Au-delà du village de « Eppstein » dans la Hesse, nom de lieu à l’origine du nom « Epstein », il nous a paru intéressant de fouiller dans l’index de nos documentations à la recherche des Epstein. Nous avons trouvé trois références, une bonne, une neutre et une mauvaise.
La Référence Neutre
Le plus facile était de rechercher le nom dans un livre paru aux PUF en 1960, de Paul Lévy, Docteur ès Lettres, publié avec le concours du CNRS : LES NOMS DES ISRAÉLITES EN FRANCE.
Le livre se décompose en deux parties d’une centaine de pages chacune, la première étant une Histoire des Patronymes Israélites en France, la deuxième un Dictionnaire des Noms Israélites en France.
C’est bien sûr la deuxième partie qui était la plus directement adaptée à notre recherche, voici ce qu’on trouve à « Epstein » :
EPSTEIN, EBSTEIN, EPSZTEJN, EPSZTAJIN ; EPSTIN :
n. de lieu : Eppstein (Hesse).
1392. Gutlin von Epstein à Francfort.
1438. Salomon dit Symel Epstein à Francfort.
XVe-XIXe s. Epstein (nombreux) à Francfort.
1678. Epstein Moses à Fauquemont (Mos.). [FG: Mos. pour Moselle]
1784. Epstein (5 fam.) à Zillisheim (H.-Rh).
1891. Epstein à Saint-Avold (Mos.).
1952. Epstein Abr.> Estène. [FG: le signe > indique une francisation]
1955. Ebstein R. > Esteyne.
1957. Epstein > Estin.
La Référence Bonne

C’est dans le livre du révisionniste Arthur Robert Butz, La Mystification du XXe Siècle que nous trouvons un référence favorable à un « Epstein » : Julius Epstein.
On trouve ce passage étonnant :
Ces auteurs ignorent pourtant l’un des plus grands crimes des démocraties occidentales, à savoir le rapatriement forcé, après la guerre, de citoyens soviétiques en Union soviétique (désigné sous le nom d’« Opération Keelhaul ». La plus grande partie de ce que nous savons sur cet épisode honteux, nous le devons aux efforts de Julius Epstein, un juif qui quitta l’Allemagne pendant les années trente pour les raisons habituelles. Epstein commença sa croisade pour la vérité pendant la guerre avec ses enquêtes sur le massacre de la forêt de Katyn et passa la majeure partie de la période d’après-guerre à enquêter sur l’Opération Keelhaul. L’ouvrage qu’il consacre à ce sujet fut publié en 1973. L’Archipel du Goulag de Soljénitsyne évoque longuement l’Opération Keelhaul et, comme il écrit d’un point de vue russe, il complète considérablement l’étude d’Epstein. The Last Secret de Nicholas Bethell explore l’arrière-plan politique des rapatriements forcés.
On trouvera d’autres précisions sur l’enquête et les actions de Julius Epstein sur Katyn à cette adresse : The Katyń massacre in the UK and US politics.
Puisque nous sommes dans les Jullius, citons au passage deux autres Epstein qu’on trouve sur le net :
- Julius J. Epstein, né le 22 août 1909 à New York dans le Lower East Side, et mort le 30 décembre 2000 à Los Angeles, est un scénariste américain.
- Julius Epstein, né le 7 août 1832 à Zagreb (anciennement Agram en allemand) en Croatie et mort le 3 mars 1926 à Vienne, est un pianiste juif austro-hongrois.
La Référence Mauvaise
Avril 1944, reprenant en titre une invective de Léon Blum à l’adresse des bancs des nationalistes à l’Assemblée Nationale « Je vous hais ! », la rédaction de la revue des Cahiers Jaunes, devenue Revivre, fait paraître un numéro spécial, une sorte d’ouvrage collectif plutôt, sous la direction d’Henry Coston.
Dans son article N°27, LA FRANC-MAÇONNERIE instrument d’ISRAËL, signé de Claude WACOGNE, on trouve ce passage sur la présence juive dans les loges françaises, aux grades et aux degrés d’initiation les plus élevés, dont un Richard Epstein qui ne démérite pas :
Parmi les trente-trois degrés, on comptait en 1939, les Juifs Léon Bloch, Jacob Fenberg, Jacques Israël, Jules Klain, Maurice Lehmann, Charles Lévy-Franckel, Léon Lévy, Georges Godchaux, Édouard Hirsch, Richard Epstein, Nicolas Golejewsky, Marcel Dreyfus, etc.
Il est donc très clair qu’il y a des Epstein en France, que ce nom provient directement d’une ville allemande, et que nous n’avons donc aucune raison de prononcer « Epstin ».
Pour aller plus loin :
- Sur l’opération Keelhaul et les centaines de milliers d’Européens qui s’étaient placés sous la protection des « Alliés », que ces derniers livrèrent sans scrupule à Staline, pour la plupart à une mort certaine, voir : Le dernier secret de Yalta : Un crime de guerre des Alliés








































JN TV









