Le 3 juin nous commémorons la mémoire de Roger Coudroy (1935- 1968). Membre de Jeune Europe et du Fatah, engagé dans la lutte armée en Palestine, il est le premier européen à mourir au combat contre l’entité sioniste. Roger Coudroy était nationaliste révolutionnaire.
Tel qu’énoncé par François Duprat en 1976 dans son Manifeste Nationaliste Révolutionnaire, ce courant politique ambitionne de répondre à la crise que traverse l’Europe en mettant la Nation au centre de l’activité humaine, en tant qu’unité organique, et de stopper sa colonisation économique, culturelle et politique.
Le Rassemblement National, anciennement Front National, n’est pas totalement étranger au nationalisme révolutionnaire puisque François Duprat (1940-1978), intégra le Front National dés sa création et entra à son Bureau Politique en 1974. Il y occupera ses fonctions jusqu’à son assassinat, en 1978.
François Duprat élargira les thématiques abordées par le Front National, jusqu’alors centré sur l’opposition au régime soviétique, il y apportera notamment la question de la Palestine occupée.
En effet en 1967 François Duprat avait participé à la création du Rassemblement pour la Libération de la Palestine aux côtés de Maurice Bardèche et, ayant des liens avec le Fatah et Front Populaire de Libération de la Palestine, il créera un Centre d’étude et de documentation des problèmes du Proche-Orient la même année. Il condamnera l’expansionnisme israélien et émettra des doutes sur le sentiment d’appartenance des juifs de France vis-à-vis de la communauté nationale, suspectant une allégeance prioritaire au régime sioniste.
Sur les pas de François Duprat, Jean-Marie Le Pen, lui aussi cofondateur du Front National en 1972 accorde en 1997 une dans laquelle il déclare : « Le peuple palestinien subit un véritable martyre, puisque les droits qui lui ont été reconnus par l’ONU sur sa propre terre ne sont pas respectés. »

L’inventeur du « point de détail de l’histoire de la 2eme guerre mondiale » ajoutait encore en 2009 que Gaza « est un camp de concentration dans lequel les gens sont privés des moyens de se défendre ». « L’offensive militaire d’envergure lancée contre une population civile concentrée dans ce qui est un véritable ghetto, un véritable camp de concentration, me paraît choquante »,
En 2018, toujours solidaire des peuples, dont le sien, qui déplorent que leurs terres soient occupées ou contrôlées par des immigrés déclaraient :
« À Gaza, les médias parlent d’affrontements entre Palestiniens et Israéliens mais les dizaines de morts et les centaines de blessés sont tous Palestiniens. Cessez ce massacre ! »
Il est difficile de nier que les principaux dirigeants historiques du Front national ont déploré l’analogie entre le Grand Remplacement de la population autochtone de la France et celui du peuple palestinien chassé de ses terres par les nouveaux immigrés sionistes.
Lors de la Nakba (« catastrophe » en arabe), qui accompagne la guerre de 1948 autour de la création du nouvel État de l’Israel, plus de 700 000 Palestiniens ont été déplacés ou ont du fuir leurs foyers entre 1947 et 1949 et plus de 400 villages palestiniens ont été détruits, abandonnés ou dépeuplés pendant cette période. Par comparaison, en France, le député Eric Ciotti a désormais listé 500 « zones de non droit » en France.
Et s’il fallait se convaincre de cette analogie, souvenons-nous de ce fidèle des fidèles de Jean-Marie Le Pen en 2018, Bruno Gollnish :

