Mercredi 24 décembre 2025, l’Assemblée algérienne a voté à l’unanimité une proposition de loi insultante visant à obtenir « la reconnaissance et les excuses officielles de l’État français ». Or, si les godillots parlementaires algériens avaient un minimum de décence, ils auraient, tout au contraire, dû acclamer la France, tant leur pays lui doit tant. Jusqu’à son nom qui lui fut donné par elle en 1839…
Au moment de l’indépendance de juillet 1962, tout ce qui avait été bâti en Algérie y avait en effet été construit par la France à partir du néant, dans un pays qui n’avait jamais existé puisqu’il était directement passé de la colonisation turque à la colonisation française. Ce fut en effet la France qui créa l’Algérie en lui donnant ses frontières. Des frontières qui, à l’Ouest et à l’Est, furent tracées en amputant territorialement le Maroc, la Libye et la Tunisie. Une Algérie que la France ouvrit vers le Sud en lui offrant un Sahara qu’elle n’avait, et par définition, jamais possédé puisqu’elle n’avait jamais existé…
En 1962, la France légua à l’Algérie un héritage composé de 54 000 kilomètres de routes et pistes (80 000 avec les pistes sahariennes), de 31 routes nationales dont près de 9000 kilomètres étaient goudronnés, de 4300 km de voies ferrées, de 4 ports équipés aux normes internationales, de 23 ports aménagés (dont 10 accessibles aux grands cargos et dont 5 qui pouvaient être desservis par des paquebots), de 34 phares maritimes, d’une douzaine d’aérodromes principaux, de centaines d’ouvrages d’art (ponts, tunnels, viaducs, barrages etc.), de milliers de bâtiments administratifs, de casernes, de bâtiments officiels, de 31 centrales hydroélectriques ou thermiques, d’une centaine d’industries importantes dans les secteurs de la construction, de la métallurgie, de la cimenterie etc., de milliers d’écoles, d’instituts de formations, de lycées, d’universités avec 800 000 enfants scolarisés dans 17 000 classes ( soit autant d’instituteurs, dont deux-tiers de Français), d’un hôpital universitaire de 2000 lits à Alger, de trois grands hôpitaux de chefs-lieux à Alger, Oran et Constantine, de 14 hôpitaux spécialisés et de 112 hôpitaux polyvalents, soit le chiffre exceptionnel d’un lit pour 300 habitants.
Sans parler du pétrole découvert et mis en exploitation par des ingénieurs français. Ni même d’une agriculture florissante laissée en jachère après l’indépendance. Or, tout ce qui existait en Algérie en 1962 avait été payé par les impôts des Français. En 1959, l’Algérie engloutissait ainsi 20% du budget de l’Etat français, soit davantage que les budgets additionnés de l’Education nationale, des Travaux publics, des Transports, de la Reconstruction et du Logement, de l’Industrie et du Commerce !
La France s’est ruinée en Algérie alors qu’elle n’y avait aucun intérêt économique réel. Qu’il s’agisse des minerais, du liège, de l’alpha, des vins, des agrumes etc., toutes les productions algériennes avaient en effet des coûts supérieurs à ceux du marché international. Or, toujours généreuse, la France achetait à des cours largement supérieurs au marché des productions qu’elle avait déjà largement payées puisqu’elle n’avait jamais cessé de les subventionner !
Non seulement la France n’a pas pillé l’Algérie, mais, à défaut d’une réaction virile, elle serait fondée à « présenter la facture » aux gérontes qui gouvernent ce pays.
