Henri Roques est né à Lyon le 10 novembre 1920. Il s’engagea dans plusieurs mouvements nationalistes, depuis le Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat durant la guerre, le mouvement Citadelle et les Phalanges françaises, dont il fut le secrétaire général, durant les années cinquante, jusqu’au Front national (FN). Il y milita avec son épouse durant les années 1980.
Ingénieur agronome, il s’est intéressé aux études révisionnistes à partir de 1955, date à laquelle il découvrit Le Mensonge d’Ulysse de Paul Rassinier.
Genèse de la thèse de Nantes
C’est parce qu’il avait été écœuré par l’incroyable déclaration suivante de 34 historiens français parue dans Le Monde du 21 février 1979 et qui reposait en grande partie sur le témoignage du SS Kurt Gerstein :
« Il ne faut pas se demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible. Il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu. Tel est le point de départ obligé de toute enquête historique sur ce sujet. Cette vérité, il nous appartenait de la rappeler simplement : il n’y a pas, il ne peut y avoir de débat sur l’existence des chambres à gaz. »
que Henri Roques a pris son téléphone et appelé (pour la première fois) le Pr Faurisson pour lui dire qu’il souhaitait faire quelque chose pour lui. C’est alors que le professeur lui a suggéré de se lancer dans l’étude critique des témoignages de Kurt Gerstein.
C’est ce dernier qui lui parla du « rapport Gerstein » dont il est devenu le meilleur spécialiste. Après son départ à la retraite, il a présenté avec succès une brillante thèse universitaire en littérature comparée en 1985 à l’université de Nantes.
Le travail de Roques confronte les quatre versions françaises et les deux versions allemandes du témoignage de Gerstein. Il s’emploie à souligner leurs incohérences pour conclure à la nullité du témoignage. Il y disséquait les différentes versions proposées du « témoignage » (extorqué) de Kurt Gerstein et concluait à l’impossibilité d’utiliser ce document dans le cadre des études historiques, comme le faisaient sans vergogne de prétendus historiens.
Il obtint cette thèse malgré de multiples obstacles.
Soutenance de la thèse de Nantes
La thèse était largement terminée à la fin de l’année 1983 mais le Pr Rougeot ne pouvait se résoudre à constituer un jury de soutenance tant il en avait été dissuadé par son ami Joseph Rovan. Rougeot n’avait pas le courage de dire à Henri Roques qu’il souhaitait se rétracter et Henri Roques attendait… attendait… Une attente insupportable.
C’est lors d’un forum tenu à l’Hôtel Nikko fin 1984, qu’une proche collaboratrice du professeur Faurisson eu l’occasion de parler au Pr Rougeot (et à Dominique Jamet), dans les Toilettes pour Hommes (sic) de cet hôtel, et d’obtenir de lui l’aveu qu’il ne cherchait plus à constituer un jury pour cette thèse et qu’il n’en chercherait jamais ! Lui faisant remarquer qu’il aurait pu avoir le courage de le dire plus tôt et lui annonçant qu’Henri Roques était atteint d’un cancer, il répondit en substance : « Eh bien, grand bien lui fasse ! »
Ce n’est qu’alors qu’Henri Roques compris qu’il ne fallait pas attendre plus longtemps et qu’il eu l’idée de se tourner vers le Pr Rivière de Nantes et demanda donc à Rougeot de se désister, au grand soulagement de celui-ci.
Les répercussions de la thèse
L’obtention de la thèse, avec la mention « Très bien » et les félicitations du jury, mobilisa toute l’anti-France : le Dr Roques fut l’objet d’une violente campagne de haine.
« Mon premier but est très simple : servir la vérité. J’ai voulu offrir aux historiens des textes intégraux auxquels ils puissent accorder leur confiance. J’ai voulu leur éviter de tomber dans les erreurs de leurs prédécesseurs. Mon second but : contribuer quelque peu à ce que l’école révisionniste, qui se consacre à mettre l’histoire de la Seconde Guerre mondiale en accord avec les faits, se voit reconnaître un droit de cité dans l’Université »
avait-il déclaré lors de la soutenance de sa thèse, publiée par la suite par la librairie Ogmios.
« Céline, notre grand Louis-Ferdinand Céline, a trouvé un magnifique adjectif pour qualifier les chambres à gaz […] Il a parlé des ‘magiques chambres à gaz’. En effet pour pénétrer dans le monde des chambres à gaz, il fallait un maître magicien et Gerstein fit parfaitement l’affaire. […] J’ai considéré et étudié le document Gerstein dans six versions comme n’importe quel autre document auquel on prétend donner une valeur historique ».
La communauté juive organisée, à la suite d’intenses pressions, finit par obtenir du ministre de l’enseignement supérieur de l’époque, M. Alain Devaquet, qu’il annule la soutenance de cette thèse pour un vice de forme secondaire, mesure unique – et inique –dans l’histoire de l’Université
Après l’annulation de sa thèse, il publie deux ouvrages sous le pseudonyme d’André Chelain en reprenant les arguments de sa thèse : Faut-il fusiller Henri Roques ? (Paris, Polémiques, 1986) et La thèse de Nantes et l’affaire Roques (Paris, Polémiques, 1989).
Le docteur Henri Roques a poursuivi les années suivantes son travail d’étude historique. Il dirigea la Revue d’Histoire révisionniste de 1990 à 1992, qui fut interdite par la tyrannie du judapo à la suite de l’adoption de la loi liberticide connue comme Loi Fabius-Gayssot, après deux années de persécutions (dès le premier numéro en 1990, le ministre de l’Intérieur Pierre Joxe la fit interdire de distribution aux mineurs, de publicité, etc.).
Le Dr Henri Roques étant hospitalisé depuis une semaine à l’hôpital Louis-Mourier de Colombes pour une double embolie pulmonaire, il s’y est éteint, à l’âge de 93 ans, le dimanche 16 mars 2014.
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