« Un sujet brûlant, toujours actuel, à l’heure ou les arabes mais aussi des résolutions de l’ONU dénoncent la colonisation de peuplement, l’accaparement foncier du fait de l’afflux migratoire juif, notamment en Cisjordanie. Une tension qui devrait rester vive et même s’intensifier jusqu’au 15 mai, date symbolique de la Naqba (« catastrophe ») pour les Palestiniens qui commémorent le départ, sous la menace ou volontaire, d’environ 700 000 arabes de leurs villages, de leurs fermes, de leurs maisons, suite à la création de l’État d’Israël……La question est bien de savoir si les dirigeants de LR sont encore en mesure de donner des leçons de maintien à leurs adhérents qui ouvrent les yeux. Sont-ils encore crédibles pour énoncer à nos compatriotes ce qu’est une erreur politique et une faute morale ? Au vu de de la Nakba qu’a été pour notre pays les agissements de cette droite couchée, molle, sans colonne vertébrale, inféodée à l’idéologie postnationale, la réponse va de soi. »
Néanmoins indiscutablement la situation est plus grave en Palestine qu’en France, puisque l’occupant détient des otages autochtones au point que Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU sur les territoires palestiniens, a soutenu que de nombreux Palestiniens en détention administrative pouvaient être considérés comme des otages au regard du droit international. C’est à dire environ 3 300 à 3 500 détenus administratifs (donc sans inculpation ni procès) que le Hamas considère lui aussi comme des otages. D’ailleurs Ghazi Hamad, porte parole du Hamas, a déclaré en substance que les prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes devaient être considérés comme un enjeu central équivalent aux otages israéliens, en expliquant que l’opération de résistance du 7 octobre 2023 visait notamment à obtenir leur libération dans le cadre d’échanges.
Et puis tout change.
Jordan Bardella est à la tête du Rassemblement National depuis le 5 novembre 2022, date à laquelle il a été élu président du parti succédant à Marine Le Pen.
Puis vint vint l’incursion du Hamas le 7 octobre 2023 dans l’ancien sous district palestinien de Beer Sheva actuellement encore sous occupation.
Toujours dans les pas de François Duprat, forts de notre doctrine, nous n’avons pas à craindre la contamination idéologique en mettant en avant que, visionnaire et lucide, dés le 26 novembre 2023 sur Europe 1, le député (LFI) Manuel Bompard déclarait « Je crains un risque de nettoyage ethnique voire un risque génocidaire. » Il a également qualifié les actions de l’armée israélienne de « un massacre » et « une barbarie inacceptable » et « La riposte de l’armée israélienne est dénuée de toute légitimité ».
De son côté le député franco-israélien Meyer Habib « Israël est en état de légitime défense face à une organisation djihadiste barbare qui lui a déclaré la guerre le 7 octobre. » « Tsahal remplit ses objectifs de guerre : la libération des otages et l’éradication totale du Hamas. » « Les bataillons restants doivent être anéantis coûte que coûte pour que cette organisation ne puisse jamais renaître. »
Le 7 février 2024 lors de l’hommage national aux victimes françaises des opérations de la résistance palestinienne du 7 octobre 2023 en Israël, organisé à l’Hôtel des Invalides par le président Macron, pour protester contre les massacres à Gaza, le député Manuel Bompard refuse de serrer la main au député franco-israélien Meyer Habib de la 8eme circonscription (Israël, Palestine, Liban etc.) des français de l’étranger. Bardella lui décida de l’embrasser.
Comme on pouvait le craindre les exactions de l’armée Israélienne ont conduit la Cour Pénale Internationale (CPI) à émettre un mandat d’arrêt visant Benjamin Netanyahou et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallana le 21 novembre 2024 à la suite de leur guerre contre la population Gazaouite après le 7 octobre 2023 pour :
- crimes de guerre
- crimes contre l’humanité et 5 autres chefs d’inculpation.
La gravité de ces accusations n’a pas empêché le 26 mars 2025 Jordan Bardella d’effectuer une visite en Israël et notamment dans l’ex-village d’Ein Kerem ( « la fontaine du vignoble ») qui a été victime du nettoyage ethnique de 1948 par les immigrés sionistes et que l’occupant a rebaptisé en désormais Yad Vashem ( « un mémorial et un nom »)

Puis le 16 juin 2025 sur RTL après l’agression militaire américano-israélienne sur l’Iran , il a déclaré « La France, doit, au moment où on se parle, se tenir du côté d’Israël … »
En en pleine inversion accusatoire il prétend le 30 avril 2026 qu’« Israël est entouré d’ennemis qui veulent le détruire » et ses opérations relèvent d’une « lutte pour la survie et la sécurité ». Pire Jordan Bardella affirme son soutien aux actions d’Israël au Liban : il formule un soutien appuyé aux actions d’Israël au Liban, adoptant une position clairement en rupture avec la ligne officielle du gouvernement français sur BFMTV, il a estimé que les opérations israéliennes relevaient d’une « lutte pour la survie et la sécurité »
Quand il s’est agi de dénoncer les crimes du guerre et/ou contre l’humanité à commis Gaza contre la population autochtone, les députés RN en commission se sont alignés sur les positions de leur nouveau président en refusant les sanctions contre Israël et la mise en œuvre du mandat de la CPI contre B. Netanyahou. Et notamment le député du Var Stephane Rambaud.
A cette aune il apparait opportun de rappeler l’analyse présenter par Yvan Benedetti, Chef du Mouvement Les Nationalistes, le 9 mai 2026 lors du forum de l’Europe sur le thème No War For Israël :
« Nous sommes les autochtones en Europe. Le combat qui est mené en Palestine par le Judaïsme politique est le même combat qui est mené ici en Europe. C’est celui du Grand remplacement qu’on devrait appeler du génocide de l’homme blanc, du génocide de l’homme européen c’est pour cela que nous sommes solidaires de ce combat contre le Grand remplacement des palestiniens en Palestine comme nous menons le combat contre le grand remplacement des européens du monde blanc. »

Andréa & Steak













































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