Pour aller plus loin :






























Jeune Nation TV








Certes, je ne suis pas un grand fan de Bernard Lugan mais là il dit bien les choses et encore. Dire que la France n’avait aucun intérêt économique me paraît un peu fort de café (Pierre Péan: « Main basse sur l’Algérie »). Mais il est un fait que la France offrit toute une infrastructure à ce pays qui lui permit d’être un pays moderne et ordonné. Comme pour quasi tous les pays sur le continent africain, on a pu voir ce qu’il en devint après la colonisation. Ce que je reproche à monsieur Lugan sont ses analyses souvent très simpliste pour ne pas dire absurde (récémment encore il dit que le Congo serait un faux état contrairement au Rwanda. On sent le type qui a été stipendié comme pour certains à qui ont demande de chanter constamment les louanges au sujet de la Russie…) et de ne parler aucun des dialectes africains. Et ça s’appelle, sans ironie, un africaniste!
En analyses simplistes et absurdes , vous battez largement Mr Lugan, il n’y a pas photo
Je ne sais pas si je dois le comprendre pour un compliment. Mais il est vrai que j’ai le don de simplifier certains sujets qui, au premier abord pourraient paraître être compliqués pour quelqu’un vous, afin de les rendre plus abordables pour tout un chacun. Est-ce ce côté que vous admirez?
Cher Glen…
Je crains que vos critiques – pour ne pas dire « vos insultes » ? – à l’égard de Bernard Lugan ne vous décrédibilisent durablement, tant elles sont indéfendables.
« STIPENDIE » dites-vous, pour défendre ses thèses ?
Mais stipendié par qui ? On se le demande… Alors que la thèse racialiste qu’il défend avec courage ne lui a pratiquement valu que critiques et exclusion dans le Landernau universitaire politiquement correct !
C’est également cette même analyse racialiste – qui fait l’unanimité sur ce site ! – qui l’amène a considérer que nombre de nations africaines telles que le Congo sont des Etats totalement artificiels aux frontières délimitées par les intérêts coloniaux sans tenir compte des oppositions ethniques et tribales qui y sèment violence et désolation !
Quant à sa connaissance de l’Afrique… y avoir enseigné pendant dix ans, de 1972 à 1982; et s’y être impliqué au point d’aller, pistolet à la ceinture, dégager ses étudiants menacés certains jours d’être massacrés… qui peut en dire autant ?
De même qu’avoir été sélectionné par l’ONU en tant qu’expert auprès du Tribunal International pour le Ruanda ? Cela ne vous impressionne pas ?
En fait, comme bien souvent en politique, se sont deux styles de pensée, mais aussi deux styles d’hommes qui s’opposent :
– Ces hommes d’action que sont les militaires, confrontés au réel sur le terrain et qui ne peuvent que constater la justesse des analyses de Lugan…
– Opposés aux idéalistes « droit de l’homme-istes » de salon, dont la soumission au politiquement correct marque les imites de toute réflexion…
« On leur a apporté ceci ou celà « , c’est l’argument classique des nostalgiques de la colonisation française en Algerie ( et ailleurs). La colonisation française en Algérie, n’a été qu’une suite de pillages des terres et de massacres de la population.
L’Algérie a été un département français. Tout ce qui y a été fait et investi l’a été avant tout pour les colons, puisqu’elle était considérée comme une partie intégrante de la France et de l’empire français.
Les autochtones, eux, n’avaient pas les mêmes droits : ils étaient des “indigènes” dans leur propre pays.
Et qu’on soit clair : l’histoire de l’Algérie ne commence pas en 1962.
1962 marque l’indépendance de l’État algérien moderne, pas le début de l’histoire du territoire ni des sociétés.
Je reconnais que la France et sa bourgeoisie n’ont pas eu le “retour sur investissement” espéré : la France n’est pas restée assez longtemps pour en voir les bénéfices. Pour y parvenir, il aurait fallu accorder les mêmes droits aux autochtones.
En 1954, c’était trop tard : nos alliés ont choisi de soutenir l’indépendance afin d’affaiblir l’empire français.
Il suffit de lire les témoignages des soldats français qui ont participé à cette entreprise diabolique pour comprendre et éviter de dire des bêtises.
L’Algérie ne demande pas d’argent : elle en a. Elle demande une reconnaissance : que la colonisation a été un crime, ni plus ni moins.
