Emmanuel Macron a « rappelé » ce matin en Conseil des ministres « que l’autorité judiciaire est indépendante » et « que les magistrats doivent être protégés », après la condamnation de Marine Le Pen à une peine d’inéligibilité de 5 ans applicable immédiatement. Si des politiques et partisans de la Le Pen sont nombreux à s’indigner de ce jugement, il y en a aussi beaucoup de l’autre côté de la barrière qui soulignent la légalité de cette décision dans le système judiciaire actuel.
Quel plaisir donc de voir des démocrates s’emberlificoter pour expliquer combien il est conforme à leur État de droit qu’un Tribunal (appartenant à l’autorité judiciaire) fasse son propre tri dans les candidats putatifs à la présidence de leur République (tête du pouvoir exécutif) grâce à une réforme du Code pénal sur l’inéligibilité votée par le Parlement (le pouvoir législatif) et validée par le Conseil constitutionnel (dont on sait trop bien le « pouvoir » qu’il sert…). Le tout au nom de « l’ordre public démocratique »…

Alors qu’ils assènent que la séparation des pouvoirs est un pilier fondamental de cet État de droit démocratique et républicain qu’ils revendiquent à tout bout de champ ; un pilier adopté sous les « Lumières » sacrées de leur Révolution française prétendument pour « garantir le citoyen contre l’arbitraire et l’absolutisme du pouvoir en place »…
On avait déjà l’habitude de leurs « interprétations » à géométrie variable de certains droits et libertés consacrés par leur Déclaration des droits de l’homme de 1789 :
- comme de la liberté d’expression (article 11) et d’opinion (à l’article 10) piétinées avec les lois de censure et de flicage de tout parole dissidente par exemple en ligne, ou avec les lois de répression de la libre recherche en matière historique ;
- ou encore comme de l’égalité républicaine (article 1er) piétinée aussi avec les politiques dites de discriminations positives et autres préférences communautaires qui bénéficient toujours aux mêmes ;
- liste non limitative…
Et voilà que tous ces bons démocrates jettent aux orties républicaines leur article 16 : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution », dont le Conseil constitutionnel dit que « classiquement, la séparation des pouvoirs est conçue comme la première condition d’un gouvernement libre » et qu’il est « un des fondements de notre démocratie » garantissant que « les autres droits et libertés proclamés par la Constitution seront respectés » (sic !), blablabli et blablabla…
Chaque fois que les héritiers de 1789 détruisent ou détricotent l’œuvre de leurs « grands anciens », ça ne peut que nous réjouir !
On ne se plaindra donc pas du démantèlement progressif de cette stupide « Déclaration des droits » d’un homme désincarné, sans racine, sans patrie et sans Dieu, qui emporte avec elle celles auxquelles elle servit d’hypocrite modèle, comme la Convention européenne des droits de l’homme ou la Charte des droits fondamentaux de l’UE.
Elles n’ont jamais servi aux gouvernements, aux tribunaux et aux institutions européennes qu’à protéger le déviant, le « racisé » ou le « genré »… contre la victime, le naturel français et européens ou le chef de famille… ; et à imposer la société multi-culturelle et multi-raciale toujours plus multi-conflictuelle.
Voilà donc une juste clarification : finalement leur État de droit démocratique et républicain c’est comme les promesses électorales, ça n’engage que ceux qui y croient.
Et ça n’a pas plus de valeur à leurs yeux en France qu’en Roumanie où une Cour constitutionnelle, approuvée par les institutions européennes et la Cour européenne des droits de l’homme, annulait il y a quelques mois le premier tour d’une élection présidentielle et interdit aujourd’hui à son candidat arrivé en tête de se représenter à la nouvelle, parce que… il a fait campagne sur Tik Tok.
Tic, tac, tic, tac…
Coup de bol, nous nationalistes, on est déjà vacciné contre la fièvre urnatoire et on sait qu’au-delà du vote et de l’indignation, il y a l’action !
Révolution nationale !