs de kalachnikov.

Alors que les faits similaires sont rarement évoqués dans les médiats et ne provoquent jamais ni enquête ni arrestation, la présence sur place de Pierre-Marie Bourniquel, le jour de la venue de Manuel Valls dans la ville, a conduit leur République à mobiliser de très importants moyens sur cette seule affaire. Il ne s’agit pas d’assurer la sécurité des Marseillais – des rares Blancs qui habitent encore la deuxième plus grande ville de France –, mais de satisfaire l’ego blessé de leur premier ministre. Manuel Valls organisait ce jour-là une grande opération de propagande visant à promouvoir la politique du gouvernement et sa « réussite » en matière sécuritaire. Il venait évoquer une prétendue « baisse » de la criminalité à Marseille…

De nombreuses forces de police avaient été mobilisées ; le quartier avait été totalement bouclé et les enfants présents dans une école maternelle proche des coups de feu tirés près de la tour K avaient été confinés à l’intérieur de leur école.

Mais si une famille avait été arrêtée plus tard – avant d’être rapidement relâchée – les policiers n’avaient pas été en mesure d’arrêter un seul participant à la fusillade. Deux trafiquants, Salim Tachouaft et Seif Khadri, ont été interpellés en région parisienne il y a quelques jours, suivis d’un troisième individu. Les enquêteurs sont désormais à la recherche d’un groupe de criminels albanais. Ces derniers auraient été recrutés en Allemagne par le gang de Tachouaft et Khadri pour mener une opération contre un groupe rival. Les criminels albanais, après la fusillade, se seraient réfugiés dans un appartement, celui où la famille a été arrêtée, où les policiers ont retrouvé sept kalachnikovs, deux armes de poing et plusieurs kilos de drogues.

C’est ce commando de dix individus, lourdement armés et dont les membres avaient l’allure de combattants paramilitaires, qui est suspecté d’avoir ouvert le feu sur les policiers le 9 février. Hébergés dans des hôtels de la ville après les faits, les policiers auraient échoué par deux fois à les arrêter.

Ils auraient été embauchés par le gang qui tient la Jougarelle, un autre site de vente de drogues de La Castellane pour intimider le gang rival qui tient la tour K du quartier. L’enjeu est de taille pour les groupes mafieux : à la tour K, le chiffre d’affaires annuel réalisé serait de 18 250 000 d’euros, 50 000 euros par jour. L’opération s’est finalement retournée contre ses organisateurs.

Si le commanditaire présumé de l’opération de guérilla, également Albanais, a échappé à la police, les deux gestionnaires du trafic à la Jougarelle, Salim Tachouaft et son beau-frère Seif Khadri, sont mis en examen pour tentatives d’homicide volontaire sur personnes dépositaires de l’autorité publique, infraction à la législation sur les armes et sur les stupéfiants, le tout aggravé par l’existence d’une bande organisée. Ce qualificatif donne d’importants pouvoirs d’investigation à la police. Les deux hommes s’étaient réfugiés dans leur famille habitant à Saint-Denis.

Dénoncés, les deux hommes doivent également faire face aux preuves matérielles : les empreintes de Salim Tachouaft – multirécidiviste déjà condamné à sept reprises – ont été retrouvées sur une bouteille qui était dans l’une des voitures du commando.

Après plusieurs mois d’accalmie, un règlement de comptes mortel s’était produit à La Castellane dans la nuit du 14 au 15 janvier. Un trafiquant de 25 ans avait été tué dans la cité. Il pourrait être le premier d’une longue série : le marché de la Jougarelle est désormais à prendre.

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Jean Dupont

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