Elle demande, elle n’exige pas : elle n’en a tout simplement pas les moyens, contrairement à Israël, qui a pris le contrôle de notre pays et sur ce point, Lugan est très silencieux.
En revanche, sur le plan du commerce et des coopérations diverses, cela peut poser un problème à la France. Que vous le vouliez ou non, nous sommes liés par plusieurs réalités : la géographie, le renseignement, le commerce… et encore la géographie.
Il est d’ailleurs frappant de constater qu’à chaque fois qu’il y a un rapprochement, un fauteur de troubles surgit “par magie” et fait capoter cette entente entre la France et l’Algérie.
Soyez justes : ne tombez pas dans la caricature et l’idéologie de Lugan.
Une moustache n’a jamais fait un bon historien.
« Reconnaitre la colonisation de l’Algérie comme un crime » ?
Encore faudrait-il être aussi ignorant que vous en matière d’Histoire !
Car c’est précisément pour mettre fin à un CRIME CONTRE L’HUMANITE, la traite des êtres humains par les Turcs d’Alger, à savoir les chrétiens enlevés et réduits en esclavage, que la France s’est vue dans l’obligation de prendre et de conserver le contrôle d’Alger !
VOUS N’ECHAPPEREZ PAS A LA QUESTION POURQUOI AVOIR ATTAQUE LES TURCS ?
Question dont la réponse imposée par les ténors de l’anti-France dépasse les limites imaginables de la désinformation et du mensonge, dans la mesure où, quelles que soient les explications envisagées, elles aboutissent toutes à une accusation sordide : la colonisation ne fut rien de moins qu’un « crime contre l’Humanité » !
Ce qui est une injure à la réalité historique, dans la mesure où c’est précisément pour mettre fin à un crime contre l’Humanité que la France s’est vue dans l’obligation de s’attaquer aux Turcs d’Alger.
Ce crime contre l’Humanité ? La traite des esclaves chrétiens à destination de la Turquie !
L‘obligation ? Elle résultait de la volonté des nations européennes, réunies à Aix-la-Chapelle en 1818, et qui ont délégué la France et l’Angleterre, dont les flottes se sont présentées conjointement à Alger l’année suivante, pour signifier au Dey que les nations chrétiennes exigeaient la fin de cette insupportable pratique !
Douterait-on de l’antériorité de ces griefs contre les Turcs d’Alger qu’on disposerait, pour s’en convaincre, de la lettre envoyée par Bonaparte au Dey Mustapha en 1803 : « Deux bricks ont été pris par vos corsaires… et un bâtiment napolitain dans la rade d’Hyères, et par là vous avez violé le territoire français ». A la suite de quoi, l’Empereur envoyait son meilleur géographe, le commandant Boutin, faire le choix d’une rade de débarquement proche d’Alger.
Et ce furent finalement ses plans qui furent appliqués par le Roi Charles X en 1830, après qu’il eut adressé à la Cour d’Angleterre un message sans ambiguïté : « Le Roi, ne se bornant pas à ses propres griefs, a adopté pour but la destruction définitive de la piraterie et la cessation absolue de l’esclavage des Chrétiens ».
Alors, qui étaient et qui sont les criminels, sinon ceux qui émasculaient naguère les Chrétiens, pour en faire leurs eunuques et violaient leurs femmes dans leurs harems… les mêmes qui, trois siècles plus tard, plaçaient des bombes dans les quartiers européens d’Alger… ou leurs descendants immigrés au XXIème siècle égorgeant nos prêtres jusque dans leurs églises décapitant nos professeurs et perpétuant l’habitude de violer nos épouses et nos filles ?
Fille et petite-fille de pieds-noirs (Oran, Sidi-Bel-Abbès), je suis tout à ait d’accord.
Et l’Algérie ,n »était pas un département français, mais plusieurs : 91-Alger, 92-Oran, etc.. Une province française :
https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9partementalisation_de_l%27Alg%C3%A9rie_fran%C3%A7aise